FORCE ATHLÉTIQUE : Grâce au championnat de France universitaire de force athlétique, « Amiens rayonne largement au-delà de son territoire »

force athlétique championnat de france universitaire staps gazette sport alexis cazeel 4
Ⓒ Gazette Sports
Publicité des articles du site GazetteSports

Le samedi et dimanche 28 et 29 derniers se déroulait le championnat de France universitaire de force athlétique à l’UFR STAPS. Retour sur cet événement qui a du poids.

Sur les 99 participants initialement annoncés, 96 ont fait le déplacement de toute la France, métropolitaine ou non, aux Halles des Sports à l’UFR STAPS de l’UPJV pour ce week-end de compétition. L’événement à l’organisation très bien huilée commençait à 8h avec la pesée et se terminait à 19h15, heure des récompenses. Afin de fluidifier le trafic, un système d’accréditation a été mis en place l’année dernière afin d’autoriser, ou non, certaines personnes dans certaines parties du gymnase. C’est chose faite puisqu’il y avait une vraie délimitation entre la zone du public, qui, soit dit en passant, a répondu plus que présent, et la zone pour précéder le passage des athlètes pour leurs épreuves. Ces dites épreuves qui furent au nombre de trois, le squat, le bench et le deadlift. Pour Mathis, bénévole FFSU et étudiant STAPS, « l’organisation se passe bien, aucun accrochage, tout s’est bien passé, c’est très fluide ».

publicite cit dessaint 2 gazette sports

En termes de nouveauté, une zone plus détente avec un photobooth fut mise en place afin de marquer un vrai temps entre la performance et un moment plus calme. Côté matériel, ils furent fournis par la ligue des Hauts-de-France et par l’UFR de STAPS directement, une bonne collaboration en somme. Par ailleurs, cela fait quelques années que ce championnat universitaire se déroule à Amiens, ce qui parait surprenant puisque pour la plupart des championnats de France universitaires dans d’autres disciplines, la ville d’accueil change chaque année. Marc Albers explique : « Il n’y a pas de velléité d’organisation sur les autres sites, donc il y a une complexité d’implantation de ce championnat, il demande beaucoup de bénévoles, il demande pas mal de matériel, avec tous les poids, les barres, etc… En termes d’organisation, c’est plus lourd qu’un championnat de football où il va y avoir plus de monde mais où l’on ramène un ballon, où l’on a un terrain et ça suffit. »

force athlétique championnat de france universitaire staps gazette sport alexis cazeel 18
L’arbitre officiel de la compétition veille au bon fonctionnement du championnat

Cependant, si la diversité des lieux d’accueil en prend un coup, la ville d’Amiens y gagne. En effet, et ce d’après les mots de Marc Albers, les retombées pour Amiens sont nombreuses : « Ce sont des grosses retombées économiques l’air de rien, parce que ce sont des nuits d’hôtel, des restaurants. Par exemple, les athlètes de La Réunion sont arrivés il y a trois jours et ils sont allés visiter la cathédrale, les lieux emblématiques d’Amiens, on a vu des stories. Donc c’est Amiens qui rayonne largement au-delà de son territoire. » Sauf que voilà, qui dit déplacement, dit coûts, ce qui n’est pas chose facile compte tenu de la récente hausse de prix des carburants. Fort heureusement, certaines universités mettent en place des bourses ou des aménagements afin de retirer un peu de poids sur les épaules de leurs athlètes, et de leur permettre de performer correctement, et ce à côté de leurs études.

À ce sujet, Marc Albers déclare : « Ils se déplacent avec leurs propres moyens, c’est propre à leurs universités. C’est-à-dire que, concrètement, d’une université à l’autre, la licence peut être gratuite ou non, le déplacement est pris en charge ou non, l’hébergement est pris en charge ou non, ça c’est propre à chaque dynamique. […] Il y a des universités qui vont prendre en charge, d’autres universités qui ne vont pas prendre en charge.«  Selon Christophe, le père de son fils athlète évoluant en catégorie -74 kg, son université à Poitiers lui paie son hébergement et son déplacement via une bourse. « C’est la première fois de ma vie que je vais à une compétition comme ça, je viens uniquement pour lui faire plaisir, donc j’ai fait le trajet Poitiers-Amiens. » Pour Jules Paris, athlète évoluant dans la catégorie -84 kg, son propre club prend en charge ses frais, même si son université peut prendre en charge le déplacement si le covoiturage est choisi entre les participants. De son côté, JV Sports Amiens aide beaucoup les étudiants d’Amiens. Selon Marc Albers, « ils essaient de donner une crédibilité aux jeunes qui sont sur un double parcours d’excellence. »

force athlétique championnat de france universitaire staps gazette sport alexis cazeel 17
La préparation est clé pour bien performer.

Pour en revenir au côté sportif, plusieurs records de France universitaires furent battus rien que pendant le premier jour, 5 pour être plus précis. Jules Paris, cet athlète dont nous parlions auparavant, est devenu le détenteur du soulevé de squat le plus lourd du championnat. Suite à son record, il déclare : « J’ai mis huit kilos à mon record et j’ai pris le record de France sur le mouvement où je suis le plus fort, mais on attend les deux autres mouvements. » Une super performance pour sa troisième participation. Du côté du fils de Christophe, après sa blessure lors de l’épreuve du squat, il espère que celui-ci « prenne du plaisir avant tout, c’est le but aussi ». Parce que oui, avant de mettre en lumière les performances des divers étudiants, cette compétition met avant tout en exergue l’esprit collectif et fraternel d’un sport autrement très individuel.

Les résultats seront prochainement disponibles ici.

Noa Lambert
Crédit photo : Alexis Cazeel – Gazettesports.fr