OLYMPISME : Journée bien remplie à l’Amiens UC

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Ce mercredi, au Stade Urbain-Wallet, l’Amiens UC accueillait, à l’initiative d’Amiens Métropole, plus de 150 enfants pour des animations dans le cadre de la Journée de l’Olympisme.

Lorsqu’il s’agit d’expliquer la démarche à l’origine de cette journée au Stade Urbain-Wallet, Dominique Georges, directeur des sports d’Amiens Métropole, se montre bavard. Il faut dire qu’il s’agit, pour en trouver l’origine, de remonter à l’attribution des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. De là, le label Terre de Jeux qu’a obtenu la métropole en janvier 2020. Un label « qui nous oblige à respecter un cahier des charges, indique Dominique Georges. Dans ce cahier des charges, il y a différentes animations autour des Jeux Olympiques avec l’idée de mettre un maximum de personnes à l’activité physique et sportive. »

Si la pandémie de Covid-19 a mis un frein aux activités pouvant être mises en place, il ajoute : « Comme on sort un peu de cet épisode pandémique, c’est la première manifestation d’une longue série sur les 3 prochaines années et on a choisi le 23 juin puisque c’est la Journée Mondiale de l’Olympisme. On s’est dit que la première discipline olympique, c’était l’athlétisme, donc on a pensé au Stade Urbain-Wallet. » D’autant que « l’Amiens UC, c’est le club parfait pour organiser ce genre de choses. Ce sont les spécialistes de l’activité, bien sûr, mais aussi de l’organisation. » Ce que confirme Christophe Guibon, directeur technique à l’Amiens UC mais aussi en charge de l’organisation de manifestations sportives exceptionnelles et des animations jeunes : « Ce n’est pas très lourd à organiser, on a beaucoup de jeunes à notre école d’athlétisme, tous les mercredi, on accueille entre 150 à 200 jeunes, donc c’est un mercredi un peu comme les autres. »

Un programme adapté à un public peu sportif

Une organisation facilitée par le désengagement des écoles. Alors que la Métropole attendait 400 jeunes sur place, les « normes assez strictes au niveau du protocole sanitaire » du côté de l’Éducation Nationale ont poussé les organisateurs à se rabattre sur des animations pour les clubs le matin et pour les centres de loisirs de la métropole l’après-midi. Soit finalement seulement 160 à 180 enfants d’environ 5 à 10 ans sur la journée.

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Au programme, « des exercices très simples à mettre en place pour voir leur coordination, s’ils sont capables de courir vite, de lancer, de sauter » précise Christophe Guibon, soit 6 ateliers répartis sur le stade. Mais également, une initiative de la part de l’AUC que salue Dominique Georges de proposer « un questionnaire qu’ils ont donné aux enfants où ils testent leurs connaissances sur l’athlétisme et les Jeux Olympiques. » Enfin, pour clore la journée en beauté, une remise d’un diplôme, d’une médaille et d’un goûter.

Revenant plus longuement sur les exercices mis en place, Christophe Guibon détaille les raisons de ce programme : « Ce sont des choses basiques qui permettent d’évaluer la motricité et la coordination générale des enfants. […] Là, on accueille du public pas habitué à faire du sport. On voit de grosses différences de niveau entre des gens en club et ceux qui ne sont pas en club et qui ne font pas de sport régulièrement. Ça nous fait un petit peu peur pour l’avenir. » Dominique Georges acquiesce : « Ça leur fait du bien, il y a du boulot. »

Le sport, une discipline importante pour la santé

Et l’éducateur de l’Amiens UC de poursuivre sur l’importance d’amener ou ramener au sport ces jeunes : « L’idée, c’est de remettre les jeunes sur le bon pied du sport parce qu’on sait que c’est très important. Ils sont volontaires mais le problème, c’est qu’à mon avis, ils ne font pas beaucoup de sport dans la semaine, donc il y a de gros problèmes de motricité qu’il faut régler maintenant. Si ça peut les motiver à aller dans un club, ce sera bien. C’est important, dans la vie de tous les jours, de savoir marcher, courir. Le tout, c’est de faire des gens qui sont sains et ça commence dès maintenant. »

Il faudrait vraiment avoir des gens compétents pour former les jeunes au niveau de la motricité.

Christophe Guibon

Cette journée est aussi une bonne chose dans le sens où elle permet aussi de sensibiliser les personnels des centres de loisir à cette question. Pour Christophe Guibon, c’est en effet « au niveau des enseignants, des gens des centres de loisir, de l’Éducation Nationale que ça a été un peu oublié ces derniers temps que le sport c’est important pour construire nos jeunes. Il faudrait se remettre là-dedans et vraiment avoir des gens compétents pour former les jeunes au niveau de la motricité. »

Un événement qui en appelle d’autres

Encore une fois, Dominique Georges ne dit pas autre chose expliquant vouloir « essayer d’être malins pour attirer tous les publics à l’activité physique parce que c’est bon pour le moral et pour le corps. » L’occasion d’insister sur le fait que cette journée n’est qu’un début. Si Christophe Guibon se projette déjà sur l’année prochaine, espérant « beaucoup plus de monde, si on arrive à motiver les écoles, on pourrait partir sur 800 enfants dans la journée, ce serait très bien », Dominique Georges, lui, annonce une montée en puissance d’ici là : « Là, on commence par les jeunes, mais on va s’adresser à tous les publics au fur et à mesure. »

En termes de pratique mais pas seulement. Dans la lignée du questionnaire proposé par l’AUC autour de l’olympisme, « on va d’ailleurs poursuivre cette éducation autour du sport et de l’histoire des Jeux puisque dès le 2 juillet, on accueille au Coliseum une exposition qui s’appelle « Au cœur de l’olympisme » qui raconte l’histoire des Jeux avec un 65m de linéaire et une grande tablette pédagogique. » La route vers les JO ne fait donc que commencer.


Morgan Chaumier

Crédit photos : Eve Gourdain – Gazettesports