ATHLÉTISME – Jorice Bassola : « Le contrat est rempli »

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Entraîneur et athlète à l’Amiens UC, Jorice Bassola est revenu pour nous sur le retour du club picard en Élite 1 de l’athlétisme français.

Quel est votre réaction après les interclubs ?

On est plutôt satisfaits. Le contrat est rempli. Ces dernières semaines on a eu quelques déconvenues avec plusieurs blessés surtout dans l’équipe féminine. Donc Christophe Guibon, le directeur sportif et les entraîneurs se sont mis à chercher des solutions pour combler les pertes que l’on a eues. Pendant les championnats, ça a été aussi un peu compliqué avec quelques contre-performances qu’on a effectuées. Mais en se donnant, en équipe, tous ensemble, on a réussi à décrocher cette troisième place et au barrage on est devant Haute Bretagne Athlétisme. Donc l’objectif est atteint, à savoir retrouver l’Élite 1.

C’était important de retrouver le plus tôt possible l’Élite 1 ?

Bien sûr parce que la chute en Élite 2 n’était absolument pas prévue. En 2019 quand on va au championnat interclubs on y va pour jouer le podium. On avait fait un très gros premier tour avec un record de points pour le club, donc on était confiants. Le temps n’était pas avec nous, on a pris trois bulles. C’était une grosse déconvenue, on se devait de rectifier le tir cette année, ce qui est chose faite. Surtout que pendant le covid on a été champions de France « virtuels », donc on voulait prouver qu’il n’y a pas que dans le virtuel qu’on est présent.

Ça vient valider la bonne forme individuelle des différents athlètes du club…

Ça prouve qu’on est en bonne forme et que le savoir-faire amiénois continue de bien marcher.

On met souvent en avant les sauteurs à Amiens, sur les interclubs il faut être bon partout, ça montre qu’il n’y a pas que les sauts qui marchent bien

Totalement, les sauts marchent bien à l’Amiens UC mais on est présents aussi sur les autres disciplines et on compte le rester. Et sur les championnats de France, on envoie beaucoup de monde même si le niveau est plus dense. Ce n’est pas négligeable pour un gros club.

Vous avez parlé de contre-performances, vous pensiez peut-être à Erwan Konaté et Maëlly Dalmat, est-ce que c’est plus difficile pour des athlètes qui ont d’autres échéances internationales de se préparer pour cette événement ?

Pas forcément, si c’est planifié assez tôt. Mais comme on dit malheureusement il y a des jours avec et des jours sans. Après, leur présence sur les relais, sur le 200 m pour Maëlly et sur le disque pour Erwan montre qu’ils étaient quand même là pour l’équipe.

Le principal c’est de se donner à fond le jour même et si on est en deçà ou un peu fatigué, il faut donner le maximum sur les épreuves sur lesquelles on est aligné parce qu’on se retrouve alignés sur des épreuves sur lesquelles on ne l’est pas habituellement.

Leur pic de forme n’est pas à ce moment là de la saison donc leur niveau de performance s’explique.

À titre personnel vous avez participé à ces interclubs, est-ce satisfaisant de contribuer à cette remontée ?

Toujours, en tant qu’athlète et amoureux de l’athlétisme, ça fait toujours plaisir de pouvoir se battre, d’apporter sa pierre à l’édifice, même si je fais partie des gens qui ont contre performé. Ça me titillait de pouvoir montrer que je pouvais aussi apporter à l’équipe.

On imagine que ça devait être une belle fête…

Tout à fait, on s’est réuni sur le stade avec une grande partie de l’équipe. On est resté pour une bonne partie au club house, on a attendu l’équipe B qui revenait de Maubeuge qui s’est donné, malgré un effectif réduit. On a fêté ça tous ensemble, un vrai moment de partage.


Morgan Chaumier, avec Julien Benesteau

Crédit photo : Kevin Devigne – Gazette Sports