CYCLISME : Le rôle crucial des motards pour la sécurité des coureurs

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Présentes sur chaque course, du Tour de France aux cyclosportives comme la Chevron, le 6 septembre dernier, les motos de sécurité sont primordiales pour garantir le bon déroulement des courses.

Le dimanche 6 septembre, alors que quelque 680 cyclistes récupéraient leurs dossards et vérifiaient l’état de leurs pneus avant leur départ, le parking du Décathlon d’Amiens se remplissait peu à peu de motards. Pour la seconde édition de la cyclosportive la Chevron, ils étaient une cinquantaine, tous bénévoles, provenant de quatre associations différentes, répartis sur les trois distances. Parmi eux, Didier Candas, 30 ans d’expérience derrière lui, était chargé de suivre le parcours principal de 170 km. Alors qu’il revenait de courses professionnelles comme le Tour de l’Avenir et le Tour de l’Ain, il admettait que la préparation d’une cyclosportive différait : « L’organisateur nous donne souvent un roadbook avec les points dangereux, mais pour une cyclo, on ne peut pas tout reconnaître. […] Il n’y a pas beaucoup de routes fermées, à part au Tour de France. Donc, il peut y avoir des voitures. Il faut toujours être vigilant : vélos, voitures, quelqu’un qui sort de chez lui, etc. »

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Les motards : anciens coureurs ou passionnés de cyclisme

Le plus souvent, une moto est placée devant chaque gros groupe et, bien sûr, en tête de la course, peu importe le nombre de coureurs présents. S’il manque un signaleur à un carrefour ou s’il y a quelque chose de dangereux sur le parcours, les motards dépassent les coureurs pour se placer avant leur passage. Un travail impossible sans communication par radio. « Quand il y a un problème, on a un micro et la radio. On est tous sur la même fréquence. Et si l’organisation a besoin de quelque chose aussi, c’est pareil. Elle nous demande d’aller à tel endroit », développait Didier en compagnie de ses camarades du jour, venus le saluer.

Avant le départ, les poignées de main s’enchaînaient entre ces collègues habitués aux courses de mars à octobre. La bonne ambiance matinale ne leur faisait pas pour autant oublier les risques, eux qui sont pour la plupart anciens cyclistes et/ou passionnés de la petite reine : « Les cyclos, c’est un peu plus simple, mais dans les courses, surtout quand il faut que tu doubles le peloton, c’est sûr qu’il faut faire attention », reconnaissait le pilote expérimenté.

« Ça se sent direct qu’on était en sécurité »

Pour participer à ce genre d’événements, Didier, comme les autres motards présents, a suivi une formation pour apprendre les rudiments des déplacements lors de la course, mais aussi pour signaler les risques. « Sur les courses, il y a beaucoup de choses à apprendre, ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire surtout, indique-t-il. Quand il n’y a personne, on se gare pour éviter qu’il y ait des voitures qui viennent en face. On indique aux coureurs s’il y a un îlot central avec les drapeaux jaunes, s’il faut tourner à droite, à gauche, tout droit. Il y a des règles pour tenir le drapeau. »

« Nous, dans le groupe de devant, on a toujours eu au moins 3 ou 4 motards. Ça se sentait direct qu’on était en sécurité », témoignait, à l’arrivée, Pierre Barbier, vainqueur du 115 km. Lui, comme les organisateurs, tirait un bilan positif de la mesure de doubler le nombre de motards présents pour cette deuxième édition. Néanmoins, le risque zéro n’existe pas, à l’image de la tragique disparition du jeune Finlay Tarling durant le Tour du Portugal, heurté par une voiture non autorisée en août, ou encore de l’irruption d’une voiture en plein chrono du Tour du Sauerland, en Allemagne. Le rôle des motards est donc plus que jamais essentiel et c’est avec cet état d’esprit que l’organisation de la Chevron compte parfaire son dispositif de sécurité l’an prochain.

Thomas Jourdan
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)