Menant 3-0 après dix minutes, les Green Falcons avaient laissé entrevoir un petit exploit face à Épernay. Mais les Bombardiers ont fini par rentrer dans leur match pour renverser la vapeur et s’imposer facilement à la Roller Arena (3-9).
C’est en effectif réduit que les Green Falcons débutaient ce deuxième exercice au plus haut échelon national. Sur la feuille de match, évidemment pas de Pierre-Antoine Picard et de Mathéo Candellier, tous deux partis pour d’autres horizons, mais pas non plus de Soren Oudar, en stage avec l’équipe de France U19, ni de Jérémy Hard et de Hugo Bacquet. Les deux nouvelles recrues, Anthony Josse et Hugo Allais, n’étaient pas non plus de la partie. Seuls renforts à souligner, celui d’Émilien Demaret, longtemps blessé la saison passée, et du jeune Léo Delaroche, 20 ans, qui évoluait avec la N2 auparavant. Face à ce collectif de 10 joueurs, l’armada sparnacienne composée de 15 éléments, parmi lesquels deux Taïwanais, dont Benoît Oudar, président de Pont-de-Metz, se méfiait particulièrement, mais aussi Eliot Sallendre, passé par la Picardie il y a deux saisons.

À l’exception d’une tentative cadrée de Depierre, le début de partie était clairement à l’avantage des visiteurs qui monopolisaient le palet et mettaient le danger devant les cages de Gosselin. Mais ils ne faisaient pas véritablement de différences et se faisaient punir par des Picards efficaces. Josse, excentré côté droit, repérait Pépin, isolé à l’opposé, et le servait. En one-timer, le capitaine des Faucons trompait la vigilance de Chaumet et ouvrait le score (1-0, 7’22). Et puis, bis repetita. Les Bombardiers étaient ceux qui se rapprochaient le plus du but adverse mais butaient au moment de conclure. À l’inverse, un Valentin Demaret déséquilibré parvenait à lancer avant de tomber pour trouver le chemin des filets (2-0, 10’13). Malgré le temps mort posé par l’entraîneur marnais, ses joueurs se faisaient systématiquement prendre en contre. Cognard dégageait le palet dans les airs, ce qui compliquait la tâche des défenseurs et facilitait celle de Depierre, qui récupérait la rondelle et dribblait le goalie des Bombardiers pour alourdir la marque (3-0, 10’37). Le début de match parfait pour des Green Falcons ballotés mais ultra-réalistes.

Mais la méfiance était de mise car l’on se rappelait de cette même affiche à la Roller Arena, qui avait vu les Sparnaciens être menés 2-0 avant de complètement inverser la tendance pour s’imposer 5-2. Et alors que les hommes d’Antoine Demaret semblaient, grâce à cette avance, se libérer et dominer les débats, ils concédaient une première réduction de l’écart par Cheng-Yu (3-1, 12’13). Quelques instants plus tard, son compatriote et coéquipier, Bo-Wei, l’imitait (3-2, 12’43), réduisant presque à néant les efforts consentis par les Samariens jusqu’alors. Ces derniers avaient une occasion d’éteindre l’incendie avec un premier powerplay en leur faveur. Mais, ayant retrouvé leur solidité derrière, les Marnais résistaient sans grande difficulté et touchaient la barre de Gosselin une fois de retour à quatre. Leur regain de forme était concrétisé par une égalisation. Après leur doublette taïwanaise, c’est sur Mathieu Dupont et Émile Dupuis que les Bombardiers pouvaient compter (3-3, 18’53). Peu avant la pause, Dupont remettait ça, bien lancé par Dupont (Julien cette fois), et se jouait de la défense messipontine pour donner l’avantage aux siens pour la première fois et au meilleur des moments (3-4, 22’50). Les locaux craquaient en cette fin de période, concédant le but du break avant le retour au vestiaire (3-5, 23’31).
Épernay en mode rouleau-compresseur
Les Samariens revenaient bien dans ce deuxième acte et regardaient droit dans les yeux leurs adversaires dans un premier temps, se procurant quelques occasions chaudes. Car dans un second temps, les Sparnaciens accentuaient leur avance par un nouveau but, le deuxième signé du virevoltant Bo-Wei qui revenait à hauteur de son compatriote à ce niveau (3-6, 31’09). Les visiteurs pensaient inscrire le dixième but de cette rencontre, mais il était refusé puisqu’il avait été inscrit du patin. Ce n’était que partie remise puisqu’ils trouvaient les filets de Gosselin peu de temps après par De Luca (3-7, 33’44). De nouveau la tête sous l’eau, les Greens ne parvenaient pas à réagir et subissaient la loi sparnacienne. Malgré un léger répit, leur défense était à nouveau impuissante sur le bon décalage de Bernad pour Sallendre qui participait au festival offensif de son équipe (3-8, 39’24). Le gardien picard repoussait tant bien que mal les tirs marnais pour éviter une plus grande déroute. La fin de match s’équilibrait, les Faucons voulant sauver l’honneur et les Bombardiers se relâchant quelque peu du fait du résultat acquis. Colas profitait d’un boulevard laissé dans l’axe pour marquer le dernier but d’une rencontre qu’Épernay aura dominée (presque) du début à la fin (3-9, 48’42).
Élite, 1ère journée :
Pont-de-Metz – Épernay : 3-9 (3-5)
Buts pour Pont-de-Metz : Henri Pépin (1-0, 7’22) assist d’Adrien Josse, Valentin Demaret (2-0, 10’13) assist d’Emilien Demaret, Maé Depierre (3-0, 10’37) assist de Thomas Cognard
Buts pour Épernay : Kuo Cheng-Yu (3-1, 12’13) assist d’Eliot Sallendre, Wu Bo-Wei (3-2, 12’43) assist de Jakub Bernad, Mathieu Dupont (3-3, 18’53) assist d’Émile Dupuis, Mathieu Dupont (3-4, 22’50) assist de Julien Dupont, Kuo Cheng-Yu (3-5, 23’31) assist de Wu Bo-Wei, Wo Bo-Wei (3-6, 31’09) assist de Jakub Bernad, Dominic De Luca (3-7, 33’44), Eliot Sallendre (3-9, 39’24) assist de Jakub Bernad, Maxime Colas (3-9, 48’42) assist de Julien Dupont
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

