Après une première saison historique en Pré-Nationale, l’Albert Sport Badminton a vu son équipe première se maintenir au plus haut échelon régional. Renan Lebras, capitaine du collectif, revient sur l’exercice écoulé et sur celui à venir.
Renan Le Bras, visage de l’Albert Sport Badminton, est un capitaine heureux. À l’issue d’une première saison en Pré-Nationale terminée à une honorable cinquième place, avec 1 victoire, 3 nuls et 6 défaites (dont deux avec bonus défensif), le chef de file de la délégation albertine se disait satisfait de la performance des siens : « On est arrivés sans trop savoir où on mettait les pieds, vu qu’en quatre ans, on a fait trois montées successives. Aujourd’hui, je suis content parce que l’objectif c’était de se maintenir, et clairement les équipes qui sont au-dessus de nous ont été meilleures. »
Un statut de petit poucet, et presque d’outsider pour le club samarien qui fait son petit bout de chemin seul, et qui puise sa force dans l’énergie collective. « Il y a une envie de progresser pour la majorité, individuellement et collectivement, mais surtout d’aller plus haut« , nous livre le technicien, qui est fier de voir ses joueurs rester à bord « alors qu’ils auraient pu partir parce qu’ils font leurs études ailleurs ». Avec des moyens bien moindres que certaines écuries du championnat, qui ont tout le loisir et les moyens financiers de payer les joueurs, l’Albertin constate objectivement qu’ici « tout le monde a envie d’aller dans le même sens, celui du club, et ça fait plaisir ! »

Les fruits de la formation
Si le club samarien est arrivé à ce niveau, ce n’est effectivement pas par hasard. Deuxième club de la Somme derrière l’Amiens UC Badminton, l’association s’appuie depuis plusieurs années sur un modèle de structuration, avec justement Renan Lebras qui, certes, dispose d’une casquette historique de bénévole, mais qui est également entraîneur au sein du club à raison de 8 heures par semaine. Aujourd’hui, la présence au plus haut échelon régional et les résultats engrangés sont le fruit d’un travail de longue haleine avec notamment la fratrie Brabant, composée de Coline et Anatole, qui ont atteint les classements nationaux : « Le projet club monte en puissance au fur et à mesure, on est passé de Départementale à Pré-Nationale en moins de dix ans, et ce sont ces joueurs, qui sont restés, qui font évoluer le club. Tout le monde progresse ensemble.« Des purs produits albertins, qui amènent une émulation en interne, avec une forte participation bénévole qui découle là aussi de cet esprit club.
Ne pas mettre la charrue avant les bœufs
Si les fondations du collectif sont solides, pas question pour le capitaine de brûler les étapes : « Les avis dans l’équipe sont partagés, moi le mien, c’est qu’à partir du moment où on s’est maintenu à peu près au milieu, l’objectif cette saison va être d’aller jouer les play-offs. » Une envie de titiller les sommets, sans pour autant chercher la montée car « en termes de niveau ou de finance, c’est un peu short pour la Nationale 3. […] Si on se maintient, ça m’ira, si on va aux play-offs c’est bien car ça nous fera de l’expérience. » Pour atteindre ses objectifs, l’Albert Sport Badminton ne mise pas sur le recrutement, du moins pas au travers de posts sur les réseaux sociaux comme le font la plupart des clubs, mais globalement, vient qui en a envie.
Un collectif qui devrait donc rester à l’identique, sauf surprise de dernière minute, et qui aura à travailler sur les points faibles mis en lumière cette saison : « Ce qui nous a fait passer à côté de quelques rencontres, c’est plutôt le mental qui a toujours été un peu dur chez nous. Dans les moments un peu stressants, on n’a pas toujours été bon, déjà en Régionale. » Une perspective de progression pour les Albertins qui ont déjà fait leurs armes, et qui tenteront donc de « faire mieux que la saison dernière ».
Dorine Cocagne
Crédit photo : DR – Albert Sport Badminton et Théo Bégler – Gazettesports.fr

