HANDBALL – Hervé Lefèvre : « Ma priorité est encore et toujours l’ambiance et l’état d’esprit »

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Ⓒ Gazette Sports

Sur le banc des -15 masculins de l’ASM Rivery handball cette saison, Hervé Lefèvre revient lui aussi sur son parcours dans le sport et son année avec ce collectif.

Peux-tu te présenter rapidement ?

Hervé Lefèvre, 52 ans, directeur d’école maternelle. J’ai d’abord joué au foot dès l’âge de 6 ans, à l’Olympique Amiénois. Longtemps gardien de but, puis sur le champ. J’ai commencé à jouer au handball au lycée, en classe de « technique sportive » et en UNSS avec un prof de sport qui s’appelait Daniel Feuillatre. J’ai participé aux championnats de France UNSS, mais en club, je continuais à jouer au foot.

Quel est ton vécu dans le handball ?

Quelques années plus tard, j’ai fait une pause footballistique et j’ai pris une licence de handball à l’espoir Saint Maurice. Très rapidement, je me suis investi dans le club, suis allé en formation au comité de la Somme, suis devenu animateur sportif et arbitre. Le week-end, je jouais et j’arbitrais (cadets nationaux, séniors féminines et masculins). J’ai entraîné les jeunes et j’ai aussi fait partie de la commission de discipline. Cela a duré 4/5 ans. Puis je suis retourné vers le foot quelques saisons. Je suis revenu à l’espoir Saint-Maurice Handball en 2001/2002, mais l’ambiance n’y était plus… Puis, en 2013, mon deuxième fils à voulu faire du Handball. Nous nous sommes renseignés auprès de l’espoir Saint-Maurice, mais le club n’avait plus d’équipe de jeunes alors nous nous sommes rapprochés de l’ASM Rivery. Le club était présidé par Thierry Thuillier que j’avais connu au lycée. L’année suivante, j’ai pris une licence et intégré le bureau du club qui venait de changer de président. Je me suis investi en tant que coach des -11 avec Fabrice Renoux (un papa qui s’était investi avec moi). Le staff du club a alors décidé de mettre l’accent sur les jeunes et en parallèle, j’ai repris une licence de joueur. Je me suis occupé, seul, des -13, bien aidé par les parents qui m’accompagnaient le samedi pour les matchs. L’état d’esprit et l’ambiance aidant, l’effectif s’est étoffé, et la qualité de jeu s’améliorant, les premières victoires sont arrivées. L’année suivante, le bureau m’a demandé de m’occuper, également de l’équipe senior tout en continuant avec les -13. Petit à petit, les résultats s’amélioraient tant avec les jeunes qu’avec les seniors, ceux-ci finissant même en tête de la première phase du championnat. Le club avait retrouvé l’ambiance, l’état d’esprit, l’envie d’aller de l’avant et de gagner. L’année suivante, j’ai passé la main au niveau des seniors, l’essentiel était réalisé à ce niveau et grâce à notre présence à AGORA, l’effectif s’étoffait peu à peu tant chez les jeunes que chez les seniors. Le club avait également engagé une équipe seniors filles en championnat (entente avec Corbie).

La victoire vient avec l’ambiance et l’envie de faire mieux.

Pourquoi avoir choisi d’entraîner cette catégorie ?

J’ai retrouvé les -15, l’année dernière, en doublette avec Antoine. J’étais ravi de voir comment certains avaient évolué. L’intégration des nouveaux se fait de plus en plus naturellement. Les garçons restent au club.
Cette année, je m’occupe toujours des -15, en doublette avec Gaylor Nivart, lequel, de par sa formation, son investissement près du Comité et du club, est l’entraîneur. Moi j’accompagne l’équipe le samedi, quand Gaylor est avec les -18. Ma priorité est encore et toujours l’ambiance et l’état d’esprit.
Mon regret, c’est qu’au cours de ces années, on n’ait pas réussi à constituer une équipe de filles chez les jeunes (elles ne peuvent plus jouer en équipe mixte à partir des U13…). Nous en avons eu quelques-unes sympas qui venaient à l’entraînement mais qui ne pouvaient pas jouer en match. C’est dommage, d’autant qu’il y a toujours une équipe de seniors féminines…

Quelles sont les qualités primordiales pour entraîner des -15 ? 

Je pense que les qualités primordiales pour s’occuper des U15 (mais pas qu’eux…), c’est la bienveillance, la patience, la bonne humeur, la non prise de tête, leur donner l’envie de réussir, de faire mieux. La pédagogie quoi !

La meilleure qualité / le pire défaut de ton équipe ? 

Le pire défaut : vouloir gagner avant tout. La victoire vient avec l’ambiance et l’envie de faire mieux

Quel bilan dresser pour cette courte saison sur le banc de ta catégorie ?

Sportivement, c’est compliqué, mais l’état d’esprit est excellent. L’essentiel est là !

Quand je vois ce que le club est (re)devenu en quelques années, je suis assez fier d’y avoir contribué à mon échelle.

Partant pour une nouvelle saison ? Avec la même catégorie ? 

Toujours partant, même si je pense qu’il faut savoir laisser sa place, notamment aux jeunes qui ont envie de s’investir. Personne n’est indispensable, personne n’est irremplaçable. En tout cas, je fais en sorte de ne pas l’être tout en apportant ma pierre à l’édifice. Quand je vois ce que le club est (re)devenu en quelques années, je suis assez fier d’y avoir contribué à mon échelle.

Handball de maintenant ou d’avant ? 

On réinvente rarement les choses… On remet de l’eau chaude dans l’eau froide pour faire de l’eau tiède, le jeu n’a pas changé fondamentalement. La terminologie a beaucoup changé (comme dans l’Éducation Nationale), mais l’objectif est toujours de mettre un but de plus que l’autre équipe, en jouant avec les mains, sans marcher dans la zone.

Encourageant ou râleur ? 

Je suis hyper encourageant quand je suis sur le banc, râleur après les injustices. Jamais après les gamins ! Et quand je râle (notamment après les arbitres quand je suis spectateur), c’est toujours avec correction, jamais d’insultes, même si c’est parfois véhément. Je trouve que l’accompagnement des jeunes arbitres est très mal fait...

Avec ou sans résine ? 

Je suis un adepte du sans résine mais il faudrait améliorer encore le grip des ballons.

Trois mots pour te décrire sur le banc de ton équipe lors d’une compétition ? 

Bienveillant, attentif et motivant !



Retrouvez les différents entretiens avec les entraîneurs du club :
#1 HANDBALL – Florence Breelle : « On a pour rôle de leur apprendre les bases du handball »
#2 HANDBALL – Angeline Sabrié : « Je voulais transmettre ce que l’on m’avait appris »
#4 HANDBALL – Gaylor Nivart : « Je voulais m’orienter sur les jeunes mais je voulais que l’on parle déjà de handball »
#5 HANDBALL – Julien Dussoles : « Devenir entraîneur permet de continuer à apprendre sur le plan handballistique mais aussi sur le plan humain »
#6 HANDBALL – Ludovic Saguez : « Je suis devenu entraîneur pour essayer d’apporter mon expérience »
#7 HANDBALL – Nicolas Baudelot : « Mon but était aussi d’apporter mes connaissances handballistiques »
#8 HANDBALL – Cédric Dhiu : « C’est à cet âge qu’il faut leur apprendre les bases du handball »


Propos recueillis par Océane Kronek

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