Après trois premières rencontres difficiles et deux trêves imposées en un mois et demi de compétition, les Green Falcons retrouvent le championnat. Ils se déplacent ce samedi à Caen dans l’espoir d’ouvrir leur compteur de points.
Les Green Falcons avaient déjà dû s’armer de patience entre leur deuxième et leur troisième rencontre, puisque les championnats du monde s’étaient déroulés au mois d’octobre. Samedi dernier, alors qu’ils avaient l’occasion d’enchaîner et de reprendre leur rythme habituel d’un match par semaine, ils ont dû se résoudre à rester chez eux en raison d’un mouvement de grève des arbitres qui avait perturbé la programmation des matchs, et notamment le leur prévu contre Angers. Un report qui n’a pas fait les affaires d’Antoine Demaret et de ses hommes qui s’étaient bien préparés pour ce match ultra important pour le maintien : « C’est un match qu’on avait coché. On avait récupéré quasiment tout le groupe pour ce match-là, donc ça fait un peu chier (sic). » Ne pas pouvoir enchaîner les matchs empêche les joueurs de se mettre dans le rythme physiquement mais aussi de s’impliquer mentalement. Encore plus lorsque la confiance n’est pas au beau fixe avec trois lourdes défaites pour débuter la saison, malgré une performance encourageante à Villeneuve, il y a deux semaines : « Le match était correct, on avait joué notre jeu, donc on était sur une bonne dynamique, je trouve. »
Caen, un adversaire plus abordable
L’avantage de ce report, c’est que les Messipontins vont arriver le couteau entre les dents à Caen : « On doit être morts de faim, on n’a pas joué depuis 15 jours, donc on a envie de jouer, ça peut nous servir aussi. […] On doit avoir l’état d’esprit qu’on avait à Villeneuve. Et si on arrive à jouer notre jeu, peut-être que ça va s’ouvrir« , juge le technicien samarien, qui sait que cette rencontre face aux Conquérants pourrait être, si ce n’est un tournant, un véritable révélateur du niveau des Greens cette saison : « C’est une équipe qui fait des bons résultats, mais qui reste sur une performance moyenne aussi à Valence, où ils ont craqué en deuxième mi-temps. On sait que c’est une équipe qui est costaud, mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on a joué depuis le début de saison. Les équipes qu’on a jouées se sont quand même bien renforcées, et ils jouent le haut du tableau. Là, ça va être une équipe du milieu de tableau à mon avis, pas trop renforcée, mais qui a gardé son ossature. »
Un adversaire bien moins huppé que les précédents face auquel il faudra, a minima, faire jeu égal et, au pire, s’incliner en ayant eu l’espoir de repartir avec quelque chose. La saison passée, les Samariens étaient parvenus à tenir la dragée haute aux Normands : « C’est un terrain qui est super grand qui nous a réussi l’année dernière. On avait perdu 5-4 en menant à quelques minutes de la fin », se rappelle Antoine Demaret. « On a eu un peu de mal depuis le début de saison, mais on reste quand même ambitieux, on a l’espoir de bien faire. » Surtout, revenir bredouille de Caen signifierait rester à zéro point. Une situation qui peut, à la longue, impacter le moral des troupes : « Plus ça avance, plus c’est dur. Mais clairement, si on pouvait ramener quelque chose là-bas, pour la confiance du groupe, ça serait bon pour la suite. La saison est encore longue, mais c’est clair que plus ça avance, plus ça va se compliquer si on ne prend pas de points. Dans les têtes, ça va un peu gamberger. » Pour ce déplacement en terre normande, les Picards pourront compter sur les retours de Jérémy Hard et de Valentin Demaret. Ils devront en revanche composer sans Gordon Chasseriaud, dont la compagne attend un heureux événement.
Élite, 5e journée :
Samedi 7 novembre à 19 h, halle des Granges : Caen (7e, 4 pts) – Pont-de-Metz (10e, 0 pt)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)

