BILLARD : Le club de Pont-de-Metz à la recherche de la bonne trajectoire

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Présent à l’Agora début septembre, le club de billard de Pont-de-Metz cherchait à rajeunir ses rangs mais aussi à faire découvrir une variante bien moins connue du jeu : la carambole.

“Là depuis deux ou trois ans, on est une cinquantaine d’adhérents contrairement à une trentaine sur les années précédentes”, se félicitait François Genty. Le président du club de billard de Pont-de-Metz était bien évidemment de la partie à l’Agora au début du mois de septembre. Satisfaite de voir ses efforts payer pour développer la discipline, l’association a un nouvel objectif : rajeunir le club. “Le billard, aujourd’hui, c’est plutôt un sport de retraités, on va dire, concédait-il, rieur. L’idée est quand même d’essayer de se rajeunir, de trouver des nouveaux publics. Par exemple, on est passé d’une seule féminine à une quinzaine.”

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“Avant d’avoir 10-11 ans, ils ont la tête qui ne dépasse pas de la table, s’en amusait-il. Pour bien jouer au billard, il ne faut pas rêver, ce n’est pas à 60 ans qu’on va apprendre, qu’on va être performant au billard si on ne sait pas jouer. Alors que les jeunes, en 3-4 ans, ils ont tout capté. Ils commencent déjà à avoir des résultats.” Son affiliation à la Fédération française de billard permet également au club d’allier loisir et compétition avec des résultats prometteurs. “Les deux dernières années, notre équipe a été en finale du championnat de France par équipes. […] Après, on a des titres individuels au niveau régional”, ajoutait le président.

La carambole, variante méconnue du billard

Dans le club samarien, les licenciés jouent une variante du billard moins connue : le billard français, aussi appelé billard carambole. Cette variante se joue sur une table sans trous avec seulement trois billes. Le but est alors de toucher les deux autres billes avec la sienne, contrairement au billard américain, le plus répandu, qui se pratique sur des tables moins grandes avec un jeu de 16 billes. “Il n’y a pas plus simple comme règle. Chaque joueur a une bille, précisait François Genty. Tant qu’il touche les deux autres (billes), il continue à jouer.”

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François Genty sur son stand lors de l’Agora, début septembre.

Cette différence permet au club messipontin de ne pas être en concurrence direct avec l’association amiénoise. “Tout à l’heure, il y a des gens qui sont venus sur le stand, ils étaient intéressés par le billard à poche, on leur a dit d’aller voir le club amiénois. Quand ils font des journées découvertes de blackball, on envoie des gens de chez nous pour leur faire voir. L’an dernier, on a fait une compétition débutant et ils ont envoyé des joueurs. On a plus intérêt à s’entraider qu’autre chose”, confiait-il. Mais cette originalité de la discipline a aussi son revers de la médaille : le manque de reconnaissance du public pour la carambole.

“Aujourd’hui, on sait très bien que pour attirer les jeunes, il faudrait plutôt avoir des billards à poche”

François Genty

“Aujourd’hui, on sait très bien que pour attirer les jeunes, il faudrait plutôt avoir des billards à poche”, reconnaissait François Genty, qui ne serait pas contre l’idée d’en installer mais qui se heurte au manque de place. Pour le moment, le club ne compte que trois tables. Si des discussions ont débuté avec la mairie pour trouver une salle plus grande et surtout plus adaptée (l’actuelle n’a pas d’accès pour les personnes à mobilité réduite), rien n’est encore fait. L’idée de se diversifier va même plus loin avec l’envie d’ajouter des jeux de fléchettes.

Alors que la saison débute ce mois d’octobre, le club de Pont-de-Metz souhaite poursuivre sur sa bonne dynamique en essayant de faire aussi bien, voire mieux, lors des championnats de la Somme et de France. Pour y parvenir, le club peut compter sur son école de billard, qui compte plusieurs formateurs certifiés. Présente depuis deux ans, elle accueille une vingtaine de participants qui apprennent les bases techniques. Mais comme beaucoup d’associations, le club de François Genty fait face au manque de bénévoles, avec seulement quatre actifs pour l’entretenir. Trouver de nouveaux volontaires pour continuer d’exister devient alors un objectif tout aussi important, pour que le club ne reste pas sur le billard.

Propos recueillis par Simon Vasseur
Thomas Jourdan
Crédit photo : Thomas Jourdan – Gazettesports.fr