TENNIS DE TABLE – Tamas Lakatos : « Je suis vraiment content de ce que l’on a accompli en tant qu’équipe »

Ⓒ Tomy Lakatos
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Retrouvez la seconde partie de notre entretien avec Tamas « Tomy » Lakatos qui nous parle de son expérience amiénoise et de sa vision professionnelle du tennis de table.

Concernant l’Amiens Sport Tennis de Table, que penses-tu de l’ambiance quand tu joues dans la salle Labaume ?

C’est vraiment particulier et sympa ici. Au début, les gens me demandaient comment c’était à Amiens, s’il y avait beaucoup de supporters et je répondais « écoute, ils sont entre cinq et dix, mais on dirait qu’ils sont deux cents ou trois cents ! » Personnellement je n’aime pas plus que cela d’avoir autant de bruit autour de moi quand je joue, mais ils sont vraiment sympas et ils nous supportent à 100%, avec le cœur, alors ça fait du bien. Finalement, ça me plait aussi tout ce bruit ! J’ai joué dans des clubs où il n’y avait pas vraiment de spectateurs alors ça a été un gros changement pour moi quand je suis arrivé ici et il a fallu que je m’habitue, mais maintenant j’adore ça et ça me fait plaisir de voir qu’ils essayent toujours de se donner à fond pour nous et qu’ils aiment tant le tennis de table.

Comment qualifierais-tu votre saison jusqu’à maintenant ?

Il y a beaucoup de matchs desquels on peut sortir avec 0, 2 ou 3 points, ça change beaucoup ! Mais jusqu’à maintenant, je suis vraiment content de ce que l’on a accompli en tant qu’équipe parce que personne ne s’attendait à nous voir si longtemps dans ce top 5. Et puis j’avais parlé avec Denis avant que la saison ne commence, on disait que l’équipe essayerait de se maintenir en Pro B cette saison, mais que si l’on n’y arrivait pas, ça ne serait pas grave du moment que l’on essayait. Les gens ne s’attendaient pas à ce que l’on cumule tant de victoires ou que l’on remporte les matchs que l’on a gagnés, mais on fonctionne vraiment bien ensemble en tant qu’équipe alors j’espère que l’on pourra garder l’équipe dans ce top 5 ! Enfin, si on finit 6èmes ou 7èmes, je serai aussi content.

Tu dis que vous fonctionnez bien ensemble en tant qu’équipe et pourtant vous ne vous voyez presque pas en dehors des matchs. Ce n’est pas difficile à gérer comme situation ?

Honnêtement, les choses ne sont pas si folles dans notre équipe, il y en a dont tous les joueurs sont constamment sur la route. Ici par exemple, on a Grégoire (ndlr : Jean) qui vit en France et ne participe pas aux tournois internationaux ; Alexis aussi travaille et s’entraine en France alors tous les deux ne bougent pas plus que ça au final ! Même si Denislav avait quelques soucis en participant aux para-compétitions avant, il a recommencé les tournois internationaux alors il voyage également, mais je ne pense pas que ce soit un point négatif pour l’équipe. On finit par s’habituer à un tel mode de vie. À 18 ans, je suis parti en Allemagne pour la première fois, et là-bas je m’entrainais dans un club avec lequel je jouais également et on était toujours ensemble, on faisait tout ensemble. C’est aussi une bonne chose, mais généralement c’est difficile de trouver un endroit avec un tel club qui ait aussi un bon niveau de jeu. C’est normal pour nous de voyager et de nous voir que très peu.

Les « mini Jeux Olympiques » auxquels j’ai participé étaient exceptionnels.

Tamas Lakatos

Basé sur les expériences que tu as vécues durant ta carrière, as-tu un souvenir qui te marque plus que les autres ?

Le moment où je me suis qualifié pour les tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse jamais créés. C’était une expérience incroyable pour moi, j’ai vraiment adoré ! En plus, j’avais plutôt bien joué et j’avais terminé 4ème du tournoi. Cette compétition est l’une de mes préférées, mais j’ai aussi joué des championnats européens et mondiaux, la seule chose que je n’ai pas faite ce sont les « vrais » Jeux Olympiques. Mais les « mini Jeux Olympiques » auxquels j’ai participé étaient exceptionnels : toutes les équipes nationales de Hongrie vivaient au même endroit, c’était vraiment spécial et c’est un très bon souvenir, l’une des meilleures choses que j’ai vécue dans le sport.

Vers quel âge un joueur devient-il professionnel ?

C’est assez difficile à dire. Certains joueurs qui n’ont que 15-16 ans sont déjà très bons alors ils ont le statut de professionnel, mais d’autres se lancent plus tard dans le tennis de table et n’atteignent ce statut qu’autour de 18-19 ans. Ça dépend vraiment de la personne mais je ne pense pas que l’âge ait son importance par rapport à ça parce que le tennis de table a beaucoup évolué au fil des ans. Par exemple en Asie, il y a beaucoup d’excellents joueurs qui ont moins de 18 ans alors qu’en Europe il y en a encore très peu.

À quoi ressemblerait ta vie sans le tennis de table ? Lorsque tu ne seras plus joueur professionnel par exemple ?

Ma vie serait probablement finie sans le tennis de table ! Non sérieusement, j’ai bien quelques idées en tête de ce que j’aimerais peut-être faire, mais tout est lié aux études et à l’université, ce sont des choses qui demandent du travail. Par exemple j’aime l’architecture d’intérieur et les choses comme ça ; mais si on reste dans le domaine du sport, j’aimerais aussi devenir entraîneur. Il y a des choses auxquelles je pense, mais pour le moment je me concentre vraiment sur ma carrière de pongiste et, quand l’heure sera venue pour moi d’arrêter cette carrière professionnelle, alors je devrais choisir ce que je veux faire. Mais à l’heure actuelle je ne pense pas trop à ce que je pourrais faire plus tard.

As-tu quelque chose à ajouter pour finir cet entretien ?

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À l’égard du club, je dirais que je suis vraiment content et reconnaissant qu’ils m’aient fait confiance et qu’ils m’aient si bien accepté parmi eux. J’essaie toujours de faire de mon mieux pour accrocher autant de points que possible pour le club parce que je suis vraiment heureux d’être là. Pour les spectateurs incroyables que nous avons ici à Amiens, je leur dirais de continuer à faire ce qu’ils font parce qu’ils nous aident énormément ! Et enfin à l’équipe, je voudrais leur dire qu’il faut que l’on continue de se battre autant qu’on le peut et comme on l’a fait jusqu’ici, peut-être que ça nous permettra de finir dans le fameux top 5 dont je parlais.




Propos recueillis par Océane KRONEK

Crédits photos : Kevin Devigne – Gazettesports.fr