ACTU : « Dans l’ombre du boxeur, l’entraîneur » ou mieux connaître l’homme du coin

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Ingrid Lanzenberg est dans la vie de tous les jours Directrice de Casting à Paris. Un métier passionnant  que celui de scénariste et réalisatrice. Dans son milieu, pour Ingrid Lanzenberg,  le sport n’a pas beaucoup de place.

Mais alors pourquoi s’est-elle mis dans la tête qu’elle pouvait pénétrer un milieu aussi particulier que celui de la boxe? Et surtout écrire un remarquable ouvrage consacré à une personne qui en général n’a pas la vedette et reste à côté. C’est celui d’entraîneur. Il est l’homme qui connait le mieux son boxeur, son protégé ajouterons-nous ! Au bord du ring, il souffre quand son protégé est en grande difficulté et le dernier geste qu’il doit faire dans un combat est celui de jeter l’éponge et de mettre un terme à un combat. Un vrai déchirement et ce n’est pas un boxeur qui est arrêté mais deux, car les deux hommes ne font qu’un. L’entraîneur, c’est celui qui dans la semaine au quotidien, dans la salle du club de son village, connait le mieux son boxeur. C’est comme s’il était son père et même mieux.

Alors pourquoi Ingrid Lanzenberg a t-elle décidé de mettre en pleine lumière l’entraîneur ? Elle s’est appuyée sur de grandes personnalités des milieux pugilistiques à commencer par Brahim Asloum, champion olympique en 2000 à Melbourne et aussi le speaker le plus connu à l’heure actuelle, Jean Pierre Cossegal. Nul doute que leurs conseils ont été très précieux à Ingrid qui découvrait un monde qui lui était inconnu. Brahim Asloum s’est parfaitement exprimé sur le rôle de son entraîneur. Pour lui, pas de problème : c’est celui de ses débuts à Bourgoin Jallieu. Il se rappelle de ce Papou qui lui a tout appris jusqu’au moment où Brahim est monté sur Paris et rejoint Louis Acaries qui n’était plus son entraineur mais plutôt son manager ce qui n’est évidemment pas la même chose. 

Un détour par la Picardie

Ingrid est allée à la rencontre de ces hommes de l’ombre et en Picardie, elle ne pouvait pas ne pas rencontrer Giovanni Boggia dont nous admirons à la fois l’immense compétence et surtout la longévité avec des boxeurs différents et ce depuis longtemps. Et surtout Boggia est resté fidèle à son club de toujours : Pont Sainte Maxence. Nous avons bien connu Giovanni Boggia qui, alors qu’il s’apprêtait à devenir professionnel, fut propulsé entraineur car l’homme qui occupait le poste M.Fournier fut victime d’un infarctus. Giovanni Boggia fut donc plongé dans cette nouvelle mission et il s’est investi avec enthousiasme. Dans sa carrière d’entraineur, longue désormais de quarante ans ou presque, Giovanni s’est occupé de boxeurs amiénois tel notamment Bouziane Oudji qu’il emmena jusqu’au championnat de France et d’Europe. Et surement que Giovanni a inculqué à Bouziane des valeurs et l’amour de son sport puisque à son tour, Bouziane Oudji est devenu cet homme de l’ombre, entraîneur de son jeune protégé Sabri Sediri.   

Aujourd’hui encore, Giovanni Boggia garde une admiration sans bornes pour M.Fournier  « un grand homme de 1m60 et qui m’a tout appris« .

Ce livre est tout à fait remarquable. Nous sommes persuadés qu’il n’aurait pas été aussi bien rédigé par une personne baignant dans le milieu de la boxe. Un sport qui n’est pas mort bien au contraire. Même si un jour, au hasard d’une réunion à Amiens, M.Molina qui a entraîné un certain Marcel Cerdan nous avait déclaré que la boxe n’avait plus d’avenir. Non M. Molina tant qu’il y aura des Boggia et d’autres, la boxe ne disparaitra jamais.

Encore chapeau Ingrid et à bientôt  à Amiens pour une réunion organisée par l’Amiens Boxing Club et son président-entraîneur Jérôme Fouache, l’âme de la boxe dans la capitale picarde. 


DANS L’OMBRE DU BOXEUR: L’ENTRAINEUR par Ingrid Lanzenberg



Lionel Herbet 

Crédit photo DR

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.