ROLLER HOCKEY – Nationale 1 : Victorieux à Toulouse, les Écureuils entament bien leur quart

roller hockey coupe de france cdf ecureuils amiens green falcons pont de metz gazette sports theo begler 019
Ⓒ Gazette Sports
Publicité des articles du site GazetteSports

Les Écureuils d’Amiens ont parfaitement débuté leurs play-offs sur le terrain de Toulouse. Vainqueurs 3-2, les Picards ne sont plus qu’à une marche des demi-finales, un palier qu’ils rêvent enfin de franchir.

Sur le papier, les Écureuils partaient peut-être favoris, mais ce statut n’était aucunement une certitude dans ces play-offs de Nationale 1. Preuve en est de leurs multiples éliminations à ce stade de la compétition depuis plusieurs années, alors qu’ils terminaient systématiquement premiers de la phase régulière. Cette fois, au moins sur ce match 1 des quarts de finale, les Amiénois ont fait le boulot. Contre Toulouse, ils prenaient rapidement les devants sur une supériorité avant d’être surpris par un adversaire inédit au style de jeu bien à lui : « C’est un peu comme quand on jouait Pont-de-Metz, à faire du « houra-hockey », à faire que de l’attaque et pas beaucoup de construction de jeu. Au début, ils pressaient pas mal, on n’a pas eu l’occasion de construire du jeu, de passer derrière le but, de faire des vrais lancements offensifs », détaille Arthur Poussart, joueur de la formation samarienne. Ainsi, les Picards se faisaient égaliser avant de reprendre l’avantage à quelques secondes de la pause : « Ça nous a quand même mis bien pour le début de la deuxième mi-temps. On était un peu gonflés à bloc« , confie l’Amiénois.

publicite cit dessaint 2 gazette sports

Un physique au rendez-vous, le réveil de la défense

14 secondes seulement après le retour des vestiaires, Renaud Crignier faisait parler sa science du jeu et sa malice pour faire le break, tirant depuis l’arrière des cages adverses et profitant de la déviation du palet d’un défenseur toulousain qui trompait involontairement son propre gardien avec son patin. Quelques secondes plus tard pourtant, les locaux avaient une réussite similaire pour recoller à un but : « Sur un palet dévié au sol, Thomas Tierno, qui était notre goal, a été un peu flemmard, il est resté debout au lieu de s’allonger pour récupérer le palet. Il a voulu arrêter avec sa crosse mais le palet avait une rotation bizarre et il est rentré dans le but », décrit, amusé, le numéro 15 des Écureuils. Lesquels ont ensuite fait parler leur endurance qui a été particulièrement travaillée ces dernières semaines et qui a semblé porter ses fruits : « On savait qu’on était bien physiquement. On voyait qu’ils commençaient à être un petit peu cuits. En plus, on a joué à 3 lignes, eux, ils jouaient à 2 lignes », précise Arthur Poussart.

roller hockey nationale 1 n1 j2 écureuils amiens tigres garges gazette sports théo bégler 027
Arthur Poussart, joueur des Écureuils d’Amiens.

Et si la fin de partie était « bouillante », tant entre les joueurs eux-mêmes qu’aux abords des cages, plus aucun but n’était inscrit jusqu’à la fin de la rencontre : « On a bien joué la défense sur le reste de la seconde période avec beaucoup de blockshots et pas mal de réussites parce qu’ils ont fait beaucoup de poteaux et de barres », concède le joueur picard. Mais la satisfaction de cette rencontre est bien cette capacité à prendre peu de buts, chose qui était reprochée durant une grande partie de la saison régulière. Le fait de jouer à trois lignes et sur un terrain assez petit a aidé les Écureuils dans ce sens : « On peut rapidement essayer de contrer leurs offensives, les tuer avant qu’elles prennent beaucoup de vitesse », affirme le défenseur des Rouge et Blanc qui a aussi évoqué un nouveau système défensif développé ces derniers jours, notamment lors des amicaux face à Rouen, qui sert « à tuer dans l’œuf les offensives. »

Confiants mais pas présomptueux

Pour la première fois depuis que cette génération de joueurs dispute les quarts de finale, les Écureuils auront l’opportunité de conclure dès le match 2 et de rallier les demi-finales : « C’est la première fois qu’on gagne la phase aller des quarts de finale des play-offs. À chaque fois, on perdait directement chez l’adversaire. On est un peu surboostés« , se réjouit Arthur Poussart qui voit en ce match retour l’occasion de montrer à Toulouse ce que ses coéquipiers sont capables de faire en attaque : « Vu leur terrain et leur style de jeu qui n’était pas super rapide, on se dit qu’à la Veillère, on aura peut-être plus l’occasion de démontrer notre vitesse et aussi d’imposer notre jeu, en lançant de vraies offensives bien construites. » Malgré cette confiance affichée, les Samariens ne veulent pas tomber dans la facilité : « On n’a pas envie de se voir trop beau tout de suite. Mais normalement, ça devrait le faire si tout le monde joue aussi bien que samedi.«  Cette semaine d’entre-deux-match ne dérogera pas à la règle : récupération et entraînements seront de mise pour, enfin, samedi, briser le plafond de verre situé au-dessus des têtes amiénoises depuis trop longtemps.

Nationale 1, quart de finale, match 1 :
Toulouse – Amiens : 2-3
(1-2)

Simon Vasseur
Crédit photo : Théo Bégler – Gazettesports.fr (archive)