HOCKEY SUR GLACE (Match amical) – Bruce Richardson : « Est-ce que notre identité est là ? Oui, elle est là »

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Si le résultat n’était pas au rendez-vous, vendredi soir, face aux Allemands de Düsseldorf, entraîneur et joueurs des Gothiques d’Amiens ont tiré un bilan positif de la rencontre, estimant que si techniquement et tactiquement, il existe encore des failles, l’ADN d’une équipe combative est déjà visible.

Ce vendredi, les Gothiques d’Amiens ont goûté à la puissance du hockey allemand en s’inclinant 6-2 face à Düsseldorf, pensionnaire de DEL2, le deuxième échelon national. Pourtant, ils ont longtemps contenu cette puissance, résistant parfaitement en première période et inscrivant même le premier but du match. « J’ai trouvé qu’en première période, on a joué un bon match. On les a maintenus, on a coupé leur vitesse », analysait Bruce Richardson, le technicien québécois. Mais à l’entame de la deuxième période, tout le travail accompli partait en fumée en voyant les filets de Thirion trembler à trois reprises en l’espace de quelques secondes. « En deuxième période, ils ont eu des opportunités avec trois minutes où ils ont pris le contrôle. Le premier but, c’est un rebond chanceux. Le deuxième et le troisième but, j’ai moins aimé. Je pense qu’on doit avoir une meilleure gestion de la rondelle. Quand on a la rondelle en zone défensive, il faut s’assurer qu’on fait le jeu pour la sortir. On a créé des revirements qui ont fait en sorte qu’on s’est retrouvés à rester dans notre zone défensive. Ça devient plus difficile à défendre. »

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Face à une équipe adverse aussi talentueuse et mature dans son jeu, chaque erreur s’est payée cash. « Ce sont des joueurs de haut niveau techniquement. Ils ont eu des grosses occasions que Mathis a réussi à arrêter. Mais sur ces moments-là, ils ont été très réalistes sur des petits détails. On a fait des erreurs techniques, ce n’était même pas un manque d’intensité« , estime Charles Schmitt, défenseur du club samarien. À l’inverse, lorsque les Allemands sont partis à la faute, les Amiénois n’ont pas toujours su en profiter, même si les unités spéciales ont été un peu mieux négociées que face aux formations anglaises : « La bonne nouvelle, c’est qu’on a marqué un but sur l’avantage numérique. C’est positif. Je trouve que notre désavantage numérique a été correct, mais on en a donné encore un. Quand tu ne gagnes pas la bataille des unités spéciales, tu ne donnes pas l’opportunité de gagner le match« , rappelle Bruce Richardson.

Le bilan global de cette rencontre était plutôt positif dans les têtes amiénoises. « Même si le résultat n’a pas été là, on a quand même montré des choses assez bonnes. On a pris trois buts un peu bêtement, assez vite, mais le début de la deuxième période ne reflète pas vraiment le match« , affirme le joueur français qui juge la réaction de son équipe intéressante après le temps mort posé par son coach, à 1-3, puisqu’il trouve le quatrième but visiteur chanceux et que le dernier a été inscrit en cage vide. « Après, est-ce qu’on aurait dû gagner ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, je pense qu’on ne déméritait pas dans ce match. » Même son de cloche pour Bruce Richardson, qui martèle que le résultat n’est pas encore la finalité recherchée mais bien le caractère affiché par ses hommes : « Je ne pense pas que c’est un match qui vaut un 6-2. Mais la réalité, c’est que ça fait 6-2. Ces matchs de pré-saison sont là pour évaluer comment on peut s’améliorer. C’est ce qu’on va faire. On se fie tout le temps au résultat, mais il faut se fier à l’ensemble. Est-ce que notre identité est là ? Oui, elle est là. On la voit. Je pense que les résultats vont venir à force de continuer à jouer dans notre identité. »

Rouen comme ultime test

Charles Schmitt connaît bien les Dragons de Rouen, prochains et derniers adversaires des Gothiques avant la reprise du championnat. Pour preuve, il évoluait pas plus tard que la saison passée au sein de la formation normande. Le sentiment sera évidemment particulier pour le Montpelliérain de 25 ans : « Je connais la rivalité, je sais comment ça se passe. Rouen, c’est toujours une équipe qui est dans le top 4 depuis à peu près dix ans. C’est une très bonne équipe pour nous jauger et c’est une équipe qu’on aime jouer ici. » L’entraîneur des Gothiques ne préfère, de son côté, pas trop regarder le profil de l’adversaire, bien que celui-ci soit, à priori, le meilleur pour savoir où ses joueurs en sont puisque c’est un concurrent qu’ils retrouveront dans leur ligue. Il s’est en tous cas satisfait d’avoir affronté des équipes anglaises et allemandes, les considérant comme « de bons défis » qui motivent à la performance. Lundi soir, toujours au Coliseum, il espère voir son collectif triompher ou au moins embêter un favori au titre. « Ils vont avoir peut-être un peu plus d’émotion car je sais que ce sont eux qui ont battu Amiens dans les séries. Je suis sûr que les gars vont avoir un petit goût amer dans la bouche qui va faire en sorte qu’ils vont en donner un peu plus. » Un supplément d’âme qui pourrait faire la différence et valider les acquis.

Match amical :
Lundi 7 septembre à 19h, au Coliseum : Amiens – Rouen

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr