Ce mercredi, les Gothiques d’Amiens se déplacent à Dijon pour le compte du 2e tour de la Coupe de France. Une rencontre que les hommes de Richardson prendront avec sérieux et qui rappellera aux supporters des affrontements passés en Ligue Magnus.
Les Gothiques d’Amiens semblent avoir définitivement lancé leur saison après quatre victoires consécutives, dont une dernière prometteuse face aux Spartiates de Marseille. Cette série entamée en Ligue Magnus va devoir se poursuivre en Coupe de France puisque les Picards se déplacent en Bourgogne pour y affronter le Dijon Hockey Club, vestige des Ducs de Dijon, illustre club de l’élite du hockey tricolore. En effet, la formation dijonnaise a évolué durant 15 ans, entre 2002 et 2017, en Ligue Magnus, le temps de glaner deux Coupes de France. Mais un surendettement suivi d’une liquidation judiciaire à l’été 2017 a fait disparaître des radars la structure qui a dû repartir de zéro. Neuf ans plus tard, le DHC n’est parvenu qu’à remonter en D2, le troisième échelon français, et n’est plus l’équipe qui pouvait concurrencer les Gothiques qui partiront donc largement favoris, d’autant que les Dijonnais connaissent un début de saison difficile en championnat avec trois défaites en trois matchs.
Mais, même si elles apparaissent moins que dans le football car les écarts de niveau entre formations de divisions différentes sont supérieurs, les surprises peuvent exister en Coupe de France puisque c’est un match unique à élimination directe. Les Amiénois en avaient d’ailleurs fait les frais pas plus tard que la saison passée avec une sortie dès leur deuxième match dans la compétition après une défaite contre Caen, évoluant en D1. « On parle d’un match. Ce n’est pas une série en quatre matchs. Si tu perds le premier, il y en a 2, 3, 4 pour se rattraper. Mais sur un match, tu ne sais jamais ce qui peut arriver« , prévenait Bruce Richardson, entraîneur de la formation samarienne après la rencontre contre Marseille. Le petit poucet dijonnais s’est rassuré lors du premier tour en s’imposant contre Besançon, pensionnaire de D3 (6-3), et n’aura rien à perdre, de quoi aborder cette rencontre avec enthousiasme et détermination : « Ils peuvent jouer le match de leur vie, leur gardien peut jouer le match de sa vie. Ils sont contents de jouer contre une Magnus. Ils vont vouloir montrer et prouver qu’ils sont capables de jouer contre ces équipes-là, donc il faut qu’on arrive prêts. »
Prêts, comme si ses joueurs devaient affronter Bordeaux ou Marseille, des écuries que les Gothiques retrouveront prochainement en Ligue Magnus. Car le technicien canadien nourrit des ambitions dans cette compétition : « On veut avancer dans la Coupe de France. Notre objectif, ce n’est pas juste de participer. Notre objectif, c’est de gagner le prochain match pour se donner une chance de gagner cette Coupe de France. » Il estime aussi qu’une victoire, quand bien même face à un adversaire bien inférieur sur le papier, permettrait de maintenir la dynamique qu’est celle de son équipe actuellement : « Quand tu gagnes, que tu joues contre une D3, D2, D1 ou n’importe qui, ça donne du bonheur, ça donne de la confiance. » Les Amiénois prendront donc avec sérieux cette rencontre et auront peut-être en mémoire cette statistique. Sur les trois seuls affrontements entre Dijon et Amiens sur la patinoire bourguignonne dans la compétition, jamais les Gothiques ne se sont imposés : défaite 3-4 en 2002, 1-4 en 2012 et 1-4 en 2015. C’était un autre temps, mais il serait justement temps de briser la série.
Coupe de France, 2e tour :
Mercredi 21 octobre à 20h, patinoire Trimolet : Dijon (D2) – Amiens (LM)
Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr

