Petite douche froide en Île-de-France pour les hommes d’Azouz Hamdane qui mettent fin à une série d’invincibilité sur trois matches. Amiens cède ainsi sa neuvième place à Poissy qui lui donne en retour la suivante. Alors qu’il ne reste plus que sept journées dans son championnat, l’entraîneur de l’AC Amiens préfère retenir les belles démonstrations de son équipe sur les deux dernières semaines et voir l’avenir de façon optimiste.

0-0 à la mi-temps et les choses se dégradent en seconde période. Y a-t-il eu un décrochage les 45 dernières minutes ?

En fait, on a fait bonne figure pendant une heure de jeu. On a réussi à comprimer la maîtrise offensive de Poissy. On a concédé beaucoup de chances sans pour autant qu’ils parviennent à nous mettre en danger.

Et puis, Poissy s’est réveillé…

C’est sur un centre complètement anodin, le ballon finit par trouver la tête d’un joueur de Poissy qui la met un petit peu en rupture. C’est un ballon flottant qui va se nicher dans la lucarne. Ça a surpris tout le monde, on pensait qu’elle allait tomber à côté. Sept minutes plus tard, sur un coup de pied arrêté, on n’était pas en place. On a eu du mal à se remettre dans le jeu. On a été surpris.

L’équipe s’est-elle donnée les moyens de revenir au score ?

On n’(a) pas le temps de se lamenter

On a trois occas’ dans les dix dernières minutes, trois face à face qu’on ne réussit pas, malheureusement. Celui à la 82’ par Diawara, 85’ Zobiri, 86’ Diawara. Nos vieux démons nous poursuivent, malheureusement. Heureusement qu’on a eu une prise de conscience contre Arras et Drancy. Je leur ai dit à la fin du match qu’on n’avait pas le temps de se lamenter. Il faut vite se reconcentrer sur le match de Lille (ndlr : mercredi 4 avril, 17h à Jean Bouin) qui arrive très vite, et c’est tant mieux. Comme ça on n’aura pas le temps de gamberger.

Comment expliquez-vous ce résultat après deux résultats plutôt satisfaisants contre deux grosses équipes ?

On a été perturbé par le départ en sélection de trois, quatre joueurs. On l’avait plutôt bien négocié contre Drancy. Il a aussi fallu que je fasse tourner en prévision de nos trois matches en huit jours. Il y a eu des défections pour cause de maladie et donc j’ai dû laisser au repos certains joueurs comme Milville, par exemple. Ça a été compliqué de reconstituer un groupe homogène. Malgré tout, on avait plutôt bien de quoi se défendre, on a fait quelques contres. On a très bien fait pendant 63 minutes avant ce but qui nous plombe un petit peu.

Déçu, donc, mais pas inquiet ?

Ça va finir par tourner, ce n’est pas possible autrement

Je suis toujours déçu parce qu’on ne met pas un but. Quand on est sur le banc, on se demande comment on va marquer. La déception est là mais l’état d’esprit, aussi. Les joueurs ne lâchent pas, ils sont concernés. À aucun moment je ne les ai sentis démobilisés. Et ça, c’est une vraie chance. Je pense qu’ils sont plus déçus que moi de ne pas marquer, de ne pas trouver des solutions. Il faut encore leur accorder la confiance, ça va finir par tourner, ce n’est pas possible autrement.

Propos recueillis par Camille MARSIGLIA

Crédit photo : Léandre Leber – GazetteSports

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