PAC. NINJA : Nouveau succès pour Warrior Parkour Gym

Parkour Ninja Warrior Amiens Manuella 0005 Leandre Leber Gazettesports
Ⓒ Gazette Sports

Ce samedi le club Warrior Parkour Gym d’Amiens organisait une nouvelle compétition dans sa salle. De nombreux sportifs ont répondu présents et se sont mesurés les uns autres sur trois différents parcours ainsi que quelques défis. Retour sur cette journée avec notamment deux des compétiteurs, Manuella et Jean-Marie.

Après une première sortie réussie fin janvier lors d’une compétition identique et après avoir risqué la fermeture définitive à la fin du confinement, Warrior Parkour Gym accueillait une nouvelle fois des compétiteurs venus de divers horizons. Rencontre avec Manuella Malleme et Jean-Marie Clery, tous deux originaires de Paris et participants à la troisième saison de l’émission « Ninja Warrior » diffusée sur TF1.

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Discipline sans fédération à l’heure actuelle, le parcours d’obstacles ne compte pas réellement de « licenciés » mais plutôt des adeptes qui ont la possibilité de communiquer via les réseaux sociaux et notamment sur le groupe « Les Ninjas Français. » Pour une discipline telle que le parcours d’obstacles ninja, les réseaux sociaux jouent bien entendu un rôle primordial, comme l’expliquait Jean-Marie, « j’ai vu sur Facebook que le Warrior Parkour Gym d’Amiens organisait une journée alors on a monté une petite équipe de Parisiens pour venir à Amiens. »

Cependant, la France commence petit à petit à organiser des compétitions officielles dont notamment son premier championnat national la saison passée auquel Manuella a pu prendre part : « les dix premiers ont été sélectionnés pour partir aux États-Unis et participer aux championnats du monde. J’étais la seule femme à partir avec cinq hommes pour participer à ces cinquièmes championnats du monde. » Pour sa première expérience outre Atlantique, la jeune femme a néanmoins dû faire face à une différence des cultures dans le domaine. « Ça ne s’est pas très bien passé pour moi parce que les obstacles aux États-Unis n’ont rien à voir avec les obstacles en France, tout est très haut et très loin ! » explique-t-elle, « je suis un peu petite et là-bas, ce sont des machines : c’est déjà la 14ème année que Ninja Warrior existe aux États-Unis, ils ont vraiment de l’avance sur nous. »

Une discipline accessible à tous

Si l’un est un informaticien ayant pratiqué les arts martiaux et la seconde une ingénieur aéronautique gymnaste, tous deux sont « tombés dedans par hasard. » Inscrite au casting de l’émission sur un coup de tête, Manuella a passé les sélections qui lui ont permis de « tomber amoureuse de ce sport » avant de se renseigner pour une pratique plus régulière et de prendre part aux entraînements à la Tech Gym de Meaux.
Jean-Marie a également découvert le parcours d’obstacles devant sa télévision, lors de la diffusion de la seconde saison de l’émission “Ninja Warrior”. « À la fin de la saison 2 j’ai vu qu’il suffisait d’envoyer un mail pour candidater alors c’est ce que j’ai fait. Je me suis vendu comme un informaticien qui fait du sport et ça leur a plu. En étant monsieur et madame Tout-le-monde il faut avoir une candidature qui se démarque quand même un peu, qui soit originale. »

Tous deux bien rodés dans la pratique, ils nous livrent leurs impressions vis-à-vis des atouts et des désavantages ressentis par chacun : « Physiquement une femme a quand même moins de chances de s’en sortir qu’un homme dans ce domaine, même si aux États-Unis il n’y a pas tellement de différence entre les deux. Le point fort d’une femme lors d’un parkour est clairement sa légèreté, il y a des choses où l’on sera meilleures parce que les plus lourds peuvent tomber » explique Manuella. Pour Jean-Marie la qualité principale pour faire une parcours d’obstacles de type ninja c’est d’être « polyvalent avec ses jambes, son équilibre et ses bras. » Ainsi, au fil de ses compétitions et entraînements, il s’est« développé au niveau corporel et maintenant je pense avoir un équilibre à peu près cohérent sur l’ensemble du corps. » 
« C’est un plaisir de se dire “j’ai réussi à passer un obstacle” même si à la fin on ne remporte pas la compétition » conclut-il.

Sur le coup ça fait peur, on dit que l’on n’y retournera plus, et finalement c’est vraiment génial. On voit une salle de jeux quand on voit le parcours

Manuella Malleme

Le parkour, ça vous gagne

Le verdict est unanime pour les deux ninjas, « On a envie d’y retourner ! » Manuella admet que « sur le coup ça fait peur, on dit que l’on n’y retournera plus, et finalement c’est vraiment génial. On voit une salle de jeux quand on voit le parcours, on a envie de tester puisqu’en plus il y a toujours des nouveautés chez Ninja Warrior » tandis que Jean-Marie regrette de ne pas avoir pu retenter l’expérience après son premier passage : « La plupart des personnes qui a essayé Ninja Warrior a envie de retenter l’expérience mais les castings sont dirigés par le groupe TF1 Production alors on n’est pas forcément repris, comme ça a pu être mon cas sur les deux dernières saisons. Je continue toujours d’envoyer des candidatures en rendant mon profil le plus attractif possible et en mettant en avant ma progression. »

Enfin, le sportif remercie Jérémy Langlet, dirigeant de la salle d’Amiens qu’il juge « très accueillante, il y a une bonne ambiance et une bonne discussion avec Jérémy. Ce qui est agréable c’est de voir que par rapport à la dernière fois, beaucoup de choses ont changé, il y a de nouveaux obstacles donc de nouveaux challenges et c’est vraiment appréciable. Quelqu’un qui entretient sa salle et la renouvelle, on le ressent au niveau des candidats et ça fait plaisir ! »




Propos recueillis par Léandre Leber / Mis en forme par Océane Kronek

Crédits photos : Léandre Leber – Gazettesports.fr