HOCKEY SUR GLACE – Ligue Magnus : Face à Marseille, les Gothiques devront monter d’un cran

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Après trois succès consécutifs face à des équipes de deuxième partie de tableau, les Gothiques d’Amiens vont s’attaquer à un tout autre calibre, ce vendredi au Coliseum. Ils reçoivent les Spartiates de Marseille, leader du championnat. L’occasion de valider ou non l’embellie face à une plus grande adversité.

Après être sortis de la crise en battant des adversaires à leur mesure et autant en difficulté en ce début de saison, les Gothiques d’Amiens doivent prouver qu’ils ont l’étoffe d’une grande équipe lors des prochaines semaines pour prétendre à réaliser une belle saison. Et l’occasion se présentera dès ce vendredi à l’occasion de la réception des Spartiates de Marseille, ni plus ni moins que les leaders du championnat après neuf journées. De quoi imaginer qu’il faudra réaliser le match parfait pour pouvoir les renverser, eux qui ne se sont inclinés qu’une fois pour le moment et c’était le 18 septembre, il y a presque un mois. « Je pense qu’il n’a pas de match parfait », rétorque Bruce Richardson, entraîneur de l’équipe samarienne. « Il faut juste s’assurer d’être vraiment prêt mentalement, physiquement et que nos quatre trios et nos six défenseurs soient prêts à porter leur équipe. » Dans cet alignement, le technicien québécois pourra compter sur Di Dio Balsmo, de retour de blessure, mais il devra composer avec l’absence de Bernier, touché lors du dernier match.

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Un défenseur pour un attaquant, un échange pas des plus idéaux au vu de la dynamique de la formation picarde ces derniers temps. Même sans Di Dio Balsamo, la défense se portait bien, mais sans Bernier, troisième buteur de l’équipe, la tâche pourrait encore plus se compliquer sur le plan offensif, et notamment en powerplay où le bât blesse particulièrement. « Si on veut générer un petit peu plus offensivement, il va falloir que notre jeu de puissance soit meilleur qu’il ne l’est dernièrement. On a réussi à gagner des matchs sans avoir à scorer sur le powerplay, mais si on veut se donner une marge de manœuvre, c’est sûr et certain qu’il faut se donner une chance de mieux faire sur le powerplay », confirme Bruce Richardson. Pour ce dernier, l’une des clés pour faire tomber le leader sera aussi un début de match réussi. Sur les neuf premiers matchs de la saison, les Gothiques ont achevé le premier tiers en étant menés à six reprises pour seulement deux nuls et un avantage au score (contre Anglet) : « Quand tu joues contre ce genre d’équipe, tu ne peux pas arriver et ne pas être prêt en début de match. Contre Marseille, tu ne peux pas te creuser un trou. Si tu fais ça, c’est là que ça va être dur pour revenir. Il faut vraiment s’assurer d’être constant dans notre performance du début à la fin. »

Les Spartiates de Marseille en ordre de bataille

Alors que du côté amiénois les incertitudes continuent de planer sur certains aspects du jeu malgré les récents succès, tout semble réglé comme du papier à musique chez les Spartiates de Marseille. Un seul faux pas depuis le début de la saison face à Briançon, mais de larges succès contre Rouen, Bordeaux et Angers, ainsi qu’un succès à Polesud face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, co-leader. Pour Bruce Richardson, la différence entre son équipe et l’adversaire est évidente : « Quand tu regardes leur alignement, leur profondeur de banc, ils ont beaucoup de gars qui jouent pour l’équipe nationale et ils ont des bons importés. L’entraîneur, ça fait quand même bien des années qu’il est là, ça fait en sorte que l’identité est déjà établie comparativement à nous autres. » Et c’est ce que le coach canadien a essayé de rectifier cette semaine, considérant qu’il s’était peut-être un peu trop focalisé sur l’aspect tactique ces derniers jours : « En tant que nouvel entraîneur, tu amènes ton système de jeu, tu le travailles beaucoup en début d’année. J’ai peut-être laissé aller au niveau de notre identité, de la manière dont on veut jouer. Cette semaine, je pense qu’on a mis beaucoup d’emphase sur ça, que ce soit sur les séances vidéo ou que ce soit sur la glace. On a mis beaucoup d’emphase sur notre identité, sur les petits détails qu’on doit réussir pour bien performer. Notre système va devenir plus facile si on joue dans notre identité. »

Les Marseillais possèdent à la fois la deuxième meilleure attaque et la deuxième meilleure défense de Ligue Magnus. Ils convertissent un avantage numérique sur quatre (contre un sur dix pour les Amiénois) et ont surtout le meilleur ratio de buts marqués avec 12,88% de conversion. Pour preuve, les Spartiates comptent 36 tirs de moins que les Picards depuis le début de saison mais ont marqué 13 buts de plus. Des statistiques qui font peur mais qui n’effraient pas l’entraîneur samarien qui estime que chaque adversaire a ses failles : « Je ne peux pas le dire, c’est un secret. Si je le dis, ils vont le savoir et ils vont s’ajuster », s’amuse-t-il. « Mais on connaît leurs tendances, on sait où ils sont bons et où ils sont peut-être un peu moins bons. Ça va être à nous d’exploiter ça pour avoir du succès. » Et là où les Sudistes sont vraiment moins bons, c’est en infériorité avec, cette fois, le pire ratio (presque une pénalité sur trois débouche sur un but concédé), là où les Gothiques excellent justement. C’est donc encore probablement sur les unités spéciales que ce match devrait se jouer. Si demain, malgré le statut et le prestige de l’adversaire, « ce n’est pas un match à quatre points, c’est un match à trois points pour tout le monde », marquer plus de buts que les Spartiates marquerait aussi, et certainement, les esprits, autant ceux des joueurs amiénois que ceux des futurs adversaires.

Ligue Magnus, 10e journée :
Vendredi 16 octobre à 20h15, Coliseum : Amiens (11e, 9pts) – Marseille (1er, 22pts)

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr