Après un peu moins d’un mois de préparation intensive, les Gothiques d’Amiens vont enfin débuter leur championnat à l’occasion de la réception des Aigles de Nice, ce mardi, au Coliseum. Excités et ambitieux, Bruce Richardson et ses hommes comptent bien faire la démonstration de leur identité prônée.
Dans à peine plus de 24h à l’écriture de ces lignes, les Gothiques d’Amiens entameront officiellement leur saison 2026/2027. Aucun stress, surtout de l’excitation pour Bruce Richardson, entraîneur de l’équipe, qui connaît ces rentrées depuis 13-14 ans. Depuis le début de la préparation, il martelait vouloir arriver prêt le 15 septembre. Qu’en est-il au final ? « Je pense qu’on est le plus prêt possible pour un début de saison. On aurait pratiqué trois, quatre fois de plus ou joué plus de games, on n’aurait pas été plus prêts. » Il ne regrette en rien cette préparation courte mais intense, considérant que ses joueurs ne seront pas « écoeurés » par trop de pratiques. « S’ils sont sur la glace pendant un mois et demi, quand ça commence, il y a moins d’énergie. Là, les gars ont beaucoup d’énergie encore. Ils sont encore affamés. » Il ne regrette pas non plus l’absence de rencontre lors de cette dernière semaine d’entraînement : « Une game de plus, une blessure de plus, tu ne sais pas. Une game de plus, ça n’aurait rien changé. Quand on a commencé le 22 août, on a commencé à travailler sur notre identité, sur notre système. Je pense que notre système est le plus au point possible pour un début d’année. Il ne sera pas parfait comme toutes les équipes.«
Tu peux avoir le meilleur système de jeu au monde, si tu n’as pas d’identité, tu ne pourrais jamais avancer.
Bruce Richardson, entraîneur des Gothiques
L’identité, c’est le maître mot de Bruce Richardson depuis son arrivée et la chose la plus importante à ses yeux : « C’est ce que tu dégages, c’est ce que tu dis sans rien dire, ce que le monde va dire de nous. Pour moi, c’est primordial que l’identité se fasse voir et qu’on travaille beaucoup sur ça. Tu peux avoir le meilleur système de jeu au monde, si tu n’as pas d’identité, tu ne pourras jamais avancer. » Il prône un engagement et une combativité dans lesquels les supporters pourront se reconnaître, peut-être dès ce mardi lors de la réception des Aigles de Nice. L’adversaire a été étudié, mais pas question de changer la philosophie de jeu mise en place ces dernières semaines : « C’est sûr qu’on va avoir une idée de qui on affronte et un peu de leurs tendances. C’est notre responsabilité comme entraîneurs de nous assurer qu’on donne le plus d’informations aux joueurs. Mais au bout de la ligne, on a travaillé pendant 3 semaines sur notre système. On ne commencera pas à tout changer demain parce qu’on joue une équipe qui joue d’une certaine manière. Ça va être à eux de s’ajuster et non à nous de nous ajuster. »
Thirion est prêt, mais Horvath aussi
Pour cette première rencontre officielle de la saison, le technicien québécois aura le luxe de pouvoir compter sur l’intégralité de son effectif, à l’exception de Gravel, toujours blessé. Auteur d’une solide préparation dans les cages amiénoises qu’il a donc dû garder seul, Mathis Thirion affichait un large sourire après l’entraînement de ce lundi, symbole d’un épanouissement depuis son arrivée en Picardie : « Mon objectif en arrivant ici, c’était de montrer une belle image, d’apprendre à connaître les gens et de bien m’intégrer. Je pense que c’est très réussi, je me sens bien ici, c’est pour ça que je suis heureux. » Il confie très bien s’entendre avec Alexis Gravel et trouve dommageable sa blessure, même s’il avouait être satisfait de ses performances en préparation. « J’ai appris, je n’ai pas tout fait parfaitement, mais j’essaie de continuer de progresser. Je suis sur la bonne voie, je continue de travailler fort, et si on a besoin de moi, je suis là. » Même s’il est encore jeune, il compte bien se faire une place dans l’effectif et le cœur de son entraîneur : « Je veux progresser pour aller matcher à un niveau supérieur, aller chercher du temps de jeu, de la maille, comme dirait le coach. Et plus je joue, plus je suis à l’aise, ça va être un effet boule de neige, si je puis dire. »

Le Rouennais de naissance devra pourtant patienter un peu avant de disputer ses premières minutes en match officiel sous la tunique rouge et noire. Car Bruce Richardson compte bien aligner la recrue Dominik Horvath, plus expérimentée, pour démarrer la saison. « On a pris cette décision-là parce que je pense que Mathis a déjà beaucoup joué et Horvath a déjà bien pris ses marques. Il a quand même joué en Europe dans les dernières années, dans une bonne ligue (en ICEHL, ndlr). Donc il a quand même un bon bagage à ce niveau-là et il est affamé. Il veut démontrer qu’il est capable de jouer comme numéro un« , se justifie le coach canadien. Un petit baptême du feu en perspective pour le Hongrois donc, mais une rencontre qui sera sans doute chargée d’émotions pour tous les joueurs. La clé du succès, selon Bruce Richardson, sera d’être capable de bien les gérer face à des Aigles aux griffes aiguisées après 5 matchs de préparation (2 succès contre Gap, une victoire et deux défaites contre Marseille).
Ligue Magnus, 1ère journée :
Mardi 15 septembre à 20h15, au Coliseum : Amiens – Nice
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

