Ce vendredi, se déroulait le stage de rentrée du pôle espoir des Hauts-de-France au dojo régional, l’occasion parfaite d’interroger Patrice Rognon, successeur de Lilian Barreyre au sein du CTS Judo et de la Drajes Hauts-de-France, au sujet de sa nouvelle position et de ses engagements.
Patrice Rognon est donc de retour en terre amiénoise, après être parti à Paris pour faire évoluer la discipline au niveau national. Cet homme de 59 ans travaille désormais au CTS Judo et est aussi rattaché à la Drajes des Hauts-de-France. « Je mets en œuvre la politique de l’État via la Drajes sur le secteur judo des Hauts-de-France. Donc, tout ce qui est valeurs républicaines, laïcité, lutte contre les violences, etc. Donc, c’est un gros travail d’éducation à faire et surtout à diffuser à l’ensemble des clubs« , précise Patrice Rognon. En termes de carrière, il est difficile de faire mieux. Ancien judoka de renom, il va ensuite partir dans le domaine de l’animation en tant que conseiller en 1996, pour ensuite devenir conseiller technique sportif de l’ancienne ligue de Picardie, puis travailler auprès de la Fédération Française de Judo à partir de 2007. Après avoir évolué au niveau national, il est légitime de se poser la question « pourquoi revenir au niveau régional » tant cette perspective se fait rare dans le monde du sport. À cela, Patrice Rognon y trouve une réponse en toute philosophie : « Parce que les choses changent, on vieillit, on a besoin d’autres aspirations. »
Pour ce qui est de sa nouvelle fonction, le nouveau directeur technique voit dans le territoire une véritable occasion de développer le judo : « C’est une ligue à gros potentiel. On a un peu plus de 50 000 licences en judo. Il y a du potentiel partout. Il faut surtout bien s’occuper de la formation des jeunes : benjamin, minime, pour avoir des gamins qui peuvent être performants au niveau national. Là, cette année, on a eu deux jeunes qui étaient sélectionnés aux Championnats du Monde cadet féminin. L’objectif, c’est non plus de les sélectionner, mais qu’elles fassent des médailles. Par rapport aux autres régions, les Hauts-de-France, c’est quand même une région plutôt bien cotée. C’est la troisième plus grosse région en termes de licences. L’objectif, c’est qu’on soit dans les trois meilleurs en termes de résultats.« Des objectifs ambitieux en somme, mais qui ne cachent pas leur lot de difficultés, notamment dans le recrutement d’enseignants afin de maximiser le potentiel des élèves : « Ce qui est important, c’est d’avoir les meilleurs enseignants possibles. Si tu es un bon prof et que tu as un bon élève, en principe, il n’y a pas de soucis pour son avenir. » Nous observerons donc l’évolution du judo dans les Hauts-de-France sous la tutelle de Patrice Rognon à moyen ou à long terme surtout.
Simon Vasseur (interview)
Noa Lambert (Rédaction)
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

