La semaine dernière se déroulaient les championnats d’Europe à Birmingham, une première sur le sol britannique. Une sortie plutôt encourageante pour les Amiénois licenciés à l’Amiens UC, puisque nombre d’entre eux accédaient à la finale, sans médailles à la clé mais avec beaucoup d’expérience engrangée.
Ils étaient quatre à être appelés pour cette compétition, à peine deux semaines après les championnats de France Elite. À commencer par Thomas Gogois, celui qui ne cesse de progresser en vitesse et en vitesse d’impulsion. À titre de rappel, il avait exécuté un saut à 17m02 lors des derniers championnats de France et fait une saison autour des 16m80 de moyenne, bien que ce chiffre soit en constante augmentation. De ce fait, les ambitions étaient grandes pour cet athlète de 26 ans à Birmingham, qui finissait 4ᵉ avec un dernier saut à 17m21 face à Andy Díaz Hernández, qui avait signé la troisième meilleure performance dans un tournoi européen de tous les temps à 18m15. Dernier saut arrivé au meilleur moment, lui qui stagnait dans les 7ᵉ avant ce saut, à cause de précédents sauts mordus, un défaut qui lui restera à travailler pour la suite de sa carrière, surtout si sa vitesse continue à augmenter.
Défaut qui a aussi posé problème à Erwan Konaté, lui qui ne réussissait même pas à se qualifier pour la finale de sa discipline. Un résultat qui est d’autant plus frustrant pour lui, l’invalidation de saut se faisant trop de fois aux moments où il se doit de performer, couplé à son talent indéniable. Parce que oui, l’Erwan Konaté des beaux jours peut vraiment briller à haut niveau, comme ce fut le cas à Albi, où il avait enregistré un saut à 8m09, un résultat dans la moyenne haute de ce qu’il propose cette saison.
Au 1500m, après une qualification des plus maîtrisées, Adèle Gay finissait quant à elle 6ᵉ en finale en 4’11″01, une place prometteuse pour sa première finale européenne chez les séniors, dans une course plus que compliquée à aborder. Bien que son objectif de signer une course en dessous de la barre symbolique des quatre minutes ne soit pas atteint, son objectif de la compétition, se qualifier en finale, et pas aux barrages, lui est rempli haut la main. La suite pour elle se fera lors des Jeux de la Méditerranée, du 30 août au 3 septembre prochain.
Enfin, pour ce qui est du lancer de javelot, représenté par la nouvelle championne de France, celle-ci finissait 5ᵉ avec un lancer à 59m81, une belle performance pour sa première finale européenne. À tête reposée, elle revient sur cette compétition : « Je suis contente. Après, c’est vrai que c’était proche du podium, mais j’ai la sensation d’avoir tout donné sur ce concours, j’en suis sortie avec des enseignements, c’est sûr, mais c’est ce qui est super aussi dans ce genre d’événement, c’est qu’on peut apprendre certaines choses, notamment sur la gestion de l’événement, notamment sur la gestion de l’adrénaline qui montait tous les jours avant la compétition. Je suis très satisfaite quand même de ce championnat, j’avais peur que ça laisse un goût très amer d’être si proche du podium parce qu’il y avait clairement quelque chose à jouer. C’est sûr que ça aurait changé pas mal de choses pour la suite, mais bon, ça me confirme juste que j’ai ma place dans ce genre de championnat et que par la suite j’irai vraiment atteindre les podiums. »
Alizée Minard elle aussi sera présente aux Jeux de la Méditerranée dans quelques semaines, aux côtés d’Adèle Gay, de Vanessa Lokuli, et d‘Aude Clavier.
Noa Lambert
Crédit photo : Louis Auvin – Gazettesports.fr (illustration)

