Les Amiénois disputeront leur troisième rencontre ce jeudi au Puy et, afin de mettre tous les atouts de leur côté, ils partiront mercredi et s’entraineront même sur place. C’est la raison pour laquelle Alain Pochat se trouvait en salle de presse ce mardi après-midi, retour sur cette conférence.
Évidemment la défaite concédée contre La Roche a beaucoup alimenté les discussions, notamment sur les réseaux sociaux, et ce sujet a été abordé d’entrée par l’entraîneur amiénois qui connait trop bien le football pour savoir qu’un entraîneur ne peut se permettre de perdre trop souvent. « Dans le foot, c’est clair et précis, il n’y a pas le temps. Même si vous avez 25 joueurs nouveaux, je m’aperçois que je devrais gagner tous les matches et que nous serions premiers de la première à la 34ᵉ journée de championnat. Je ne suis pas d’accord pour dire que la victoire de la Roche est méritée. J’ai revu trois fois le match et je l’ai décortiqué. Le nul aurait été largement mérité et il y a eu peu d’occasions de part et d’autre. Je n’ai pas vu Yannick Pandor faire des arrêts dans tous les sens. Il y a aussi ce penalty qui a été sifflé d’un côté mais pas de l’autre et pour avoir revu l’action et en avoir discuté avec l’arbitre, il y avait bien penalty en notre faveur. L’arbitre a reconnu qu’il y avait contact dans la surface. Ensuite, on a tiré des conclusions qui, pour moi, sont ciblées. Je vais au Puy avec un groupe qui travaille, un groupe en construction et qui cherche des solutions dans le secteur où on sait que nous avons été défaillants lors des deux premiers matches, et notamment le secteur offensif. Nous travaillons avec le staff, la vidéo et cherchons des solutions différentes à chaque match en fonction de l’adversaire des associations de joueurs. Il faut quand même un peu de patience, mais je sais qu’en football, la patience, cela n’existe pas. Regardez Nantes au bout de deux matches, Der Zakarian est déjà sur la sellette. »
Alain Pochat répète ce vieux principe qu’en football le plus difficile est de marquer des buts. Ce à quoi nous ajouterons cette phrase célèbre d’Albert Batteux, entraineur mythique du Stade de Reims : « Au départ il y a 18 bonnes équipes. À l’arrivée, il y aura quand même un premier et un dernier. »
Le football ne supporte pas la défaite.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

