ROLLER HOCKEY (Élite) – Antoine Demaret : « On se doutait bien que ça allait être compliqué, et ça a été compliqué »

roller hockey (Élite journée 1) : green falcons de pont de metz v bombardiers d’Épernay
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Conscients du travail encore à effectuer et de la qualité de leur adversaire, les Green Falcons ne tiraient pas vraiment de bilan suite à ce premier match de championnat perdu sèchement face aux Bombardiers d’Épernay.

Ils se faisaient des illusions et elles ont fini par s’évaporer. Dans l’inconnu au moment de rentrer sur le terrain, ce samedi, notamment à propos de leur propre niveau de jeu actuel, les Green Falcons avaient débuté de manière idyllique ce duel face aux Bombardiers d’Épernay, menant 3-0 après 10 minutes. « On a fait bonne figure pendant 20 minutes. On arrive à mener même 3-0, même si c’est contre le cours du jeu, on défend bien, on joue bien », acquiesce Antoine Demaret, entraîneur de la formation messipontine. « Le début de match était très réussi. Je pense qu’on l’a vu au score avec les trois buts, ça nous met en confiance », renchérit Émilien Demaret, de retour aux affaires après une blessure gênante l’ayant privé d’Élite la saison passée. « Mais je pense un petit peu trop en confiance justement. Du coup, on se relâche un petit peu. On joue moins bien placé, on joue moins le schéma de jeu qu’on avait mis en place. » Résultat, les visiteurs recollaient rapidement au tableau d’affichage, ce qui constitue le principal regret du cadet des frères Demaret dans ce match : « On n’est pas déçu de notre prestation sur la première mi-temps. C’est juste un peu décevant de les voir revenir à 3-3 trop vite. Les trois buts qu’ils nous mettent en cinq minutes, ça nous met un peu dans le trou mentalement. »

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Émilien Demaret, de retour après une blessure de longue date.

Les Faucons filaient au vestiaire avec deux buts de retard (3-5), mais ils sentaient bien que la tâche s’annonçait difficile une fois les Bombardiers lancés. Portés par leurs joueurs étrangers, tout juste arrivés en France (Kuo Cheng-Yu, Wu Bo-Wei, Jakub Bernad), ces derniers s’envolaient en seconde période pour l’emporter 9-3. « Sur le papier, en voyant les noms, on se doutait bien que ça allait être compliqué, et ça a compliqué. Ils ont des joueurs qui sont vraiment au-dessus. Ils ne vont pas être là tout le temps, mais ils étaient là contre nous, c’est bête, mais c’est comme ça. La défaite est logique », analyse le technicien samarien. D’autant que Pont-de-Metz manquait de main-d’œuvre avec seulement 9 joueurs de champ inscrits sur la feuille de match contre 14 côté sparnacien. « On a joué avec 6 attaquants et 3 défenseurs. Un attaquant a dû passer derrière. Et sur certains shifts, ça se voit malheureusement. Et les erreurs, à ce niveau-là, ça ne se pardonne pas.« 

Alors, forcément, malgré une préparation physique accrue par rapport aux années précédentes, les jambes ont été vite lourdes : « On le sent que ça nous fait du bien. Je pense que sur la longueur, ça va vraiment nous aider. Mais là, on pêche physiquement en deuxième mi-temps« , avoue le passeur sur le deuxième but marqué par son frère, Valentin. « Même si on a fait une prépa d’un mois, quand ils tournent à trois lignes et nous à neuf joueurs, ce n’est pas la même. » Émilien se disait malgré tout ravi de retrouver une équipe qu’il n’avait pas pu côtoyer l’année dernière : « Je suis content de retrouver l’équipe première, mais conscient du boulot qu’il y a à mettre en place pour ce niveau-là. C’est vrai que l’année dernière, j’avais fait deux matchs, et encore deux matchs pas complets. Mais je suis content de retrouver la bonne humeur du groupe. » Et c’est peut-être elle qui permettra aux Greens de s’en sortir, car ils vont devoir lutter à chaque rencontre. Samedi, Antoine Demaret s’attendait à voir ses hommes souffrir, et ça a été le cas. Mais son groupe n’a rien lâché et il retient cette mentalité de guerrier qu’il faudra avoir pour les matchs qui compteront vraiment, face à Caen, Angers et Anglet. Le score de ce samedi importe peu, le maintien se jouera aux points.

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr