Julian Alaphilippe vient d’annoncer la fin de sa carrière professionnelle quasiment en même temps que la course des caisses à savon qui a lieu ce dimanche à Picquigny, ville dans laquelle il avait fait ses gammes en catégorie jeune.
Ne remuons pas le couteau dans la plaie. Nous avons souffert dans la roue arrière de Julian Alaphilippe lors du dernier Tour de France. Lâché quasiment à chaque étape, il a surtout fait preuve d’un grand courage et il a tenu à terminer très loin de Pogacar ce Tour de France qui, pour lui, a été un vrai supplice. Julian Alaphilippe avait encore un an de contrat chez Tudor, mais il a préféré jeter l’éponge avant et ce geste lui fait honneur. Il n’a pas voulu faire la saison de trop et il va donc profiter de la vie aux côtés de son épouse Marion Rousse et de son petit garçon. Ces dernières années, Julian Alaphilippe était un champion adulé du grand public et rappelons qu’il fut deux fois champion du monde sur route, qu’il a été meilleur grimpeur du Tour de France, vainqueur de Milan San Remo et de la Flèche Wallonne.
Alors me direz-vous, pourquoi Picquigny et Julian Alaphilippe ? Tout simplement parce qu’un jour du printemps 2011, Julian Alaphilippe était venu s’imposer haut la main dans le Prix Philippe Ermenault à Picquigny. Ce fut même la dernière organisation du club Samara UC. Julian avait franchi la ligne d’arrivée à l’endroit même où dimanche sera donné le départ de la course des caisses à savon, plus précisément la rue Jean Choquet, très difficile surtout quand on la gravit. Julian Alaphilippe portait alors les couleurs de l’Armée de Terre et, à notre connaissance, chez les amateurs, il n’a gagné qu’une fois en Picardie et ce fut à Picquigny. Julian Alaphilippe, alors âgé de 18 ans, nous avait avoué qu’il ne connaissait pas Philippe Ermenault et nous avions alors présenté les deux hommes. Un moment que nous n’avons jamais oublié. Nous étions loin d’imaginer quelle carrière effectuerait ce garçon timide, heureux de s’imposer dans une course relevée en participation avec plus de cent coureurs au départ. Nous étions alors au printemps 2011 à Picquigny, à quelques mètres de la maison de l’auteur de ces lignes.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

