KORFBAL : L’ASK « Les Salamandres » représente le korfbal dans la métropole

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À l’occasion du salon Agora samedi dernier, l’ASK « Les Salamandres », club amiénois de Korfbal, était présente. L’occasion parfaite pour parler de ce sport hollandais très atypique dans sa conception, ainsi que pour dresser un bilan du club.

Frédéric Pereira, vice-président du club, faisait partie des personnes présentes sur le stand afin de représenter les couleurs de son club de korfbal. « Ça ressemble un peu au basket, sauf qu’on n’a pas le droit de se déplacer avec la balle. La mixité est contrôlée dans le sens où les filles défendent contre les filles et les garçons défendent contre les garçons. C’est vraiment un sport basé sur le même rôle et les mêmes pouvoirs entre sections« , explique le vice-président. En plus d’être une discipline complètement mixte et sans contact, celle-ci est très facile d’installation puisqu’elle se pratique sur des terrains de handball, avec des paniers logés à 3m50, soit 45 cm de plus qu’au basket par exemple. Une proximité avec la discipline du ballon orange et du hand qui est telle que certains basketteurs ou handballeurs pratiquent aussi le korf : « La seule différence avec le basket, c’est que dans le basket, il y a un peu de contact même si c’est maîtrisé. Là, il n’y en a pas. Après, au niveau du dribble, les basketteurs ne sont pas trop gênés parce qu’ils se font ensemble leur jeu, ils se font des passes, etc. »

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Frédéric Pereira, vice-président de l’ASK Les Salamandres

Fondé d’une fusion entre le club de Beauvais et celui d’Amiens en 2006, il engage désormais deux équipes au sein du championnat : une équipe jeune (U15) et une senior qui évolue au niveau national. Une première section dont le club est très fier, ses joueurs étant la relève de l’équipe senior, qui peine à se renouveler si ce n’est par les jeunes formés en interne : « On met vraiment l’accent sur les jeunes. On se dit qu’ils sont l’avenir par rapport à notre développement. Du coup, on les met vraiment en avant. Et on a des jeunes qui sont en équipe de France, qui ont déjà fait les championnats du monde et les championnats d’Europe », partage le vice-président. Il faut dire que la raison pour laquelle les Salamandres ne peuvent recruter hors intégration des jeunes s’explique avant tout par un manque d’équipes dans la région, la plupart du championnat se regroupant autour de la région de Saint-Étienne, rendant la logistique des déplacements encore plus complexe.

Une équipe entre construction et performance

Bien que l’équipe principale ait évolué dans le championnat Nord pendant quelques années, leur succès dans cette compétition leur a valu un ticket pour le championnat national, où ils se situent désormais en milieu de tableau, bien qu’ayant fait une saison aux résultats « corrects », en raison d’une moyenne d’âge de plus en plus vieillissante. Une dynamique sur le point d’évoluer, comme l’explique Frédéric Pereira : « Les jeunes sont arrivés l’année dernière, et on n’a pas été terribles parce qu’on met les jeunes qui ne sont pas forcément expérimentés dans notre équipe. On est en pleine reconstruction d’une équipe pour être compétitif dans un ou deux ans. » À noter qu’au début de chaque saison, un brassage avec toutes les équipes est exercé, les envoyant soit en national, soit encore en honneur, la ligue inférieure.

Un sport dont la réputation ne le précède guère

« La difficulté, c’est que le sport n’est pas du tout connu.«  Tels sont les mots, durs mais justes, du vice-président, qui est présent au salon Agora depuis la création du club en 2006. Cependant, si la discipline n’est pas connue en France, même si elle possède sa propre fédération, ce n’est pas le cas aux Pays-Bas, pays de sa création et où il s’agit là d’un des sports nationaux. Et l’on sait pertinemment qu’il existe une corrélation entre la popularité du sport et son évolution. En ce sens, si une discipline gagne en popularité, alors son implémentation sur les territoires évoluera, créant ainsi plus de sections car plus de licenciés par clubs et donc de clubs se créeront. Pour Frédéric Pereira, la solution se cacherait peut-être en faisant du korfbal une discipline olympique afin de le faire connaître de tous, même s’il connaît très bien le revers de la médaille : « Nous, on espère un jour que ce soit aux JO pour que ce soit reconnu. Mais il faudrait que ça se passe sur les Pays-Bas. »

Noa Lambert
Crédit photo : Robin Accart – Gazettesports.fr