Ce samedi après-midi, la fête du club BudoSport80 a été bien plus qu’une simple célébration annuelle : elle a marqué un moment historique avec une nouvelle page qui se tourne pour le club amiénois fondé par Michel Bourgoin et tenu par son fils Frédéric Bourgoin depuis de nombreuses années.
L’ambiance était à la fois festive et empreinte d’émotion. C’était une occasion de se retrouver entre passionnés de judo, une sorte de grande famille où tout le monde se connaît entre parents d’élèves, anciens et nouveaux membres. Tous se sont retrouvés autour d’un barbecue convivial en fin de journée, partageant souvenirs et sourires, dans un esprit de fraternité propre au club amiénois. Julien Laszlo, président du club, soulignait l’importance de ce rassemblement. Cette fête incarnait parfaitement les valeurs portées par Frédéric Bourgoin et Matthieu Tourbier : le partage, la transmission et la continuité.
« Une vraie passation de pouvoir » : l’héritage d’un maître à son disciple
Frédéric Bourgoin, après plus de 40 ans d’enseignement et 30 ans de direction technique, a vécu cette journée comme un passage naturel et chargé de sens. « Je resterai toujours un peu dans le domaine des arts martiaux, parce que c’est ma passion, c’est ma vie, mais avec un peu plus de recul », expliquait-il avec sérénité. Il a formé Matthieu Tourbier depuis son plus jeune âge, dès ses 6 ans, et a vu en lui non seulement un élève, mais un véritable héritier technique et humain. « C’est une vraie passation de pouvoir, une vraie transmission et un véritable héritage« , insistait Frédéric, évoquant la richesse des savoirs spécifiques aux arts martiaux, qui ne s’apprennent pas ailleurs. Matthieu, de son côté, exprimait sa fierté et son émotion : « Je suis très honoré d’avoir cette place-là. Je le vis plus comme un héritage que comme une succession. » Il a surpris l’assemblée en annonçant sa première décision en tant que nouveau directeur technique : nommer le dojo du club au nom de Frédéric Bourgoin. Une « délicate attention » qui a profondément touché ce dernier.

Le regard tourné vers les enfants, l’avenir du club
Pour Matthieu, l’avenir du BudoSport80 repose sur un axe : la jeunesse. « Toute association sportive doit miser sur le développement des jeunes, qui sont nos futurs enseignants et acteurs de demain« , expliquait-il avec conviction. Il souhaite pérenniser et renforcer la formation des jeunes judokas, afin qu’ils puissent évoluer au niveau national et international, tout en conservant l’esprit familial qui fait la force du club. Cette vision rejoint celle de Frédéric, qui a toujours mis un point d’honneur à garder un club « où la tête reste sur les épaules ».

Le club BudoSport80 est reconnu pour son exigence technique et son ambiance chaleureuse. Frédéric Bourgoin souligne d’ailleurs la fidélité des élèves, qui témoigne de la solidité des liens tissés au fil des années. Isaac Gonzalves, instructeur et double champion de France de jiu-jitsu brésilien, présent à la fête, résumait bien ce sentiment : « Comme instructeur, je me sens content de faire partie de cette famille. C’est un jour mémorable et très important pour le club. » Un nouveau chapitre s’annonce pour le club, mais Frédéric Bourgoin souligne : « Il faut prendre du plaisir. Faire d’une passion un métier, ça n’a pas de prix. » Une philosophie qui guidera sans doute Matthieu Tourbier dans cette nouvelle aventure, pour écrire avec ses élèves les prochaines pages de cette belle histoire amiénoise.
Robin Accart
Crédit photo : Robin Accart – Gazettesports.fr

