Symbole fort d’une dure saison et d’un avenir plus qu’incertain, l’entente Amiens-Lille a été contrainte, pour des raisons budgétaires, d’annuler son déplacement à Montpellier, ce qui devait constituer le dernier week-end de championnat.
Les joueuses de l’entente Amiens-Lille avaient-elles besoin de cela ? Déjà embarquées dans une saison galère durant laquelle elles n’ont jamais réussi à s’imposer, les voilà contraintes de rester à la maison ce week-end alors qu’elles devaient se rendre à Montpellier pour la dernière double confrontation en championnat N1. La raison ? « L’aller est assuré. Par contre, le retour des joueuses n’est pas assuré, parce que le budget des trains s’est enflammé, ce qu’on regrette, parce qu’on n’avait pas besoin de ça. Le club ne peut pas s’engager financièrement. On pourrait faire revenir tout le monde et, le dimanche, on loue un minibus là-bas, mais le budget est beaucoup trop important pour faire ça », explique Alain Armand, vice-président du club des Écureuils d’Amiens qui héberge la structure féminine.
Un coup de massue qui obscurcit encore un peu plus le ciel de Claudia Tison et des siennes, lesquelles n’ont encore aucune certitude sur l’existence ou non de leur équipe en septembre prochain. « En toute transparence, pour l’instant, on ne sait pas, confirme Alain Armand. Ce qu’on sait, c’est qu’il y a de grandes chances qu’on ne continue pas en Nationale 1 avec les filles. Pourquoi ? Parce qu’on s’aperçoit que le niveau entre la N2 et la N1 est trop grand. On le voit par les résultats. Il y a un gap énorme entre les deux niveaux. » Il n’est donc pas exclu que l’entente reparte, mais si cela se fait, ce serait sûrement à un échelon inférieur, ce qui aurait été, de toute façon, peut-être le cas sportivement si défaite en barrage. Si elle venait à disparaître, le vice-président des Écureuils ne mettrait pas pour autant toutes ses joueuses à la porte. Elles pourraient intégrer les équipes N3 ou N4 masculines puisque le roller hockey est un sport mixte. Un potentiel maigre lot de consolation pour celles qui avaient intégré une équipe au projet ambitieux et qui avait pour objectif de développer la pratique féminine.
Simon Vasseur
Crédit photo : Reynald Valleron – Gazettesports.fr

