TENNIS DE TABLE : Dans le rétro avec Denis Chatelain et Arnaud Sellier

ASTT
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Alors que l’année prend fin en ce mois de décembre, nous avons interrogé plusieurs acteurs du sport amiénois sur l’année écoulée. Aujourd’hui ce sont le président l’Amiens STT, Denis Chatelain, et le coach de l’équipe première, Arnaud Sellier, qui s’y collent.

Quel est votre meilleur souvenir de l’année avec le club ?

Denis Chatelain : Celui qui vient de se passer, avec notre victoire face à Istres. C’était un super match qui nous a fait passer par toutes les couleurs, on gagne, on perd et puis à la fin on gagne donc c’est parfait puisque souvent on perd. Tous les matchs sont des bons souvenirs, il n’y en a pas un, même quand on a pu perdre, qui a été mauvais parce que les joueurs ne lâchent jamais, ils se battent jusqu’au bout. Il n’y a que des bons souvenirs, et en plus les joueurs s’entendent vraiment bien dans l’équipe, avec le coach ça se passe bien aussi donc c’est le principal !

Arnaud Sellier : Le match qu’on vient de jouer contre Istres n’est pas non plus un excellent souvenir… Plutôt la victoire à Thorigné, à la fin de l’année 2020. C’était une victoire surprenante, tous les joueurs avaient participé, on avait crée une belle surprise en gagnant 9-11 à la belle contre une équipe plus forte que nous. 

A contrario, quel a été le moins bon ?

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Le kop Labaume lors de la rencontre face à Istres (3/2) le 20/12/21

Denis C. : S’il fallait en choisir, ça serait Jesús qui a eu le Covid juste avant la fin, c’était la plus mauvaise nouvelle de la fin d’année. La tâche de vin rouge sur la nappe blanche. Évidemment on lui souhaite un bon rétablissement, il va déjà un peu mieux aujourd’hui.

Arnaud S. : Le fait de jouer à huis clos tout le début de l’année, surtout quand on voit une salle pleine avec autant d’ambiance comme contre Istres. Jouer devant personne, c’est un peu dur. 

Selon vous, qui est l’athlète ou l’équipe amiénoise de cette année 2021 ?

Denis C. : Nous, l’Amiens Sport Tennis de Table ? On est quand même premiers de la Pro B au mois de décembre ! Arnaud connait beaucoup mieux le sport amiénois que moi, c’est son métier…

Arnaud S. : Cette année on peut être sûrs que ce n’est pas l’Amiens SC ! Mais Erika Sauzeau avec sa médaille aux Jeux Paralympiques. Son parcours est vraiment beau.

Quelle a été votre plus grande émotion dans le sport lors de l’année écoulée ?

Denis C. : Il y a eu les JO… Mais surtout la victoire du XV de France contre les All Blacks au rugby ! Il y avait du panache, un peu comme avec l’Amiens STT d’ailleurs puisqu’on s’est vu gagner, puis perdre et on a gagné. 

Arnaud S. : L’équipe de France de volley aux Jeux Olympiques, ils ont fait de belles choses. Ça serait d’ailleurs aussi l’image sportive de l’année pour moi : l’entraîneur de volley aux JO qui est sur le banc, il y a un ballon qui sort et lui, même s’il est coach, il plonge pour essayer de le renvoyer. C’était incroyable ! 

Que peut-on vous souhaiter pour l’année 2022 ?

Denis C. : Des victoires, continuer à lutter pour être sur le podium et si jamais elle se présente, jouer la montée. On n’a pas composé l’équipe pour puisque pour monter, il faut déjà avoir une équipe de Pro A et ce n’est pas comme ça que l’équipe a été constituée, mais les joueurs se battent et rivalisent avec les meilleurs. On voit que toutes les équipes sont dans un mouchoir de poche donc ça va être la régularité sur la saison qui fera la différence. C’est comme un marathon, mais je pense qu’à un moment on aura un point de côté et ça va être dur, mais si jamais ça se passe bien…

Arnaud S. : Se mêler le plus longtemps possible à la lutte pour la montée en Pro A. Même si on a encore vu face à Istres que l’on a toujours des faiblesses sur lesquelles travailler. Mais tant que l’on est là, que ça dure encore un petit peu ! On verra par la suite ce qui arrivera…

Enfin, que feriez-vous avec une enveloppe de 500.000€ au niveau sportif ?

Denis C. : Je mettrais un chauffage optimal dans la salle, je mettrais des grands écrans plats avec le score et les replays. Un système vidéo pour que l’on fasse des ralentis, que l’on puisse re-projeter les points. J’investirais dans du matériel comme ça pour la salle, avec une sono aussi parce que pour le moment notre animateur se bat avec son micro, c’est la galère. 

Arnaud S. : On est un petit sport avec peu de moyens, souvent on fait du bricolage pour essayer de faire bien donc d’après mon expérience au sein du club, j’essayerais sûrement de mettre de l’argent aux bons endroits. Pour nous, 500.000€ c’est beaucoup, c’est presque trois fois notre budget… Peut-être payer un peu plus les entraîneurs tout simplement parce que c’est certes un métier de passion, mais c’est aussi un métier difficile par rapport aux horaires notamment. J’encouragerais les entraîneurs en augmentant leur salaire !




Propos recueillis par Océane Kronek

Crédits photos : Léandre & Élie Leber – Gazettesports.fr