Robert MARCHAND

 « En 1914, j’ai vu les Allemands arriver à Amiens »

 Alain GEST, Président d’Amiens-Métropole qui présidait la séance de clôture des Ateliers du Sport à Amiens, a eu le nez fin.

En effet, alors qu’il avait souhaité la présence des grands champions portant haut les couleurs de la ville d’Amiens, notamment Jérémy STRAVIUS et Stella AKAKPO, il avait réservé une belle surprise à l’ensemble des délégués des clubs de la ville et des environs.En effet, c’est peut-être le citoyen amiénois le plus célèbre dans le monde qui a été accueilli, dans la salle du 2e étage de la Licorne.

En l’occurrence, il s’agissait de Robert MARCHAND qui, voici quelques mois, sur la piste du vélodrome de Saint Quentin en Yvelines, a battu le record du monde de l’Heure des plus de … 100 ans.

En effet, Robert MARCHAND est né le 26 novembre 1911 à Amiens et c’est la raison pour laquelle, les élus souhaitaient sa présence.

Ce record du monde est homologué par l’Union Cycliste Internationale .

C’est dire que Robert MARCHAND méritait bien d’être l’ultime invité lors de cette matinée exclusivement consacrée a l’avenir du sport amiénois.

Robert MARCHAND a fait littéralement un « tabac ».

L’applaudimètre a battu ses records.

Ce petit homme a tenu en haleine l’auditoire durant plusieurs minutes, nullement géné de s’exprimer devant le micro de notre ami Thierry ADAM.

Et de revenir non pas sur son record du monde mais sur sa jeunesse passée à Amiens:

« Je suis né à une centaine de mètres de la cathédrale. Ma famillle habitait dans le quartier Saint Acheul, rue Jules Barni. Tenez en 1914, j’ai vu les Allemands arriver à Amiens, sur le Pont Beauvillé. Ils sont arrivés le 31 aout. J’étais petit mais je m’en souviens très bien. La ville a été bombardée et j’ai été évacué dans l’Allier où je me suis retrouvé, à trois ans, gardien de vaches. »

A la question, Robert MARCHAND allez-vous tenter d’améliorer son record du monde, il répond : « Je ne sais pas parce que j’ai des petits problèmes de santé. J’ai des rhumatismes, tout çà. Il fallait bien que cela m’arrive un jour. Je suis suivi par des professeurs qui m’ont d’y aller piano ».

 Ce qui déclenche bien sur un rire général dans la salle de la Licorne.

Plus simplement, après avoir été honoré comme il se doit, Robert MARCHAND a lâché: « J’en ai déjà beaucoup. C’est la seule médaille qui me manque. Elle me fait plaisir ».

Lionel HERBET




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