Pour leur troisième match de la saison, les Licornes du RCA accueilleront le Valkyries Normandie RC sur leur pelouse à l’occasion d’une grande journée de rugby au stade Charassain.
Ce dimanche, le stade Charassain devrait être rempli de spectateurs venus supporter les trois équipes qui joueront dans l’après-midi. D’abord la réserve de l’équipe fédérale, puis les hommes, avant de terminer en beauté avec les filles afin de proposer une grande journée du rugby amiénois. « Au-delà de l’encouragement, il y a aussi le fait de pouvoir promouvoir le rugby féminin et de profiter du public« , explique l’entraîneur des féminines, Xavier Sueur, sur sa volonté de passer après les matchs des deux autres équipes du RCA. Il est vrai que le soutien d’un public est toujours important dans ce type de rencontre, mais dans le sport féminin, il est plus qu’essentiel. Les supporters viendront profiter d’un après-midi entier consacré à leurs équipes de rugby locales pour les encourager et les porter vers la victoire. « L’apport d’un public sera toujours très intéressant en termes de motivation« , ajoute Sueur.
Pour les joueuses locales, ce sera leur troisième match. Après une première défaite à domicile contre le Stade Villeneuvois suivie d’une victoire à Valenciennes, les Licornes s’attaqueront aux Valkyries de Rouen une nouvelle fois à domicile. « On a un début de saison qui va être compliqué, en tout cas à domicile. Sur la phase aller, les trois équipes qu’on va jouer chez nous sont potentiellement les trois plus fortes de la poule« , annonce le coach. En effet sur leur pelouse les Amiénoises ont reçu les Villeneuvoises, deuxièmes à égalité avec les Rouennaises, puis joueront contre l’équipe Gennevilloise actuellement en tête du classement. « C‘est vrai que devant notre public, ce sont les trois matchs où on ne part pas favoris« , reconnaît l’entraîneur local avec une petite inquiétude côté amiénois. Pour les deux premiers matchs à domicile, les Samariennes se sont confrontées à deux équipes qui descendaient de division. Une position qui a tendance à engendrer un comportement de spectatrices sur le terrain face à une équipe, sur le papier, bien plus forte : « Individuellement, on a toujours tendance à regarder un peu ces équipes-là, concède le technicien. […] Il faut qu’on se mette dans la tête que c’est possible, qu’on a le niveau et qu’on peut rivaliser. »

Un défi compliqué mais pas impossible pour le coach amiénois : « On sait que dans le niveau, on ne part pas gagnant, mais on ne part pas non plus totalement largué. Là, cela va être une question de mentalité, de la façon dont on aborde le match avec l’envie d’être présent dans le combat et de pouvoir rivaliser. C’est surtout cela qui va faire la différence. » Les joueuses du RCA vont devoir se surpasser mentalement pour arracher la victoire à leurs adversaires. Un objectif clair et arrêté par l’entraîneur : rester accrochées au trio de tête le plus longtemps possible afin d’entrer dans les quatre qualifiées.
Une volonté de montrer ses capacités
Un nouveau match en terrain amiénois qui poussera les joueuses locales à se dépasser malgré un souvenir amer laissé par la dernière rencontre à la maison : « Cela peut aussi avoir l’effet inverse de dire qu’on peut jouer un peu plus libéré et essayer de faire le maximum pour rivaliser, en tout cas, rugbystiquement, avec ces équipes-là. » Un avantage tout de même pour les Licornes qui joueront devant leurs supporters sur une pelouse déjà bien usée par les précédents matchs et qui ne déplait pas aux Amiénoises et à leur entraîneur : « On est une équipe qui a toujours aimé jouer dans des conditions compliquées. L’année dernière, on n’a jamais été aussi fortes que quand les conditions étaient dantesques. On va dire que tant mieux pour nous. Ce sera à l’adversaire de s’accrocher, même dans la douleur. »
Fédérale 2, 4e journée :
Dimanche 8 novembre, 17 h, stade Charassain : RC Amiénois (5e, 4 pts) – Valkyries Normandie RC (2e, 10 pts)
Emma Dinouard
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archives)

