Avec la chute du Danois Jonas Vingegaard ce dimanche lors de l’étape 15 du Tour de France, qui hélas a entraîné son abandon, il est mis en lumière une fois de plus le vieil adage : tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, le Tour de France n’est pas gagné.
La chute de Jonas Vingegaard est arrivée dans un rond-point normal tel qu’il en existe des centaines lors des courses cyclistes. Une chute évitable bien sûr, mais qui a entraîné des conséquences dramatiques. Le malheureux Vingegaard, qui aurait pu inquiéter Tadej Pogačar dans la dernière semaine de la Grande Boucle, a été contraint à l’abandon.
Cette vision de Vingegaard qui entre dans le fourgon médical avant d’être dirigé vers un hôpital est d’une grande tristesse. Les coureurs, à commencer par Pogačar, ont accusé le coup, mais la course a repris très vite même si tactiquement, elle a pris une toute autre allure. Mais Jonas Vingegaard n’a pas été traité comme un sportif qui mérite le respect.
Ainsi, dans la nuit de samedi à dimanche, sur le coup de deux heures du matin, on a frappé à la porte de sa chambre. Il s’agissait d’effectuer un contrôle antidopage qui, certes, est normal, mais pas à une telle heure de la nuit. Il paraît que l’UCI ferme les yeux sur ce genre de pratique et nous trouvons que c’est indigne de la part d’une grande fédération. Nous ne pouvons l’affirmer, mais Vingegaard, réveillé en pleine nuit, n’a pu ensuite dormir normalement et terminer ainsi sa nuit, avant cette étape de dimanche.
Ces contrôles inopinés en pleine nuit ne concernent, semble-t-il, que le cyclisme. Oui nous sommes pour les contrôles antidopage mais dans la journée ou au terme d’une compétition. Et non, en pleine nuit comme c’est arrivé pour le malheureux Vingegaard. Cette méthode est injuste et inhumaine.
Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

