LES GOTHIQUES – Jérémie Romand : « On n’a rien fait, on est juste revenus à hauteur de Mulhouse »

Hockey Gothique Vs Mulhouse 1 4 Match 1 Kevin Devigne Gazettesports 46
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Alors que les Gothiques se sont montrés solides à Mulhouse pour revenir à deux manches partout dans cette série, Jérémie Romand s’est livré, à la veille du match 5 au Coliseum.

Jérémie, après deux défaites au Coliseum vous êtes parvenus à prendre deux matchs à Mulhouse pour égaliser. Comment l’expliquer ?

Je pense que l’on a très très bien joué défensivement, et à l’inverse des matchs à Amiens on a réussi à remporter les rencontres là-bas. Au match 3 on a réussi à rester devant sur le 3ème tiers où on gagnait 3-1, et malgré leur retour à 3-2 on a réussi à tenir la dernière minute trente à 5 contre 6, ce que l’on n’avait pas forcément réussi à faire à domicile.
Et lors du deuxième match on a réussi à marquer en prolongation, ce que l’on n’avait pas fait non plus à Amiens. Je dirais que ça a été deux matchs similaires à ceux joués à domicile… Je ne sais pas si on peut parler de réussite car on a raté encore beaucoup d’occasions, mais en tout cas on a eu un gros Riton (ndlr : Henri-Corentin Buysse) dans la cage qui a fait des grands arrêts dans les moments où il fallait pour ne pas qu’on perde en prolongation. Et finalement à la première opportunité en powerplay on a réussi à la mettre dedans sur le match 4, donc c’est bien. Voila on revient à 2-2 ça aurait pu tourner dans un sens comme dans l’autre, comme les deux matchs ici, mais c’est positif pour nous et on va garder ça en tête.

Il y a eu un petit sursaut d’orgueil après avoir enchaîné deux défaites à Amiens ?

C’est sûr que l’on ne voulait pas être en vacances en février, et on voulait montrer que l’on était capables de gagner des matchs contre Mulhouse. Je ne pense pas que l’on n’a mal joué sur les deux matchs à la maison, c’est juste que l’on n’a pas eu la réussite devant la cage, on n’a pas réussi à prendre les devants. Là bas on a réussi à prendre deux buts d’avance sur le premier match, ce que l’on n’avait pas fait ici. Sur le deuxième on a été sérieux jusqu’au bout, ça s’est bien sacrifié devant la cage, un grand Henri dans la cage et on marque deux buts en powerplays, donc c’est sûr que ça aide.

Il faut donner un énorme crédit à leur gardien

Par contre on reste toujours sur le même constat : une défense solide mais une attaque en manque de réussite…

Il faut donner un énorme crédit à leur gardien (ndlr : Quentin Papillon), il a 22 ans mais quand on voit ses matchs on ne dirait pas. Il est en confiance, il n’a pas de pression, il joue très très bien, Mulhouse l’aide bien derrière, mais il est en train de faire des play-offs incroyables. Il fait vraiment de très bons matchs, c’est un super gardien, je pense que c’est ça aussi qui nous met en difficulté, pour l’instant on n’arrive pas à trouver la faille pour vraiment lui casser un peu les jambes.

Qu’as-tu pensé de l’ambiance à Mulhouse ? Cela a beaucoup fait parler…

C’est toujours sympa de jouer dans une patinoire où il y a une énorme ambiance… le seul regret c’est que ça peut s’attaquer à de la famille ou à du personnel, je trouve que c’est un peu limite dans le sport. On crache beaucoup sur les supporters du foot qui font cela, on n’avait pas trop ça au hockey, là on a affaire à ça au hockey, c’est dommage. Mais sur la glace on s’en fout un peu, on joue et on verra. Comme je dis, c’est dommage car il y a une belle ambiance à Mulhouse, leurs supporters chantent du début à la fin c’est juste qu’ils ne chantent pas les bonnes choses, mais ils font du bruit donc c’est cool de jouer dans des patinoires comme ça.

On a senti l’intensité monter d’un cran sur les deux matchs à Mulhouse. C’était aussi ton ressenti sur la glace ?

Peut-être qu’au début ça se regardait un peu, là on arrive au moment où chaque équipe doit gagner, ce sont des matchs qui comptent beaucoup. Là-bas à Mulhouse ça s’est mis à frapper, nous il fallait qu’on gagne, eux n’étaient pas loin de faire quelque chose de beau aussi. Ce sont des matchs de play-offs, c’est ce que l’on aime tant que cela reste comme ça s’est joué là bas à Mulhouse. Ça joue propre, ça met des charges, ça met un peu de coups, mais c’est ce que l’on aime et il n’y a pas de mauvais coups.

Ça joue propre, ça met des charges, ça met un peu de coups, mais c’est ce que l’on aime et il n’y a pas de mauvais coups.

Ces victoires ont-elles permis de regagner un peu de confiance ?

Je pense que même à 0-2 on n’avait pas perdu notre confiance, on jouait bien, c’est juste que l’on n’a pas réussi à gagner nos deux premiers matchs ici. Mais la confiance on n’a pas le choix de la garder, quand tu arrives en play-offs, ce n’est pas comme en saison où tu peux perdre trois-quatre matchs et revenir plus tard. Là on n’a pas le droit, donc c’est dans ces moments là où il faut tous rester soudés et en confiance quoi qu’il arrive, et c’est ce que l’on a fait. Mais je dirais que la confiance était là au premier, au deuxième, au troisième et au quatrième et elle reste pareil pour la fin de la série. On sait qu’on n’a rien fait, on est juste revenus à hauteur de Mulhouse, maintenant il va falloir remettre le bleu de chauffe pour demain et passer devant dans cette série.



Propos recueillis par Quentin Ducrocq

Crédit photo Kevin Devigne Gazettesports.fr