Pourquoi Glisy, commune de moins de mille habitants, a pu, ce jeudi 21 mai, être choisie pour être la ville départ de la 2e étape des Quatre Jours de Dunkerque – Grand Prix Hauts-de-France ? Cette prouesse, ou du moins ce défi, le maire Guy Penaud et ses innombrables bénévoles l’ont pleinement réussi.
En effet, non seulement le public s’était déplacé en nombre pour assister à la présentation des coureurs. Au départ, le soleil, tellement invisible ces derniers temps, avait subitement fait sa réapparition. Dans une course à étapes comme les Quatre Jours de Dunkerque, pour une petite ville comme Glisy, mieux vaut organiser un départ d’étape plutôt qu’une arrivée. La veille, les coureurs étaient arrivés à Laon. On imagine facilement que les responsables des équipes ont préféré que leurs coureurs récupèrent et passent la nuit dans un hôtel situé près du départ. Il semble donc que de ce côté, Glisy a eu plus de temps pour faire la connaissance des participants que la veille à Laon. Ce jeudi matin, trois heures avant le départ, le public a pu déambuler parmi les stands installés dans le village-départ et peu à peu, approcher les coureurs qui venaient se présenter sur le podium. Les vedettes étaient également en dehors du peloton avec Miss Picardie 2025 accompagnée de Philippe Ermenault, champion olympique de poursuite par équipes à Atlanta en 1996. Tous deux ont donné le départ de la deuxième étape à 12h15 précises.
Auparavant et pour respecter la coutume, le public avait pu assister au passage de la caravane publicitaire. Il s’agit d’un spectacle toujours spectaculaire avec en tête le champion de l’accordéon Michel Pruvost, dont on connait l’attachement au cyclisme et qui nous a une fois de plus rappelé qu’à ses débuts il avait eu à choisir entre le cyclisme et l’accordéon. Glisy était le départ de la deuxième étape (direction Liévin) mais il nous fallait revenir sur le déroulement de la première étape qui avait vu la victoire d’un Néo-Zélandais, Laurence Pithie, mais aussi, et c’est plus inquiétant, un grand nombre de chutes.

Pour nous répondre, un homme qui connait le cyclisme puisqu’il fut en son temps le directeur sportif de l’équipe Cofidis, une équipe qui chaque année s’aligne sur les Quatre Jours de Dunkerque. Alain Deloeil n’est aujourd’hui plus le directeur sportif de Cofidis mais il a franchi un pas puisqu’il est le directeur de course. « Pour moi, être directeur de course, c’est une sorte d’aboutissement car c’est une épreuve qui m’a toujours intéressé. Quand j’étais directeur sportif de Cofidis, j’ai toujours privilégié les Quatre Jours et je laissais le Giro à un collègue. Le Giro est la seule course que je n’ai jamais faite pour cette raison. Alors, quand on m’a demandé d’être le directeur de course, je n’ai pas réfléchi bien longtemps. Je gère la situation et je suis amené à prendre des décisions. Je suis en contact avec les coureurs, les directeurs, la direction de course mais aussi la police et la gendarmerie. C’est un boulot intéressant. Quant au nombre important de chutes lors de la première étape, les coureurs sont un peu fautifs car le parcours était très bien sécurisé. Ces chutes ne sont pas la faute de l’organisation. Les coureurs prennent des risques insensés et il arrive que cela soit comme un château de cartes qui s’écroule, comme mardi à Laon, où nous avons eu trois chutes dans les derniers kilomètres. »
Il était exactement 12h30 et le départ réel de la deuxième étape de ces Quatre Jours de Dunkerque venait d’être donné. En tant que sportifs samariens, nous nous sommes alors demandé : quand reverrons-nous une course professionnelle dans notre département ? Car les rumeurs sont persistantes : il n’y aurait pas de Grand Prix de la Somme cette année.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

