Avec un effectif encore limité en ce début de saison en raison d’arrivées tardives ou de blessures malvenues, l’Amiens Handball Club s’apprête à débuter son championnat sur le terrain de Palaiseau, un promu à ne pas sous-estimer.
Après une très belle performance réalisée sur le terrain du rival abbevillois, en Coupe de France, malgré la défaite, l’Amiens Handball Club va débuter son championnat, encore une fois loin du Coliseum, puisque Léo Renaud-David et ses hommes se rendront à Palaiseau pour y affronter le promu. Mais pas de quoi partir avec un surplus de confiance, le technicien amiénois estimant cet adversaire dangereux pour de multiples raisons : « C’est une équipe qui a gagné pratiquement tous ses matchs l’année dernière. Donc, ça veut dire que c’est un groupe qui vit bien. Il est en confiance, il va faire son premier match de Nationale 3 chez lui, il va y avoir de l’ambiance. Si on n’arrive pas prêts, on va leur laisser l’occasion de se mettre dans le match et ça sera très difficile. Donc, il faut qu’on fasse abstraction du fait que c’est une équipe qui vient de Pré-Nationale, surtout qu’on ne sait pas comment ils ont recruté. » Léo Renaud-David ignore même tout de cette formation francilienne, les vidéos de matchs étant rares, encore plus en Pré-Nationale.
C’est donc un peu dans l’inconnu qu’il a préparé cette première journée de championnat, même si la prestation de ses joueurs a donné quelques certitudes pour la suite, notamment sur le plan mental. Sur le plan tactique, il s’est attardé sur les aspects du jeu qu’il n’avait pas eu le temps de traiter jusqu’à présent. « On a pas mal travaillé notre attaque sur une défense étagée, qu’on n’avait pas encore eu le temps de vraiment travailler. On a vu que ça nous avait posé pas mal de problèmes contre Abbeville. Donc, on a un peu appuyé là-dessus cette semaine. » En Coupe de France, les Samariens avaient éprouvé des difficultés à construire leurs offensives face à un bloc défensif en 5-1 qui permettait à Abbeville de couper les transmissions. Ils sont désormais prêts à faire face à toutes les éventualités : « On se concentre sur notre jeu et, en l’occurrence, notre jeu de transition, notre jeu rapide, au cas où Palaiseau nous mettrait une défense étagée. Au moins, on est prêt pour les deux cas de figure. »
Un pivot de substitution
Si la tactique semble rodée, l’effectif, lui, peine à se compléter pour diverses raisons. Gaël Papin sera éloigné des terrains pour un moment en raison d’une blessure aux ligaments, Paul-Alex Cazé est revenu du Canada mais a un problème de licence, Tom Legrand, recrue venue de Soissons, sera absent pour raison familiale, Armand Lenglet est touché au ménisque pour deux semaines encore et Nolann Legrand a été victime d’un petit incident domestique à la main. Cela fait beaucoup, d’autant que les deux derniers cités sont les deux pivots habituels de l’AHC. « Je n’ai pas de pivot pour ce week-end. J’ai quand même le luxe d’avoir deux arrière-gauche qui sont capables de jouer pivot, mais ce n’est pas idéal pour commencer un premier match de championnat. On fera avec », lance Léo Renaud-David, fataliste. Il espère néanmoins rentrer de Paris avec les trois points et, si possible, avec la manière. « Juste la victoire, ça ne veut pas dire grand-chose pour le reste de la saison. L’année dernière, on a gagné de 10 buts notre premier match à l’extérieur. Et au final, on a eu une saison très compliquée. Donc ce qui m’intéresse, c’est qu’on applique les consignes, qu’on corrige les erreurs qu’on a vues ensemble sur les matchs précédents. C’est important. » S’il joue aussi bien qu’à Abbeville, Amiens maximisera au moins ses chances de démarrer du bon pied.
Nationale 3, 1ʳᵉ journée :
Samedi 5 septembre à 20h30, salle Jesse Owens : US Palaiseau – Amiens HC
Simon Vasseur
Crédit photo : Léandre Leber – Gazettesports.fr

