ROLLER-HOCKEY – Adrien Defrance : « On est en progrès mais on est encore loin de notre niveau optimal »

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L’expérimenté avant des Ecureuils d’Amiens, Adrien Defrance, nous parle du début de saison de son équipe.

Depuis combien de temps tu fais du roller hockey et depuis combien de temps tu es sur Amiens ?

Ça commence à remonter un peu, j’ai 43 ans et je suis le doyen de l’équipe. Je fais du roller hockey depuis que ça existe, c’est-à-dire depuis les années 90, je dirais depuis 1996-1997 à peu près, ça fait 25 ans que je pratique ce sport. Au début on jouait en extérieur sur des parkings, maintenant on joue dans d’autres conditions. Je joue à Amiens depuis 2014, c’est ma 7ème saison ici. Avant je jouais à Breuil ou j’avais créé un club avec des amis il y a 25 ans. Je suis venu aux Ecureuils en 2014 pour poursuivre ma carrière et mon envie de jouer au haut niveau. C’est également plus près de chez moi.

Vous avez de gros objectifs cette saison, quel regard portes-tu ce début saison ?

C’est un début de saison correcte, on est dans une phase de construction. L’effectif a évolué au cours de l’été, on reste également sur deux saisons qui ne sont pas pleines, voire même l’an dernier une saison blanche. Donc je pense qu’on a besoin de trouver du rythme, surtout collectivement, on a besoin de construire une machine collective plus puissante. Aujourd’hui je pense que c’est un peu ce qui nous manque pour faire un début de saison parfait. On n’a pas fait un début de saison parfait, on fait un bon début de saison mais il faut qu’on accélère.

Vous avez eu du mal à gagner contre les grosses équipes comme Reims ou Cholet ?

Je ne sais pas si on a eu du mal, Reims on perd aux tirs au but, on a été à la hauteur de ce match-là, pour moi on doit le gagner avant. Et puis à Cholet on fait un match à l’extérieur qu’on perd d’un but qui se joue aussi sur des supériorités où ils ont été meilleurs que nous. Ce ne sont pas des matchs où on a été à la rue, mais on n’a pas su gagner, ni marché sur l’adversaire.

Vous avez remporté votre dernier match face au leader Maisons-Laffitte, est-ce que cette victoire va véritablement lancer votre saison ?

On ne va se pas se gargariser avec ça. Heureusement qu’on a gagné chez nous, j’ai beaucoup de respect pour Maisons-Laffitte mais je pense qu’on est une meilleure équipe. On ne va pas fanfaronner parce qu’on a battu le leader. Nous, on se concentre sur notre jeu, on est en progrès mais on est encore loin de notre niveau optimal surtout dans le collectif. Donc oui c’est bien mais on a d’autres objectifs.

On est pas consistants collectivement et on a besoin de trouver un rythme dans lequel nos blocs vont tourner avec puissance

Selon l’entraineur vous êtes l’équipe à battre, pour reprendre ses mots, toutes les équipes jouent leurs vies contre vous. Est-ce que ce statut de favori est difficile à assumer ?

Non pas du tout, on est favoris depuis 3 saisons. On n’a pas de pression par rapport à ça. Notre équipe a besoin de progresser collectivement, je pense qu’il nous manque ce côté rouleau compresseur qu’on avait il y a 3 ans. On marchait sur l’adversaire, là cette année on a des ratés, on passe à côté d’une mi-temps, ou d’un match. On n’est pas consistants collectivement et on a besoin de trouver un rythme dans lequel nos blocs vont tourner avec puissance. Il faut que collectivement on soit fort pour ne laisser que des miettes à l’adversaire.

Le coach a clairement désigné la défense comme point négatif, pour lui c’est un aspect qui doit être amélioré. Pourtant sur le plan statistique vous n’êtes pas en difficultés…

Aujourd’hui on prend trop de buts, on n’est pas bon défensivement. On prend des buts qui sont parfois évitables, je trouve que par moments on laisse un peu trop le palet à l’adversaire, on devrait lui confisquer davantage la rondelle et être beaucoup plus en maitrise des rencontres, ne leur laisser que des miettes mais on laisse un peu trop d’opportunités, on ne défend pas de la bonne manière. On est peut-être un peu trop offensif aussi. En fait, je crois qu’on pense un peu trop qu’on est au-dessus des autres, que les matchs vont être faciles, qu’on peut attaquer tous azimuts et on se prend des contres, on prend des buts et ça installe le doute, on se retrouve dans des matchs serrés. On doit verrouiller défensivement, si l’adversaire n’a que des miettes ils vont baisser la tête et on sera capable d’enchainer. Quand on laisse trop d’opportunités à l’adversaire, ils y croient et ça donne des matchs serrés.

Il faut que l’adversaire ait le sentiment qu’on est une machine qui va leur rouler dessus

Au contraire l’équipe tourne très bien en attaque. C’est un aspect du jeu sur lequel vous travaillez beaucoup ?

On travaille mais je pense qu’on a surtout des qualités offensives. Il y a des joueurs offensifs dans cette équipe qui sont au-dessus du niveau moyen de la N1. Il y a beaucoup de joueurs qui ont le niveau pour jouer en Élite donc c’est normal qu’on arrive à mettre beaucoup de buts, mais mettre beaucoup de buts ne fait pas gagner l’équipe, du moins pas tout le temps. C’est bien d’attaquer mais on a souvent tendance à dire que les bonnes attaques permettent de gagner des matchs et les bonnes défenses de gagner des championnats. Donc on doit resserrer sur l’aspect défensif surtout si on veut aller loin, en particulier, en play-offs. En play-offs les matchs vont être plus serrés, ça va se jouer sur les détails donc on veut vraiment s’améliorer sur l’aspect défensif. C’est un des axes de progrès pour la deuxième partie de championnat, on doit monter en puissance. Il faut que l’adversaire ait le sentiment qu’on est une machine qui va leur rouler dessus et que ça va être vraiment difficile pour eux d’exister dans les matchs. Tout ça c’est le collectif qui va le permettre. Si on verrouille derrière on gagnera des matchs car je pense qu’on marquera toujours beaucoup de buts.

Les voisins de Pont-de-Metz vivent une saison difficile, qu’est-ce que vous en pensez ?

C’est certainement un peu compliqué pour eux, ils ont perdu des joueurs. Mais ils n’ont pas abdiqué ils continuent de jouer. Ils ont des jeunes joueurs qui sont en train de prendre de l’expérience et c’est une bonne chose pour eux.
Nous on prend tout le monde avec sérieux, et on prendra le prochain match au sérieux (NDLR. GreenFalcons de Pont-de-Metz Vs Ecureuils d’Amiens le 4 décembre). On a besoin d’avoir davantage de certitudes, c’est un match dans lequel on doit vraiment verrouiller défensivement. On doit montrer qu’on est capable d’être une forteresse difficile à prendre. On les jouera comme les autres équipes, avec sérieux et avec toutes nos armes.

Deparis Maxime

Crédit photo : Kevin Devigne Gazettesports.fr