BALLON AU POING – Coupe de France : Beauval prend sa revanche sur Terramesnil-Ruin

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Ce dimanche, se déroulaient les phases finales de la Coupe de France de ballon au poing au parc de la Hotoie, comme à l’accoutumé. Une compétition qui aura su tenir toutes ses promesses pour des équipes cherchant à parfaire ou à sauver leur saison.

Les joueurs ainsi que leurs familles se sont réunis hier à partir de 8h autour du terrain de ballon au poing à la Hotoie, tradition oblige. Après des qualifications en grande pompe qui n’ont pas été dénuées de surprises puisque des grandes sociétés telles que Villers-Bretonneux n’ont pas pu se qualifier pour ces phases finales. En termes de résultat, le niveau excellence n’a jamais aussi bien porté son nom puisque Beauval prenait sa revanche sur son rival de la finale du 15 août en gagnant 7-2. En ce qui concerne les autres catégories, Beauval-Lermechin l’emporte sur Beauval-le-Gruiec (7-3) en Minimes B, St-Aubin-Montenoy devient champion de France en 2ᵉ catégorie, Terramesnil-Tisserand l’emporte en Minimes A, Mailly-Maillet en 1ʳᵉ catégorie B, Terramesnil-Blondel en Cadets, Hérissart en 1ʳᵉ catégorie A et enfin, en catégorie junior, Toutencourt remporte le drapeau. Au niveau de la compétition du Poing d’Or, Rodolphe Tisserand l’emportait de quasiment deux mètres de différence, avec une livrée à 52m10 tandis que Florent Lallement-Puchois s’est imposé en minime avec une livrée mesurée à 36m80.

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Une édition 2026 des plus réussies, avec un temps idéal pour le jeu, même si le public a été moins présent, en raison des différents événements sportifs et culturels de la région ce jour-là : « Il y a plusieurs explications. Les gens sont venus une fois, ils sont satisfaits. Mais aujourd’hui, il y a les Médiévales à Amiens. Et puis on sait bien aussi que la Transbaie amène du public dans la région. C’est du public qui nous échappe », explique Gilles Caron. Un sentiment partagé par le président de la Fédération Française de Ballon au Poing, Stéphane Pataut, qui ajoutait : « Les gens viennent voir les finales des plus hautes catégories et le point d’or. » Il faut dire que les deux événements à la Hotoie, bien que liés à la tradition, se passent de manière très rapprochée. Cependant, la Coupe de France permet aussi aux équipes de sauver leur saison, leur donnant ici l’occasion de remporter un drapeau, histoire de ne pas finir sur une saison blanche. Stéphane Pataut le définit même comme « le rattrapage. On peut finir notre saison sur une bonne note en ayant une performance à la Coupe. »

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Un public un peu moins présent mais toujours aussi impliqué.

Le ballon au poing : entre expansion et difficultés.

Cela va bientôt faire deux ans que Stéphane Pataut, précédemment président de la société de Raincheval, a été élu président de la Fédération Française de Ballon au Poing. Deux années durant lesquelles il a durement travaillé afin de faire évoluer la discipline au sein du territoire picard, elle qui compte entre 450 et 500 équipes répertoriées sur 35 sociétés. Une compétition qui va connaître une expansion puisque 4 ou 5 clubs se sont créés ou reviennent dans le giron du ballon au poing l’année prochaine. Une nouvelle qui redonne le sourire aux fans de cette discipline ancestrale, dont le prochain défi sera d’avoir un nombre de licenciés stable : « Il faut qu’on travaille vraiment beaucoup sur les licenciés jeunes parce que les problèmes peuvent arriver vite. On peut vite avoir un creux générationnel et il faut absolument qu’on relance, que ça se renouvelle et qu’il y ait plus de clubs qui forment des jeunes. » D’autant plus qu’un creux générationnel s’était déjà produit il y a une quinzaine d’années, forçant la fédération à prendre des mesures au sein même des clubs afin qu’ils accueillent des jeunes. « Il faut trouver un intervenant dans chaque club, qui va être le relais, un bénévole, qui va être capable de prendre en charge un entraînement par semaine, le week-end, etc. Ce n’est jamais facile, c’est souvent un parent qui le fait quand il a un enfant concerné », précise le président qui propose des solutions. Les actions de la fédération portent déjà leurs fruits puisque certaines sociétés vont engager une équipe jeune en salle, ce qui va « permettre de redynamiser ce pan de notre sport qui est important. »

Cependant, la présidence n’est pas exempte de problématiques, surtout lorsque cela concerne un sport local. Par exemple, il faut savoir que l’une des principales difficultés que traverse la fédération revient à trouver un fournisseur fiable pour les ballons. « Trouver des ballons de manière locale, c’est impossible. On a essayé, on avait un fournisseur français mais aujourd’hui, il n’y a plus de fabricants qui veulent nous fournir parce qu’on est trop petit, la quantité n’est pas assez grande, donc on est obligé de commander nos ballons pour 4 ans. On le fait par le biais de l’étranger, on passe par le Pakistan. » Ce qui est fort dommage, non seulement parce qu’il s’agit ici d’un sport local et traditionnel, mais surtout parce que cela force la fédération à commander ses ballons quatre ans à l’avance. Heureusement, des solutions existent, comme le fait de demander aux sociétés de participer mais surtout d’obtenir des subventions de la part de la métropole ou encore de la région, un processus qui est « en bonne voie », selon le président. Le ballon au poing se porte malgré tout plutôt bien dans la région, en atteste le succès de ses deux manifestations annuelles, même s’il est regrettable de ne voir aucune société se développer dans la métropole amiénoise, ce qui permettrait de faire perpétuer cette discipline typiquement samarienne, et de faire un pont entre la métropole et la pratique rurale.

Noa Lambert
Crédit photo : Eva Daubenton – Gazettesports.fr