Jamais menée, l’équipe de France aura pourtant bataillé pour se défaire d’une sélection slovène accrocheuse et particulièrement réaliste. Mais les hommes de Yorick Treille ont appuyé au bon moment pour faire une différence définitive (5-3).
Au lendemain de leur court revers face à la Norvège, les joueurs de l’équipe de France étaient de retour sur la glace du Coliseum pour y défier la formation slovène, qui s’était imposée 5-2 face aux Hongrois, ce jeudi. Ces mêmes Hongrois avaient perdu sur le même score que les Bleus un peu plus tôt dans la journée contre l’équipe scandinave. Yorick Treille avait apprécié le début de partie de ses joueurs contre les Ourse polaires et il souhaitait que ces derniers réitèrent face aux Lynx. Mais les Slovènes, tout de bleu et vert vêtus ce vendredi soir, avaient bien analysé à la vidéo l’entame tricolore et ne se faisaient pas prendre au piège. Ce sont même eux qui se procuraient la première grosse occasion par l’intermédiaire de Crnkic, profitant d’un trou dans l’axe suite à un shift inopportun d’un Français. Mais Neckar, préféré à Junca pour ce match, remportait son duel face à l’attaquant.

Les locaux s’installaient dans la zone visiteuse et, à force de lancer de loin, ils réalisaient la déviation tant attendue. Schmitt shootait fort et Addamo, comme la veille, ouvrait le score en ralentissant intelligemment le palet de sorte à tromper Us, le gardien des Lynx (1-0, 8’55). Dans la foulée, ceux-ci obtenaient le premier powerplay du match suite à une faute de Gallet. Une pénalité qui était tuée avec brio par les Bleus. Lesquels repartaient ensuite de l’avant, voulant absolument faire le break, mais les Slovènes en faisaient de même à la moindre récupération, donnant du travail aux deux goalies. Mais Neckar, ainsi que sa défense, en avait un peu plus dans les dernières minutes avec un temps fort adverse. En contre, Bachelet puis Bertrand faillirent scorer, mais Us restait vigilant et adroit de la botte. À la pause, la France était devant mais pas à l’abri.
Réaliste, la Slovénie recolle
À l’entame de ce deuxième acte, les hommes de Yorick Treille subissaient les assauts slovènes. Très vite, ils se ressaisissaient pour rééquilibrer les débats. Ils reprenaient même le lead de la partie, sans pour autant se montrer particulièrement dangereux. Mais il en suffisait d’une pour faire la différence et celui qui la faisait était Enzo Carry, d’un lancer précis croisé à mi-distance (2-0, 27’23). Dans l’euphorie, Bertrand était proche de tripler la mise, mais son shoot était repoussé par Us. Simonsen puis Despatie shootaient aussi depuis de bonnes positions mais loupaient le cadre. Les Bleus dominaient désormais clairement le match et il ne manquait que la précision dans le dernier geste pour aggraver la marque.

Mais sur l’une de leurs rares incursions dans la zone française, les Slovènes concrétisaient. Après une première parade quelques secondes plus tôt, Neckar devait s’incliner pour la première fois de la soirée (2-1, 32’51). Un but qui remettait dans le coup des Lynx un peu perdus jusque-là et cela poussait à la faute Bertrand, octroyant deux minutes de supériorité à ces derniers. Réalistes au possible, les Bleu et Vert finissaient par égaliser en toute fin de powerplay, revenant complètement dans la partie (2-2, 37’47). La confiance avait changé de camp et les coéquipiers de Charles Schmitt se faisaient des frayeurs à la relance. La deuxième pause n’était pas de refus pour lui et les siens, complètement asphyxiés en cette fin de période.
Les Bleus en action, les Slovènes en réaction
Probablement remontés par leur sélectionneur, les Bleus débutaient de très belle manière ce troisième tiers. Sur une action rapide, Bertrand « centrait » au second poteau pour Fabre qui, dans son élan, concluait puissamment en one-timer, laissant Us de glace (3-2, 41’02). Les Slovènes réagissaient, mais Neckar, en deux temps, gelait la rondelle pour couper l’élan adverse. Le gardien français effectuait une mauvaise relance et Cantagallo évitait heureusement le but gag en se muant en gardien le temps d’une tentative slovène. La France avait ensuite les meilleures occasions, mais elles n’étaient pas tellement franches. Encore une fois, sans avoir montré grand-chose avant, les Lynx trouvaient la faille. Sur un palet aérien, Torok profitait d’une erreur d’appréciation de la défense tricolore pour filer au but et dribbler avec vivacité Neckar (3-3, 49’29).

Ensuite, la physionomie depuis deux tiers se remettait en place : les locaux occupaient le camp visiteur et ces derniers attendaient un espace pour s’y engouffrer. Mais cette fois, cette pression mise payait. Oublié sur un décalage non loin de la bleue, Gallet tentait sa chance en one-timer. Us touchait le palet de l’épaule mais ne le déviait pas assez pour éviter de voir ses filets trembler (4-3, 51’50). Logiquement, les Lynx mettaient un peu plus la crosse sur la rondelle à partir de ce moment-là, mais sans réellement construire d’actions concrètes. Et sur une attaque rapide, l’équipe de France achevait définitivement les espoirs visiteurs avec le but inscrit par Bertrand (5-3, 57’57). La Slovénie sortait son gardien pour tenter le tout pour le tout, mais le mal était fait. Les hommes de Yorick Treille avaient mieux négocié la fin de match pour s’adjuger un premier succès dans cette Coupe des Nations.
Coupe des Nations, 2e journée :
France – Slovénie : 5-3 (1-0)(1-2)(3-1)
Buts pour la France : Justin Addamo (1-0, 8’55) assist de Charles Schmitt & Hugo Gallet, Enzo Carry (2-0, 27’23) assist de Jordann Perret, Dylan Fabre (3-2, 41’02) assist de Charles Bertrand & Matias Bachelet, Hugo Gallet (4-3, 51’50) assist de Tomas Simonsen & Jordann Perret, Charles Bertrand (5-3, 57’57) assist de Dylan Fabre & Matias Bachelet
Buts pour la Slovénie : Matic Torok (2-1, 32’51) assist de Mai Crnkic & Tit Smolnikar, Nik Christian Petrovic (2-2, 37’47) assist de Zan Spari Leben & Mai Crnkic (SN), Matic Torok (3-3, 49’29) assist de Mai Crnkic & Jan Cosic
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

