FOOTBALL (Ligue 3) – Alexis Giacomini : « C’est en grande partie grâce au coach que je suis ici »

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Alexis Giacomini avait déjà connu le National avec Nancy et Bastia-Borgo mais a décidé, à 27 ans, de retenter l’aventure en Ligue 3, à Amiens cette fois. Un choix du cœur pour celui qui avait été entraîné par Alain Pochat à Bayonne avant que ce dernier ne débarque en Picardie.

Comment s’est passée l’intégration depuis deux semaines ? Est-ce que vous sentez qu’il y a des relations qui se nouent ?

Oui, ça se passe très très bien. Franchement, tout le monde parle avec tout le monde, on apprend à se connaître. De toute façon, on est tous dans le même panier, on est tous nouveaux. On a fait quelques petites journées de cohésion avant de commencer l’entraînement, donc ça a facilité les choses. Quand on est arrivé sur le terrain, on se connaissait déjà un peu plus.

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Sur le terrain, vous sentez aussi que les connexions se font un petit peu ?

Ça va prendre du temps, mais on travaille des choses. On commence à travailler le système de jeu, comment on va jouer défensivement, offensivement. Donc ça va venir petit à petit, avec de la vidéo et les matchs de préparation.

Vous, votre avantage en arrivant, c’est que vous connaissiez déjà l’entraîneur (avant d’entraîner à Amiens, Alain Pochat était le technicien de Bayonne, là où jouait Alexis Giacomini depuis deux saisons, ndlr). Quelle était votre relation avec lui avant de venir à Amiens ?

Elle était très bonne. De toute façon, il avait une très bonne relation avec l’ensemble de l’équipe à Bayonne. Pour moi, ce n’était pas différent des autres. Il y avait une très bonne relation sur l’année et demi, à peu près, qu’on a faits ensemble. Je sais à quoi m’attendre, donc c’est sûr que c’est un avantage. Et ça me permet aussi de répondre à des questions que les autres joueurs me posent, car je connais forcément la réponse.

Et puis, c’est à Bayonne où vous avez été finalement le plus performant, statistiquement parlant en tout cas.

Oui, après, c’était à des niveaux un peu plus bas. Donc, je ne sais pas si ça veut dire quelque chose. Mais ce qui est vrai, c’est que collectivement, on a eu des super résultats aussi. Donc ça aide à sortir un peu son épingle du jeu individuellement, je ne l’ai pas fait tout seul. C’était deux très belles années, j’étais chez moi, en plus. Donc, forcément, j’étais heureux. Mais je suis très heureux de venir à Amiens aussi.

Est-ce que c’est le fait qu’Alain soit l’entraîneur de cette équipe a joué dans votre venue ?

Oui, j’ai eu des appels d’autres clubs. Mais c’est sûr que le fait de connaître le coach et les deux superbes années qu’on a passées ensemble, ça a fait que j’ai choisi Amiens plutôt qu’un autre club. Donc, c’est en grande partie grâce à lui que je suis ici.

Vous revenez en Ligue 3. Vous avez déjà eu des expériences en National, mais vous avez souvent des saisons tronquées. C’est un peu une revanche de revenir en Ligue 3 ?

J’avais envie de regoûter à ce niveau-là et je trouve que le timing est parfait avec cette arrivée de la Ligue 3. Et pas que les saisons que j’ai réalisées étaient mauvaises, mais avec le Covid, certaines grosses blessures, je n’avais pas pu me montrer sur des saisons pleines et j’ai hâte que ça commence pour montrer un peu, sur une saison pleine, ce que je suis capable de faire.

Vous êtes milieu offensif mais vous pouvez évoluer à plusieurs postes, c’est ça ?

Oui, je peux jouer, par exemple, piston droit, milieu défensif, milieu offensif dans l’axe, sur un poste d’ailier aussi s’il y a besoin de dépanner, là où le coach a besoin.

Il y a quand même deux autres milieux offensifs de formation avec Zourab Sopromadze et Côme Fromager. Il y a une petite concurrence qui va un peu se mettre en place ?

La saison est très longue, donc il y aura besoin de tout le monde. On était tous les trois en N2, et la N2 comparée à la Ligue 3, il y a quatre matchs en plus, sans compter la Coupe de France, donc il y aura vraiment besoin de tout le monde. La Ligue 3, c’est un championnat, pour y avoir joué, qui est très dur, très physique, très long, éprouvant mentalement. Donc, oui, il y a une concurrence, mais tant mieux, parce que si on regarde bien les équipes qui montent, c’est à chaque fois des équipes qui ont des gros effectifs, donc il faut de la concurrence. Je préfère qu’il y ait de la concurrence, et qu’on joue les premiers rôles, qu’on fasse une bonne saison collectivement, même si on ne joue pas tous les matchs, plutôt que ce soit sans arrêt le même 11, et puis que ça explose à la moitié de la saison parce qu’on est tous fatigués.

Alors, que peut faire l’Amiens SC cette saison ? Quelles sont vos ambitions ?

On verra le début de saison qu’on fait, on verra comment on avance. Tout le monde sait que le club part de zéro, d’une feuille blanche. Il y a une expression dans le foot qui dit qu’il faut laisser le temps que la mayonnaise prenne, donc on verra au fur et à mesure de la saison. On a tous signé des contrats de deux ou trois ans, donc ça montre clairement que le club se donne le temps.

Propos recueillis par Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr