Pour la première fois, les nageuses d’Amiens Métropole Natation ont pu choisir leurs musiques et participer à la création de leurs chorégraphies pour le gala annuel du club. Entre tapis rouge, paillettes et prestations hautes en couleur, cette édition a offert un spectacle aussi festif que sportif.
Samedi soir, le gala annuel de natation artistique d’Amiens Métropole Natation a transformé le bassin en véritable scène de spectacle. Pour cette édition 2026, le club a choisi le thème de la fête. Une thématique qui a permis aux nageuses de s’approprier pleinement le gala en choisissant elles-mêmes leurs musiques et une partie de leurs chorégraphies, ce qui est une première. Dès leur arrivée au bord du bassin, les nageuses donnaient le ton. Avant même de plonger, elles défilaient sur un tapis rouge installé pour l’occasion. Certaines mettaient en scène leur entrée, d’autres interprétaient des personnages. Maquillages soignés, coiffures travaillées, maillots aux couleurs vives recouverts de paillettes et parfois même quelques accessoires de scène : tout avait été pensé pour prolonger l’esprit festif de la soirée. « On voulait faire un thème où les filles pouvaient être libres, choisir toutes leurs musiques. On a voulu leur faire plaisir pour qu’elles s’éclatent dans leur gala« , explique Raphaëlle Jollois, entraîneuse de natation synchronisée à Amiens Natation depuis dix ans.

Un changement qui a visiblement conquis les nageuses. À 16 ans, Héloïse participe au gala depuis plusieurs années et a remarqué la différence. « Franchement, c’était l’une des meilleures éditions », confie-t-elle. « Les musiques mettaient toutes l’ambiance. Chacune apportait quelque chose de différent et c’était plus dynamique. » Pour les participantes, cette liberté a permis à chaque groupe de développer son propre univers et de s’investir davantage dans sa prestation. Une expérience qui tranche avec certaines éditions plus encadrées. « Chaque gala est différent et on garde des souvenirs de chacun », explique la jeune nageuse. « Mais cette année, on a vraiment pu profiter et s’amuser. » Dans les tribunes, les encouragements n’ont jamais cessé. Un soutien précieux pour les participantes. « Le public nous porte énormément. À chaque applaudissement, ça nous donne de l’énergie pour enchaîner les ballets », assure Raphaëlle Jollois. Les plus jeunes nageuses, notamment celles qui participaient à leur premier gala, ont dû composer avec le stress de l’événement. Mais une fois dans l’eau, l’émotion a rapidement laissé place au plaisir. « Elles n’ont jamais aussi bien nagé que cette fois-ci« , sourit leur entraîneuse.
Derrière les paillettes, des mois de travail
Si le spectacle respirait la légèreté, il est avant tout l’aboutissement d’une année d’entraînement. « On commence dès septembre. Les ballets sont montés vers décembre et en fin de saison, cela s’intensifie avec pratiquement uniquement des répétitions de ballets », souligne l’entraîneuse. Car derrière les sourires affichés devant le public, se cache une discipline exigeante. Dans l’eau, chaque mouvement demande coordination, puissance et précision. Les jambes propulsent les nageuses hors du bassin tandis que les bras dessinent des figures synchronisées à la seconde près. Après plus de deux heures de spectacle, toutes les nageuses se sont retrouvées pour un ballet de clôture particulièrement symbolique. Sur les notes de « Glorious » de Macklemore, les nageuses se sont portées les unes les autres, se relayant au centre du bassin dans une succession de figures et de portés, sous les applaudissements du public. Ensemble, elles ont conclu la soirée en formant les initiales MAE.
Louane Laggoune
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

