LES GOTHIQUES : Un derby des plaines déséquilibré sur le papier

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Passés à côté de leur match à Mulhouse (4-2), les Amiénois reçoivent ce mardi soir leurs rivaux de Rouen, en pleine bourre.

Les Gothiques ont manqué l’occasion de réaliser la passe de trois dimanche, en goûtant à la défaite pour la première fois depuis le retour de Mario Richer sur le banc. Jusqu’ici, l’équipe picarde avait réalisé un sans-faute sous sa direction, avec des victoires contre Anglet (4-0) et Bordeaux (1-3). La lune de miel a donc pris fin brutalement en Alsace, la faute à une entame de match à sens unique. « Certains joueurs sont passés à côté de leur match et nous n’avons pas assez de profondeur pour qu’il y en ait trois, quatre qui soient passagers », indique l’entraîneur québécois. Lequel reconnaît aussi que ses protégés ont concédé beaucoup trop de pénalités. « On veut jouer avec intensité et des fois c’est trop intense. »

Rouen meilleure attaque du championnat

Cette indiscipline, chronique depuis le début de saison, alors que les Gothiques étaient habitués à être l’une des équipes les plus fairplay, est le signe d’une trop grande fébrilité défensive. Elle pourrait à nouveau coûter cher. Surtout contre des Rouennais à l’aise en supériorité numérique. Auteurs d’une démonstration offensive contre Briançon (10-1). Preuve s’il en est de la force de frappe d’une armada composée de trois des quatre meilleurs pointeurs de la ligue : Beauchemin (55 points), Boivin (42 points), Tessier (41 points). À titre de comparaison, le meilleur pointeur amiénois Danick Bouchard totalise 31 points.

« Ça va encore être David contre Goliath. Ils ont une formation de fou, une offensive incroyable, et une excellente défensive », prévient Mario Richer. On sait que c’est un championnat à trois équipes et ensuite il y a les autres. C’est une équipe du haut de tableau. Tu sais que si tu prends une seconde de congé, le palet est au fond. Il faut que les joueurs soient prêts à se sacrifier et à être intense pendant 60 minutes. » Le technicien à la barbe noire n’est pas défaitiste pour autant et ose même une comparaison footballistique avec le Paris-Saint-Germain, battu à Rennes (1-0), malgré sa supériorité sur le papier : « Entre être favoris et l’emporter il y a une différence. »


Mardi 17 janvier – 20h15 au Coliseum :
Ligue Magnus – J33
Amiens (8ème, 39 pts) – Rouen (2ème, 70 pts)

Julien Benesteau
Crédit photo : Kevin Devigne – Gazettesports.fr
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