FOOTBALL (Régional 1) – Michaël Debève : « On va tout faire pour retrouver le championnat de France »

football ligue 2 red star amiens sc asc gazette sports théo bégler 003
Ⓒ Gazette Sports
Publicité des articles du site GazetteSports

Durant un an, Michael Debève a rongé son frein, mais jamais la passion du football ne lui a fait défaut. Aussi, lorsque le nouveau président de Longueau, M. Demuynck, l’a sollicité, l’ancien Abbevillois n’a pas hésité. Il a foncé tête baissée et il a débarqué au stade Émile Noël avec enthousiasme, convaincu qu’il peut réussir des prouesses dans ce club.

Nous l’avions un peu perdu de vue après son départ de l’Amiens SC en tant qu’adjoint de l’entraîneur Omar Daf. Des raisons d’ordre économique avaient contraint les dirigeants de l’ASC à prendre cette décision, mais on imagine que l’ancien joueur du club, qui a toujours été fidèle aux couleurs qu’il défendait, aurait préféré plus de tact ou du moins de correction à son égard. Nous l’avons rencontré lorsqu’au stade Émile Noël, l’ASC et Chambly se rencontraient en amical. L’homme est visiblement un peu déçu de l’attitude de certains dirigeants, mais qu’importe. Aujourd’hui, seul compte Longueau.

bannière cit dessaint 2026 votre partenaire textile multisport.gif 3

Avant d’aborder son propre cas, il note que plusieurs anciens joueurs amiénois sont dans des clubs de la région et il pense bien sûr à Kharbouchi à Camon, Sébastien Dailly à Porto et Teddy Bertin au Touquet : « Quand on passe par l’ASC, on a tous la vocation un jour de devenir entraîneur. Moi je suis resté deux ans en tant qu’entraîneur à Amiens. Après, on continue notre vie. Ce qui est regrettable, c’est de voir qu’autour d’Amiens, il y a de bons entraineurs qui ne sont pas à l’ASC et je pense franchement que le club en aurait besoin. C’est la loi du football. J’entends souvent des dirigeants et des présidents qui prônent les valeurs, mais ils sont parfois les premiers à ne pas les appliquer.« 

Quant à l’ASC, il donne son avis sur le devenir : « Il faut saluer le président Joannin qui, depuis longtemps, est au club. Il ne faut surtout pas que le club parte dans les mains de gens extérieurs à Amiens. Si on arrive à allier ces investisseurs qui sont de la région avec des coaches de valeur, là il y a de quoi faire. Il suffit de prendre en exemple Rodez, Pau, Annecy qui ont les plus petits budgets de L2. Ce sont des clubs avec très peu de moyens. »

Son avenir avec Longueau, son douloureux passé avec Abbeville

Aujourd’hui, Michael Debève a sauté le pas. Il n’est plus le n°2 mais l’entraineur en titre. Et du coup, sa vie au quotidien n’est plus la même. « Cela change ma vie. J’avais dit depuis longtemps que je voulais être entraîneur principal ou responsable d’un club. J’ai assez d’expérience et plus de 20 ans derrière moi. J’ai toujours réussi les objectifs qui m’avaient été fixés et je possède, je pense, un beau palmarès que ce soit en tant que joueur ou entraineur. Je suis très content d’être à Longueau. Le club a fait appel à moi et je vais essayer de construire quelque chose de sérieux dans la durée pour pouvoir permettre à ce club de franchir des paliers. J’avais rencontré l’ancien président René Playe puis le nouveau M. Demynck que je connaissais. Il y a du très bon travail qui a été effectué avec Yoann Moreira qui reste au club. C’est quelqu’un de valeur. Longueau est un très bon club avec des éducateurs de qualité et beaucoup de bénévoles. On va tout faire pour retrouver le championnat de France. C’est un club qu’il faut accompagner et tout est réuni pour aller jusqu’au bout. »

Pour conclure, nous l’avons sollicité sur le sujet du SC Abbeville, un club qui a beaucoup compté pour lui. Michael Debève est amer et un peu remonté quand il aborde le cas de ce club qu’il a entraîné (2004-2008) mais avec qui aujourd’hui les ponts sont totalement rompus. « Certains ont fait une grosse erreur en m’écartant. Le club végète aujourd’hui en R1 et ce sont des gens de l’intérieur qui l’ont fait descendre aussi bas. Chez les jeunes, rien ne fonctionne. J’étais prêt à rendre service car je suis du cru. La décision de ne pas faire appel à moi était politique et les gens qui sont en place depuis vingt ans n’ont rien fait de bon au club. Il n’y a aucun résultat. À un certain moment, il faut savoir passer la main à des gens compétents. Je pense qu’Abbeville mérite d’avoir un club dans une meilleure situation. Les supporters ne sont pas contents ; ils peuvent en vouloir à l’ancien maire, mais ce n’est pas normal ce qui se passe à l’intérieur. »

Lionel Herbet
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)

Publié par Lionel Herbet

Journaliste historique du sport Picard et Amiénois. Lionel est la mémoire des plus grands exploits sportifs de la région.