Dimanche, Amiens concédait par un nul (29-29) son troisième match sans victoire (deux défaites, un nul). Ce cas de figure s’était déjà produit une seule fois  à l’APH lors de la phase régulière avant d’enchaîner une fin de première partie de saison presque parfaite.

L’Amiens PH, dans une impasse face aux VAP

Les hommes de Pierre-Alain Lavillette viennent d’enchaîner trois rencontres contre trois statuts VAP. Bilan : quatre points pris sur neuf. Le public du Coliseum a donc assisté consécutivement à une défaite et un nul. Mais les Rouge et Noir n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont la chance de recevoir encore deux fois en quinze jours : d’abord Villeurbanne puis Grenoble. La phase retour débutera alors samedi prochain et l’entraîneur de l’Amiens Picardie Handball est bien décidé à voir son équipe gagner contre un VAP dans les six dernières journées qui lui reste.

Pierre-Alain Lavillette, une nouvelle fois si près du but !

On est chez nous, on doit gagner

Un match nul, ça rapporte quand même des points. On est chez nous, on doit gagner. Malgré un début de match difficile, on a réussi à revenir dans le match en livrant un super prestation. On arrive à prendre le dessus pendant les dix premières minutes de la deuxième mi-temps où, en général, on est plutôt en difficulté. C’est un mal récurrent qui nous arrive. On était à +8, quand même, à dix-huit minutes de la fin. Aujourd’hui, on a fait ce qu’il fallait. Les garçons se donnent beaucoup. Il y a quinze jours, on pouvait dire qu’on avait manqué de réussite aux tirs. Aujourd’hui, je pense pouvoir dire que c’est un peu plus mitigé. On a été moins bien en attaque et on a pris des situations de tirs plus délicates, du fait. Donc on a redonné des munitions au jeu de transition d’Angers qui nous a sanctionnés pour revenir dans le match.

Il faut dire que vous avez été confronté à une défense angevine particulièrement bien en place…

Tous les samedis, nous le sommes. Une équipe qui ne défend pas, elle n’est pas en playoffs. C’est notre point fort, à nous aussi. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a eu un peu d’asymétrie dans les sanctions arbitrales. Je trouve qu’on a été beaucoup sanctionné sur les mêmes erreurs que nos adversaires. Mais ça fait partie du jeu. Quand on gagne de huit buts on doit se mettre à l’abri, malgré ça.

Un nul frustrant ?

Oui, on a beaucoup de frustration. Les garçons sont dégoûtés. On a l’impression de maîtriser le match et de le gagner et on en ressort avec un match nul en ayant la balle pour pouvoir marquer à la fin mais on doit être loin. À la fois au niveau comptable, on ne s’éloigne pas et on se rapproche, un petit peu, mais pas énormément.

Trois matches sans victoire, ça ne vous ressemble pas.

On le sait. En début d’année, on a lutté pour se qualifier pour être dans les playoffs. On savait que pour y être, il fallait être présent sur l’ensemble d’une rencontre contre des équipes de très haut niveau. Il faut qu’on arrive à régler ce petit problème pour pouvoir emporter les matches.

Les statuts VAP vous résistent.

Oui, pour l’instant on peut dire que, dans ces playoffs, on a eu des difficultés contre les statuts VAP. On a perdu trois fois et on a fait un match nul. Les deux autres, on les a gagnés (rires) ! Au niveau budget, on est très en-dessous de ces équipes, aussi. En face, il y a beaucoup de joueurs professionnels qui n’ont que ça à faire qui s’entraînent une à deux fois par jour. Nous, ce n’est pas le cas. Ils ont une quantité de travail qui est plus importante. Donc des réglages qui sont plus adaptés, aussi. Nous, on a une grosse culture avec un projet qui nourrit une double ambition de se reconvertir professionnellement et de construire ses compétences handballistiques aux côtés de joueurs de haut niveau. On fait avec notre projet : on a des côtés très positifs et des côtés un petit peu moins positifs.

Avez-vous déjà fixé une feuille de route pour la phase retour ?

Il y a des détails à régler

On s’est fixé l’objectif de gagner chez nous et de gagner nos matches. Et aussi celui de remporter des victoires contre des statuts VAP pour montrer qu’on est capable et qu’on mériterait d’aller un cran au-dessus. Pour l’instant, on ne peut pas dire que ces confrontations soient en notre faveur mais on ne peut pas dire non plus qu’on se fasse écraser. Il y a des détails à régler pour pouvoir être un cran au-dessus face à ces équipes-là.

Un petit mot sur le capitaine, Julien Richard : c’est à la cheville qu’il s’est blessé ?

Oui, il s’est fait une bonne entorse de la cheville. Son pied s’est coincé entre deux joueurs qui allaient à terre. C’est un diagnostic visuel et il faudra confirmer ça par des examens dans la semaine pour pouvoir enchaîner les deux matches à la maison qui arrivent.

Propos recueillis par Camille MARSIGLIA

Crédits photos : Léandre Leber – GazetteSports

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