Il est rare de nos jours de voir un joueur revenir dans le club qui l’a formé mais qu’il avait quitté durant plusieurs années. Tel est le cas de Mathis Colin dont la joie faisait plaisir, vendredi soir, après la victoire de l’ASC face au Red Star (3-1). Une joie d’autant plus belle qu’il avait inscrit le deuxième but de son équipe.
Mathis Colin est un vrai Picard en ce sens qu’il est né à Senlis (24 avril 2002) et qu’après avoir fait ses premiers pas à Chambly, il s’est ensuite retrouvé au centre de formation de l’ASC. Il a évolué en U17, U19 et en équipe réserve, mais il a ensuite quitté le club pour aller en Corse, à Furiani, puis à Saint-Quentin, Feignies-Aulnoye, mais c’est surtout la saison dernière à Haguenau, en National 2, qu’il a attiré l’attention sur lui, puisqu’il avait marqué onze buts. Alors le revoir à l’ASC, un club qui a fait table rase du passé, n’a rien de surprenant.
Mathis Colin revendique son appartenance à la Picardie puisque sa grand-mère, par exemple, réside à Poix-de-Picardie. Il a ensuite évoqué l’ambiance qui règne dans le groupe et les ambitions de l’équipe : « Bien sûr que nous aurions préféré ne pas prendre de but contre le Red Star. Nous gagnons 3-1 face à une Ligue 2, mais attention, il ne faut pas afficher un excès de confiance. Nous commençons à prendre nos repères et nos automatismes. Nous prenons du plaisir à jouer ensemble. Tous les feux sont au vert avant le premier match de championnat. C’est encourageant et que ce soit le coach ou Lucas Clément, ils ont composé un groupe qui a envie de jouer ensemble. Cela se voit que nous sommes en jambes.«
Avant de poursuivre sur ses précédentes années et sur ses ambitions à venir : « Je reprends mon cursus avec quatre ans de retard mais je suis fier d’être passé par les niveaux amateurs. Je suis vraiment content de revenir dans mon club formateur. Je ne suis pas du tout revanchard, mais je pense avoir mérité d’être là. Quand on m’a appelé, je n’ai pas du tout hésité, j’ai fermé les yeux sur tous les autres clubs car ici, c’est ma région. Je suis à la fois un ancien mais aussi un nouveau. » Désormais, il se tourne vers ce qui l’attend en Ligue 3 : « Les matches amicaux, c’est bien pour prendre de la confiance, mais le championnat, c’est autre chose. Le championnat, c’est le juge de paix. »
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

