Face à des Norvégiens en confiance et solides en défense, l’équipe de France a longtemps fait jeu égal avant de céder en fin de partie et s’incline sans avoir démérité (1-2). Le rebond sera attendu dès demain contre la Slovénie pour véritablement lancer la compétition.
Quoi qu’il advienne, c’était un premier jour de fête au Coliseum d’Amiens, ce jeudi soir. L’équipe de France de hockey sur glace y défiait, pour ce premier match de Coupe d’Europe des Nations, la Norvège, 11e nation mondiale et surprenante médaillée de bronze aux derniers championnats du monde grâce à un succès face au Canada lors de la petite finale. Sur le papier, c’était la rencontre la plus difficile pour les hommes de Yorick Treille, qui affronteront ensuite la Slovénie et la Hongrie, deux équipes qui s’étaient opposées un peu plus tôt dans la journée avec un succès 5-2 des Slovènes. D’entrée, les Bleus mettaient la pression sur leurs adversaires. Après moins d’une minute, ils avaient déjà tiré à quatre reprises et avaient ouvert le score sur la dernière tentative signée Justin Addamo (1-0, 0’54). Ce début de partie permettait d’observer l’association de Mony et Schmitt, les deux actuels joueurs des Gothiques, sûrement pour l’alchimie que les deux hommes ont pu créer ensemble depuis le début de la saison.

Après quatre minutes difficiles, les Scandinaves réagissaient. Elvseveen était merveilleusement trouvé dans la profondeur, à la bleue et dans l’axe par Østrem Salsten, auteur d’une passe laser. Le Norvégien remportait ensuite son face-à-face avec Junca, le goalie tricolore (1-1, 5’29). Le jeu va dès lors s’équilibrer, avec des va-et-vient incessants entre les deux zones défensives sans qu’une équipe n’obtienne de gros temps fort, même si les quelques opportunités étaient à mettre au crédit des visiteurs. Mais cela allait peut-être changer avec la première pénalité infligée à ces derniers à quatre minutes de la pause. Les Français ne se créaient qu’une opportunité, mais elle était immense. Jordann Perret, juste devant le slot, pouvait tirer alors qu’Arntzen, le gardien norvégien, était au sol. Mais il tergiversait trop et préférait servir un coéquipier en retrait, ce qui ne donnait rien. Soulagés de s’en être sortis, les Isbjørnene (les Ours Polaires, ndlr) dominaient les dernières secondes, sans conséquence au score.
La Norvège prend le dessus sans marquer
Le début de deuxième tournait plutôt en faveur de la 11e nation mondiale. Elle mettait une pression importante derrière la bleue tricolore jusqu’à obtenir un premier powerplay suite à une faute de Mony. Sérieux en défense, les hommes de Yorick Treille ne concédaient que deux lancers, tous deux déviés dans le filet situé derrière la cage de Junca. Les Norvégiens semblaient malgré tout passer à la vitesse supérieure, privant les locaux de la possession de la rondelle durant de longues minutes. Mais ces derniers laissaient passer l’orage et reprenaient du poil de la bête en se procurant quelques occasions de tirs. Les Ours Polaires avaient malgré tout plus de maîtrise de ces 20 nouvelles minutes et poussaient une nouvelle fois un Français à se punir en prison. Ils étaient davantage dangereux que lors du premier powerplay, obligeant Junca à s’employer. Les Bleus tenaient bon et ils rééquilibraient les débats pour se mettre en position de shoot. Les deux plus belles chances de cette fin de période étaient cependant à mettre au crédit des Norvégiens qui butaient encore sur un Junca bien dans son match, auteur, notamment, d’un arrêt réflexe de la manche.

La France obtenait la première cartouche de ce dernier tiers qui devait forcer la décision au risque d’emmener les deux équipes en prolongation, à savoir un powerplay. Mais celui-ci ne donnait pas grand-chose, la faute à des Scandinaves bien regroupés derrière. Les Tricolores avaient bien pris la mesure de leurs adversaires et ce sont cette fois eux qui avaient le jeu en crosse. Un nouveau joueur norvégien filait en prison pour deux nouvelles minutes en supériorité, mais la muraille blanche résistait encore de belle manière, si bien qu’Arntzen n’avait pas eu à intervenir. C’était au tour des Isbjørnene de se retrouver à cinq contre quatre quelques instants plus tard. Cette fois, l’attaque prenait le dessus sur la défense et, après une première parade, Junca devait s’incliner face à Pettersen présent au rebond (1-2, 50’09). Les Bleus avaient du mal à redresser la barre, les Norvégiens semblant libérés d’avoir pris l’avantage. Les hommes de Treille vont commencer à pousser à quatre minutes de la sirène. Mais ce momentum était de courte durée puisque les visiteurs passaient tout proches de faire le break sur un dernier temps fort. Les Bleus s’inclinaient sur la plus petite des marges face à un solide opposant.
Coupe d’Europe des Nations, 1ère journée :
France – Norvège : 1-2 (1-1)(0-0)(0-1)
Buts pour la France : Justin Addamo (1-0, 0’54) assist de Tomas Simonsen & Jordann Perret
Buts pour la Norvège : Patrick Elvsveen (1-1, 5’29) assist de Eirik Østem Salsten, Mathias Emilio Pettersen (1-2, 50’09) assist de Mikkel Øbby-Olsen & Petter Vesterheim (SN)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

