Il n’est pas trop tard pour revenir sur cette matinée de jeudi dernier à Glisy où se déroulait le départ de la deuxième étape des Quatre Jours de Dunkerque. Si le spectacle était évidemment sur les routes, il est quand même intéressant de revenir sur les deux heures qui ont précédé le départ donné par le duo Philippe Ermenault/Miss Picardie 2025.
Il n’est pas fréquent que la plus grande épreuve professionnelle depuis plusieurs décennies fasse étape dans notre département de la Somme. Il convient une fois encore de rendre hommage à la municipalité de Glisy qui n’atteint pas mille habitants. C’est ainsi que l’ancien directeur de l’équipe Cofidis mais aussi ancien CTR de la Picardie, Francis Van Londersele, était venu à Glisy à vélo, évidemment. En retraite, celui qui a été à la base des carrières des plus grands champions picards, notamment Ermenault, Gaumont, Seigneur, Casper, n’avait pas voulu manquer ce rendez-vous et revoir notamment son ancien collègue de Cofidis, Alain Deloeil, qui est devenu le directeur de course des Quatre Jours.
Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Francis Van Londersele n’a jamais dirigé une équipe de Cofidis dans les Quatre Jours pour la bonne raison qu’Alain Deloeil était le directeur de l’équipe et, qui plus est, un vrai nordiste. Du coup, Van Londersele était au Tour d’Italie : « Les Quatre Jours, c’était le terrain d’Alain Deloeil et à cette époque les Quatre Jours ne venaient pas en Picardie. J’étais dans le même temps sur le Giro. » Il revenait ensuite sur la première étape de l’édition 2026 de l’épreuve nordiste : « J’ai trouvé que c’était bien retransmis à la télé et bien commenté. Il y a eu des chutes et cela s’explique car les coureurs prennent plus de risques. Il y a surtout le matériel et s’ils peuvent passer dans un trou de souris, ils vont le faire. À mon époque, c’était quand même plus académique. »

Quant à Franck Morelle, qui fut, rappelons-le, champion de France amateur et troisième de la même épreuve chez les pros (en 1997), il était présent à Glisy et nous racontait une anecdote : « Cela se passait en 1992 et j’étais dans la petite équipe Eurotel. Le départ de la première étape était le 5 mai et nous étions à Boulogne. Mais au même moment arrive au monde mon premier enfant. Je me suis alors barré et je n’ai donc pas participé à l’épreuve. Quand j’ai arrêté ma carrière en 2000, on est venu me chercher pour m’occuper de la ville et j’ai été élu en mars dernier à Aumale dans la nouvelle équipe municipale. Je suis chargé du sport et du monde associatif. » Franck Morelle n’est évidemment pas le seul sportif qui se soit lancé dans la quête d’un poste d’élu et il estime que le fait d’avoir été un sportif de haut niveau peut être très bénéfique. Dans les moments difficiles d’une carrière sportive, la notion qui est celle de ne rien lâcher est un avantage dans le monde de la vie politique.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

