Du dimanche 19 au vendredi 24 juillet, le dojo régional a vibré au rythme du judo lors du stage national minimes, un rendez-vous incontournable qui a rassemblé de jeunes judokas venus de toute la France. Entre travail technique intense, échanges riches et préparation vers l’avenir.
Le stage national minimes, organisé à Amiens, a réuni 90 athlètes sélectionnés parmi les meilleurs de leur catégorie, notamment les médaillés du championnat de France, et les judokas les mieux classés. Quelques cadets de première année, eux aussi médaillés aux championnats de France espoirs, ont intégré le collectif pour favoriser la transition vers la catégorie supérieure. Sous la houlette de 8 Conseillers techniques fédéraux venus des quatre coins du pays, accompagnés d’un kinésithérapeute et du responsable national de l’action, les jeunes ont pu bénéficier d’un encadrement de très haut niveau.
Une semaine intense, jumelant rigueur et plaisir
« C’est dans ces stages qu’on devient meilleurs », confie Yves Camuzet, responsable national adjoint, qui a piloté l’organisation avec rigueur et passion. Selon lui, « la clé de la réussite, c’est de s’investir en respectant les règles et de pratiquer avec plaisir. » Cette philosophie a guidé chaque séance, où les jeunes ont pu enchaîner jusqu’à cinq heures de judo par jour, complétées par une préparation physique adaptée. Le stage a aussi permis d’harmoniser les contenus d’entraînement à l’échelle nationale, créant ainsi une dynamique collective forte entre les meilleurs jeunes judokas français.

Au-delà de la technique, ce rassemblement a favorisé un véritable choc des cultures régionales. Le judoka corse souligne l’importance de ces confrontations : « Les jeunes voient le travail qu’il leur reste à faire en rencontrant des adversaires plus forts, mais ils découvrent aussi des méthodes différentes, un échange culturel qui enrichit leur pratique. » Ce brassage est d’autant plus précieux puisqu’il prépare les judokas à la compétition internationale, avec un stage prévu l’an prochain réunissant leurs homologues minimes allemands et luxembourgeois.
Une préparation vers l’avenir et l’international
Lilian Barreyre, responsable national cadet, et ses confrères conseillers techniques fédéraux, ont rappelé aux jeunes qu’ils étaient « l’avenir du judo français« et qu’il fallait se préparer sérieusement pour intégrer l’équipe de France. Yves Camuzet ajoute que « 90 % de l’équipe de France cadet actuelle ont été médaillés au championnat de France minimes« , soulignant ainsi l’importance cruciale de ce type de stage dans la construction d’une carrière sportive. Par ailleurs, le projet Erasmus, qui favorise les échanges avec l’Allemagne et le Luxembourg, s’inscrit dans cette volonté de développer les confrontations internationales dès les catégories jeunes.
Ce stage a aussi été l’occasion pour les jeunes de vivre une expérience humaine forte, avec des échanges entre intervenants aux styles et philosophies variés. Yves Camuzet insiste sur ce point : « Chaque instructeur apporte sa façon de faire, sa philosophie, ce qui crée une richesse et un héritage précieux pour les jeunes. » Il évoque aussi la bienveillance qui règne malgré la compétition et que, même si « on fait la même baston, quand on se frappe dans la main, ce n’est pas la même chose, c’est fait avec plus de bienveillance. »
Comme le résume Yves Camuzet, « ce genre de stage, il faudrait qu’on puisse en faire 5-6 dans l’année. » Une promesse d’avenir pour le judo français, portée par ces jeunes athlètes passionnés et encadrés par des experts engagés.
Retrouvez quelques images de la dernière journée de stage :
Robin Accart
Crédit photo : Robin Accart – Gazettesports.fr





