Tout était prêt pour vivre une belle aventure mondiale. Mais après une lourde défaite d’entrée, Sabri Lamouchi a été limogé, laissant tout son staff, dont Cédric Blomme, sur le carreau.
Il y a quelques semaines à peine, nous consacrions un article à Cédric Blomme, heureux de s’envoler pour le Mexique afin de vivre, à sa manière, la Coupe du monde. Originaire d’Amiens, fils d’un ancien joueur passé par Breteuil, il avait rejoint le staff de Sabri Lamouchi, récemment nommé sélectionneur de la Tunisie.
Sur le papier, l’histoire avait tout d’un joli chapitre. La Tunisie n’était pas annoncée parmi les nations les plus fragiles, et l’optimisme était de mise autour de ce nouveau projet. Mais le football, lui, n’attend jamais les scénarios écrits à l’avance. Dès la première rencontre, tout s’est effondré : une lourde défaite 5-1 face à la Suède, vécue comme une véritable humiliation. Et avec elle, une vague de colère, de critiques, parfois même de haine, s’est abattue sur Sabri Lamouchi, rapidement désigné comme responsable unique de ce naufrage. La sanction n’a pas tardé. Avant même que l’équipe ne regagne son hôtel, la rumeur s’était déjà propagée : le sélectionneur était limogé. Et cette fois, il n’aura fallu qu’un seul match pour sceller son sort.
Dans sa chute, Sabri Lamouchi entraîne avec lui l’ensemble de son staff. Cédric Blomme, comme les autres adjoints, est prié de faire ses valises et de rentrer précipitamment en France. Ainsi va le football moderne. Il n’y a pas si longtemps, l’entraîneur assumait seul la responsabilité des mauvais résultats. Aujourd’hui, c’est tout un collectif technique qui bascule avec lui, emporté par la tempête du résultat immédiat. Et déjà, ailleurs, les remplaçants se tiennent prêts. En France, on pense à Pascal Dupraz, partout dans le monde à ces “pompiers de service” comme Hervé Renard, toujours disponible pour reprendre un banc en urgence.
Le football ne laisse plus le temps. Ni aux projets. Ni aux hommes.
Lionel Herbet
Crédit photo : Léandre Lebert – Gazettesports.fr

