MARCHE À PIED : Une deuxième édition de la Pink Moove des plus réussies

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Dimanche était l’occasion pour les participants et participantes de la Pink Moove d’aller courir sur 5 ou 10 km sur un tracé 100 % longacoissien. Une course solidaire estampillée ESC Longueau et Ville de Longueau, dont une partie des revenus seront reversés à l’association Jeune et Rose, dans le cadre de la sensibilisation au cancer du sein, de la lutte contre la maladie et d’Octobre rose.

Ils étaient en tout 117 participants à fouler le sol du parc des sports de Longueau à partir de 10 h, que ce soit sur 10 km, 5 km, ou en marche. Un rassemblement qui a moins réuni de monde que l’année précédente, lors de sa première édition, la pluie ayant eu la fâcheuse tendance à s’inviter tout au long de la course. Laura Rio, éducatrice au sein de l’ESC Longueau depuis 7 ans et fondatrice de l’initiative Pink Moove, explique la genèse de ce rassemblement : « J’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice, comme on dit, pour montrer que tout le monde était capable de faire quelque chose. J’ai débuté l’année dernière, parce que j’ai appris que mon amie d’enfance avait un cancer du sein. Donc c’est pour ça que j’ai fait cette course l’année dernière, pour la soutenir et l’épauler dans cet événement malheureux. J’ai décidé de perdurer malgré la perte de mon amie, qui est décédée en janvier. Et je compte faire perdurer l’événement dans le temps.«  Une touchante initiative qui parlera non seulement à ceux dont la maladie a touché un proche, à celles qui se battent et à ceux qui viennent soutenir le combat contre la maladie par le biais du sport.

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Une initiative soutenue de partout et en perpétuelle évolution

Le choix de faire de cet événement une course, et non une autre discipline, s’est imposé rapidement, afin de s’ouvrir et de rapprocher un maximum de personnes, incluant même les parents coureurs de l’ESC Longueau. À terme, Laura Rio souhaiterait développer la Pink Moove en instaurant « un podium » pour les trois premières de chaque courses, mais aussi : « faire des lots un peu plus gros, éventuellement trouver d’autres sponsors pour qu’on se développe un peu plus et que ça soit de plus en plus gros et de plus en plus intéressant au niveau de ce qu’on transmet. Parce que là, il y a des maillots qui ne sont pas offerts, mais si éventuellement on a un sponsor, on pourra les offrir à tout le monde sur les prochaines courses.«  À l’arrivée, au sein du gymnase Paul Hédé, tous les participants repartaient avec soit une médaille, soit un porte-clé, tous les deux des créations de l’artiste amiénoise Manon Gargouil. Bien épaulée par la ville dans cette initiative, Laura Rio tenait aussi à remercier le maire, Pascal Ourdouillé, présent lors du départ : « C’est important, je pense que dans tout projet, et encore plus dans celui-là, les élus et surtout le maire nous soutiennent là-dessus. »

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Avant la course, place à l’échauffement !

Jeune et Rose, entre prévention et accompagnement face à la solitude de la maladie

Au sein du gymnase accueillant l’arrivée était aussi présent un stand de l’association Jeune et Rose afin de faire de la prévention sur le cancer du sein, surtout chez les jeunes puisque les cas de maladie se multiplient dans cette tranche d’âge. Ambassadrice de l’association et présente sur le stand, Nathalie Massot revient sur son parcours, elle qui a été touchée par la maladie et qui s’était tournée vers cette même structure : « Quand j’ai commencé la chimiothérapie, je me suis retrouvée avec des gens qui étaient beaucoup plus âgés que moi et je me suis sentie un petit peu seule. Je me suis tournée vers Jeune et Rose. L’association m’a beaucoup aidée à ce moment-là. J’ai rencontré des jeunes femmes de mon âge qui étaient touchées aussi par la maladie. Du coup, ça m’a fait beaucoup de bien de rencontrer des femmes du même âge que moi, qui avaient la même problématique. On a envie aussi d’aider aujourd’hui les femmes qui se battent.« 

Concernant les actions mises en place par l’association active dans une centaine de villes dans toute la France, l’ambassadrice en rémission indique que l’objectif est d’être « dans la conversation, on se donne des conseils, on se soutient, on se donne des bonnes adresses, des bonnes astuces. On met en place aussi des ateliers bien-être. On n’est pas là pour parler tout le temps de la maladie, on est là aussi pour passer des bons moments et nous faire oublier tout ça. Le but de l’association, c’est aussi de dire aux filles qui sont atteintes de la maladie qu’elles ne sont pas seules, qu’on est là pour les accompagner. »

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Jeune et Rose ou l’importance de ne pas rester seule durant la maladie.

Par conséquent, cela avait du sens pour Nathalie Massot de répondre présente lors de la Pink Moove. Elle avouait d’ailleurs être « très touchée » par l’invitation de Laura Rio : « Ça nous fait plaisir d’être là, de toucher un maximum de personnes, de sensibiliser. On essaye de faire passer des messages, de sensibiliser les plus jeunes. » D’où l’importance de l’autopalpation et du suivi médical chez les jeunes pour faire en sorte que le diagnostic se fasse le plus tôt possible afin d’accroitre les chances de vaincre la maladie. En somme, une course des plus réussies et pour la bonne cause dont les différentes éditions devraient voir le jour dans l’avenir.

Noa Lambert
Crédit photo : Noa Lambert – Gazettesports.fr