Certes, Philippe Diallo était déjà venu à Amiens, notamment au centre Fernand Duchaussoy à deux pas de celui de la formation de l’Amiens SC, mais c’était bien la première fois qu’il assistait à l’assemblée générale du district de la Somme.
Philippe Diallo a bien voulu répondre aux médias et développer certains thèmes importants dans le monde du football, que ce soient les incivilités, la Ligue 3, la succession de Didier Deschamps remplacé par Zidane, l’aide de la Fédération française aux clubs en cette période du coût exorbitant du carburant. Bref, un entretien fructueux d’autant que le président de la FFF n’a pas adopté la langue de bois.
En venant à Amiens, quel message vouliez-vous adresser au foot amateur ?
C’est d’abord celui d’un remerciement à nos clubs, nos bénévoles qui sont proches du terrain, s’engagent au quotidien et font vivre le football français. Le deuxième volet consiste à leur dire toute l’attention de la FFF à leur égard pour les accompagner et les soutenir. Dans la Somme, il y a la même philosophie que la nôtre et le district est en ligne avec la politique fédérale. Une philosophie qui veut faire du football une activité de plaisir et d’émotion et dans laquelle les parents peuvent nous confier leurs enfants en toute sérénité.
En ce qui concerne le carburant, qui est un gros souci pour nos clubs, avez-vous pris une décision ?
La Fédération française a acté une somme de 2,2 millions d’euros qui va être distribuée jusqu’à la hauteur de 500 euros par club. C’est vraiment exceptionnel et je rappelle que nous sommes une association sportive et je ne pense pas qu’il y ait d’autres fédérations qui viennent soutenir leurs clubs comme nous le faisons.
Il y a aussi le problème des incivilités ?
C’est un vrai sujet qui touche malheureusement notre pays. C’est une thématique qui revient souvent et il faut s’y attaquer à bras le corps. La mise en place de caméras pour essayer de dissuader ou confondre les fauteurs de trouble est une bonne chose. Nous avons constaté que le sentiment d’insécurité a diminué dès lors qu’il y a des caméras autour des terrains. Ces caméras vont donc se développer dans toute la France. Il y a aussi une partie sanction car il faut passer par là.
Quel est votre sentiment sur le championnat de la L3 qui est géré par la Fédération ?
C’est une première car jamais la FFF n’avait géré un championnat professionnel. Nous avons fait en sorte que cette Ligue 3 ne soit pas la copie de la L2 et L1 mais un championnat des territoires avec un enracinement local. Nous avons mis de nouvelles règles d’arbitrage avec la vidéo assistance, des règles financières, une limitation des masses salariales, une limitation des effectifs et donné une priorité au recrutement régional. C’est un championnat qui ne ressemble à aucun autre. Il a sa propre identité et la FFF y consacre 12 millions d’euros. Il est encore trop tôt pour faire un bilan, mais je constate qu’il a reçu un accueil très favorable, un diffuseur avec un million d’abonnés. Ce championnat est bien né mais je sais qu’il y a encore des améliorations à faire, notamment au niveau de la vidéo assistance. La retransmission des matches le samedi après-midi peut poser des problèmes avec le foot amateur. Nous ferons un bilan à mi-saison mais je suis très content du lancement de ce championnat.
Lionel Herbet
Crédit photo : Lionel Herbet – Gazettesports.fr

