Si les deux premiers tiers ne resteront pas dans l’histoire du hockey sur glace, l’équipe de France a su hausser son niveau de jeu en troisième période pour s’offrir une large victoire et le blanchissage face à la Hongrie dans ce troisième et dernier match au Coliseum (3-0).
Après une courte défaite contre la Norvège et un succès intéressant, la veille, contre la Slovénie, l’équipe de France foulait une dernière fois la glace du Coliseum pour y affronter la Hongrie, mauvais élève de ces deux premiers jours de compétition avec deux défaites (5-2 contre la Slovénie et 2-1 contre la Norvège). L’objectif des Bleus était donc évidemment de l’emporter afin de terminer 2e du groupe. Dès la première mise au jeu, les Hongrois montraient une ferme intention de repartir d’Amiens avec une victoire. Neckar devait intervenir deux fois, dont une face à Horvath, l’un des trois joueurs portant ce nom et qui rappelle le gardien qui était passé chez les Gothiques le temps de deux matchs en début de saison avant de quitter le club et de prendre sa retraite dans la foulée. La première grosse occasion tricolore était l’œuvre de Simonsen, qui se retrouvait face à Nagy, le gardien des Magyars, mais perdait son duel.

Cantagallo était le premier à filer en prison pour un retenir, récompensant la légère domination des hommes en vert et blanc. Mais Mihalik partait aussi à la faute quelques secondes plus tard, offrant presque deux minutes de spectacle à quatre contre quatre. Les deux équipes se neutralisaient cependant dans cette physionomie. Lors d’un temps fort français, Spinozzi était trouvé lancé dans l’axe par Cantagallo. Il prenait le temps de contrôler le palet avant de décocher un gros shoot touché mais pas assez dévié par Nagy (1-0, 10’59). Mony, retenu dans le groupe contrairement à vendredi, écopait ensuite d’une pénalité, octroyant un premier vrai powerplay à la Hongrie. Neckar, une nouvelle fois préféré à Junca, faisait face aux multiples tentatives de celle-ci. Et alors que les Bleus allaient repasser à cinq, Grossetete était à son tour puni. Après presque quatre minutes en infériorité, les hommes de Treille pouvaient souffler un grand coup. Malgré un dernier coup de chaud devant la cage de Necker, la France rentrait au vestiaire sur le plus petit des avantages.
Un deuxième acte loin de s’emballer
Le début de deuxième période était un peu brouillon d’un côté comme de l’autre, si bien qu’aucun lancer réellement dangereux n’était à déplorer après cinq minutes. Il fallait attendre presque neuf minutes pour voir Simonsen mettre à contribution un Nagy plutôt tranquille depuis le but encaissé. Les Bleus avaient la possession de la rondelle, mais elle était relativement stérile. Le Coliseum faillit se lever lorsque Bertrand lançait le long du slot en direction de Bachelet, lequel axait trop son tir pour tromper Nagy. Cette deuxième période s’emballait enfin quelque peu, avec davantage d’intensité dans les courses. Vidal n’était pas loin de marquer son premier but en bleu, mais le gaolie hongrois gelait le puck. Dans le money-time, les Magyars obtenaient une triple situation, bien stoppée par la défense et par un Neckar vigilant. Les Français tiraient aussi deux fois juste avant la sirène, sans succès.
Deux minutes pour faire la différence
Après un deuxième acte pauvre en occasions et vierge de but, les spectateurs du Coliseum espéraient voir davantage de spectacle lors de cette dernière période, surtout que les Bleus restaient sous la menace d’une égalisation visiteuse. Fertin lançait la première banderille, mais sa tentative était gelée sans difficulté par Nagy. La Hongrie prenait le momentum, mais ça ne donnait rien, avant de le céder à la France quelques instants. Et alors que ça ronronnait un peu comme lors des 20 précédentes minutes, les Tricolores faisaient enfin se lever le Coliseum. Après un lancer lointain de Schmitt repoussé par Nagy, Carry était au rebond pour pousser la rondelle au fond (2-0, 46’39). C’était le deuxième but du jour pour l’équipe de France et la deuxième assistance pour le joueur des Gothiques dans cette compétition de trois jours.

Dans la foulée, Neckar réalisait un gros arrêt et cela donnait l’opportunité à ses coéquipiers de partir en contre. Ortenszky anihilait un duel français face à Nagy, offrant un tir de pénalité que Douay transformait avec brio (3-0, 48’00). En moins de deux minutes, les hommes de Treille avaient peut-être définitivement assommé les Blanc et Vert. En contre-attaque, Grossetete préférait l’option individuelle alors qu’un coéquipier se trouvait à proximité et il se heurtait à Nagy. La Hongrie poussait, mais Neckar se voyait bien réaliser le blanchissage, en atteste sur des arrêts sur des tirs de loin. Les Bleus occupaient ensuite la zone visiteuse, permettant à Tomasino de s’essayer. La fin de match ne laissait guère place au suspense. Grâce à ce succès, la France terminait 2e de son groupe avec 6 points, à une longueur des Norvégiens qui s’étaient inclinés aux tirs aux buts contre la Slovénie un peu plus tôt.
Coupe des Nations, 3e journée :
France – Hongrie : 3-0 (1-0)(0-0)(2-0)
Buts pour la France : Kevin Spinozzi (1-0, 10’59) assist d’Enzo Cantagallo, Enzo Carry (2-0, 46’39) assist de Charles Schmitt, Floran Douay (3-0, 48’00)(TP)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

