Samedi 5 septembre était l’occasion pour les associations de la métropole de briller et de se montrer lors de l’édition 2026 d’Agora. Une édition des plus réussies puisqu’elle enregistrait une augmentation de 30 % d’exposants comparée à l’année précédente.
Elles étaient presque 280 associations à s’installer avant 10 h afin d’accueillir les dizaines de milliers de visiteurs curieux de se renseigner sur le milieu associatif de leur ville. Tous les domaines du corps associatif y étaient présents, que ce soit les associations sociales, culturelles, sportives, ou autres. Bien plus qu’un événement, il s’agit ici bien d’une véritable manifestation, relatant de l’état de la société associative amiénoise. À l’occasion, moultes animations organisées par les associations étaient proposées afin de rythmer la journée.
Une bien belle journée en somme « qui témoigne de la richesse de notre territoire, mais surtout de sa formidable vitalité associative qui se retrouve aussi dans la diversité des domaines représentés : le sport, la culture, la citoyenneté, la solidarité, l’éducation, l’environnement, la santé, les loisirs« , selon les mots de Frédéric Fauvet, maire d’Amiens. Ce dernier promet même de faciliter les démarches administratives pour les associations, une bonne chose lorsque l’on se confronte au tumulte de l’administration française : « Nous allons simplifier les démarches, faciliter les relations avec la collectivité et donner davantage de lisibilité aux associations sur leurs échéances et leurs calendriers à moyen terme. Le temps des bénévoles doit être consacré aux projets et aux habitants, pas à la complexité administrative. »

Une manifestation en pleine évolution
Avec « Faites du Sport » intégré à Agora il y a deux ans de cela, l’événement a depuis bien évolué, puisqu’on y retrouve désormais toutes sortes d’initiations au Coliseum ou encore autour du stade Thédié. « L’idée, c’est qu’on inscrive ça dans le temps », indique Fanny Hanicotte, la directrice des Maisons des Associations d’Amiens Métropole (MAAM). Malgré les fortes demandes d’emplacement de stand, tout le monde a pu être contenté, la directrice comprend très bien l’enjeu que a manifestation représente pour les associations : « Pour certaines, c’est le seul et unique espace où elles vont pouvoir trouver des adhérents et puis, il y a aussi des nouvelles associations qui viennent de se créer et qui ont envie de se faire connaître du public. » Afin de faire face à l’explosion des inscriptions des participants, la MAAM a mis en place une sorte de partage, une mutualisation selon leur terme. Au total, ce ne sont pas moins de 30 stands, ou plutôt 60 associations, qui partageaient le même emplacement, de quoi rassembler tout le monde.
Tout au long de la journée, une équipe de six bénévoles, sur un total de 25 rattachés à la MAAM, venait faire le tour des stands afin de récolter les retours des exposants : « On fait la compil de toutes les remarques. Et chaque année, on ajuste des choses. Ça va du programme qui n’était pas lisible à, cette implantation-là, elle n’était pas bonne. Ou au contraire, les choses qui étaient super. Donc, chaque année, on fait évoluer.« En dehors des exposants, la MAAM avait déployé son équipe de 10 salariés qui s’occupaient aussi bien de l’accueil, que de la restauration, que de la technique ou des animations. Vient s’ajouter à cela 5 prestataires et d’autres associations qui s’occupent des différentes buvettes placées aux quatre coins de la manifestation, « On pense vraiment au collectif », précise Fanny Hanicotte.

Bien qu’Agora reste et restera un forum avant tout, rendant difficile le changement intrinsèque, la MAAM et sa directrice restent très ouvertes aux évolutions que la manifestation pourrait avoir. Bien évidemment, il y aura un moment où les besoins humains et logistiques seraient trop importants. Ainsi, il serait plus intéressant, si nouvelle implantation il y a, qu’elle se fasse de manière progressive et renouvelable : « On a déjà évoqué le parc de la Hotoie, on m’a déjà évoqué le parc Saint-Pierre, mais tout ça aussi, ce sont des aménagements complètement différents. Pour une édition, j’ai envie de dire, c’est complexe. Si on le fait, il faut le penser sur des cycles. » Mais comme dit précédemment, une transformation ne mènerait à rien, il faudrait plus parler d’une mue progressive qui bénéficierait avant tout aux exposants. « C’est vrai qu’un forum, il faut toujours essayer de se renouveler. Mais un forum reste un forum. On ne va pas le transformer. Ce n’est pas non plus comme un festival de théâtre. Ce n’est pas comme un festival de musique ou autre, il faut garder l’âme et surtout être associatif. La programmation, c’est 100 % associatif, c’est sur leur initiative. C’est peut-être là où il faudrait qu’on aille, peut-être moins, sur des ateliers, mais encore plus participatifs. Je pense vraiment avoir un côté très manifestation où les associations s’en emparent pour se dire que c’est le moment où on peut se faire connaître autrement que par une vitrine. Je pense qu’on a encore là-dessus quelque chose à avancer. »
Quoi qu’il en soit, au vu du succès de l’édition 2026, et de celles précédentes, il n’est pas trop capillotracté de parler de cette manifestation comme d’une véritable tradition au calendrier amiénois. Une tradition qui ne cessera de surprendre avec le monde associatif mis en lumière, ce même monde qui est aujourd’hui un véritable moteur de société.
Noa Lambert
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

